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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 07:51
IN & OUT MARTIAL SOLAL/ BERNARD LUBAT

 In & Out

Martial Solal- Bernard Lubat

Un film de Thierry Augé

DVD La Huit Edition/ Orkhestra

www.lahuit.com

Concert du 24 janvier 2014 au Festival Sons d’Hiver (113 mn)

 

Un dispositif original nous permet d’assister à un concert enregistré à Sons d’hiver en 2014, où se font face sur deux pianos, deux géants du jazz, le pianiste Martial Solal et le batteur multi-instrumentiste Bernard Lubat. Mais plus passionnant encore que de les entendre jouer en direct, est de les observer commenter leur propre jeu qu’ils visionnent sur un écran, chez eux : un difficile exercice d’analyse de ce qu’ils donnent à voir, en concert solo.

Car les deux jazzmen ne joueront pas ensemble, Solal interprétant ses propres compositions et Lubat improvisant à son ordinaire avec force démonstration. Aurait-il été possible de les faire jouer de concert, tant ils diffèrent sur tous les plans ? Et pourtant c’est du jazz dont il est question pendant ce film, c’est à une leçon de jazz que l’on assiste, différente de celles données par Antoine Hervé mais ô combien instructive.

 La part belle est donnée à Martial Solal, l’homme au complet gris, qui raisonne en orchestrateur et expose sa façon de travailler avec humour et intelligence. Si «écouter sa musique prend du temps, éloignant ainsi beaucoup d’auditeurs», il explique d’abord qu’il refuse de montrer du «feeling», mais tente de raconter «une histoire cohérente, même débridée». Il développe de façon pédagogique les multiples facettes de l’improvisation, invention dans l’instant, en relation avec une idée ou un thème, ou création d’une trame harmonique sans rapport avec le thème. Il donne ainsi une clé précieuse : la réharmonisation permet de se réapproprier un thème tout en le changeant complètement, si on multiplie, par exemple, la vitesse d’exécution des notes tout en gardant le tempo. Et il montre avec « Zag Zig », une de ses compositions farfelues, comment la rythmique change la donne, se régalant de perdre l’auditeur avant de le récupérer. Intéressant aussi sa façon de montrer l’indépendance des 2 mains, la droite improvisant alors que la gauche continue les exercices de façon automatique. Sur le célèbre «I got rhythm», il  révèle de façon lumineuse comment la mise en place des notes par rapport au tempo entraîne ou non le swing.

Son exposé est impressionnant de clarté, résumant ainsi l’expérience de sa longue vie sur un tabouret, au service de la musique et du jazz en particulier.

Changement radical avec l’entrée en scène de Bernard Lubat, rigolant et toujours contestataire « Choisissez vos cavaliers ». Il mouline de l’air, citant à son habitude les auteurs, Wilde, ou Aragon « On ne joue bien que contre ». Il manifeste sans doute un peu d’appréhension dans cet exercice où, fatalement, on va le comparer à Solal et « il se sent novice »…Difficile avec ce remarquable histrion, ce bateleur fou de déceler le vrai du faux, puisqu’il pratique le « mentir-vrai ». Ainsi il dit avoir du mal avec les mélodies et pourtant il nous en livre aussitôt quelques-unes avec superbe : ses mains s’élancent sur le clavier, ça swingue, boppe et joue évidemment. En le regardant marteler les touches, on comprend aussi que ce qui le travaille, et qu’il travaille depuis toujours, c’est le tambour qui marque la narration temporelle.

Voilà donc un double portrait mis en image qui devrait parler à ceux qui aiment le jazz. Deux figures essentielles de cette musique qui lui ont consacré leur vie, avec talent.

Sophie Chambon

Published by Sophie Chambon - dans DVD jazz
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 06:41
Emile Parisien/ Vincent Peirani  Living Being/ Belle Epoque

Emile Parisien Vincent Peirani

Living Being / Belle Epoque

Deux films de Gilles Le Mao et Geoffroy Lachassagne

1DVD LA HUIT

138mn Stéréo

www.lahuit.com

 

En deux films, adoptant le même dispositif (entretien avec les musiciens et concert retransmis), nous est présenté le travail de l’accordéoniste Vincent Peirani en quintet pour Living Being, sorti sur le label ACT en 2015 et en duo avec le saxophoniste Emile Parisien pour Belle Epoque en 2014.

Dans le premier film, chaque musicien s’exprime sur la façon dont le groupe fonctionne en tant que « living being » justement, organisme vivant qui cherche, transforme le matériau proposé. On assiste à une répétition de caractère plutôt « bon enfant » où le leader, grand escogriffe de plus de 2m qui joue assis et pieds nus, dirige son groupe en réorientant les interventions selon la partition qu’il a composée « à la table ». Il se méfie en effet des automatismes dus à sa pratique de l’instrument et propose une trame que chacun peut modifier, dans une certaine mesure. C’est bien un travail d’ensemble où l’on assiste à la « fabrique » de la musique : on suit le travail sur « Suite à 5 »où le batteur Yoann SERRA montre comment en gardant un jeu de cymbales jazzy, il joue des coups simples, épurés aux baguettes. Emile Parisien, seul instrument acoustique, avoue sa chance de pouvoir « chanter » avec son saxophone, jouant les mélodies sur un tapis rythmique complexe et pourtant suffisamment fluide.

La caméra suit ensuite le concert en variant plans d’ensemble et gros plans, attentive aux jeux des mains sur les cordes ou les touches.

Des compositions diverses retiennent l’attention comme la reprise de Jeff Buckley  « Dream Brother » de Grace, ou le « Working Rythm » très groovy.

Enregistrement au théâtre Simone Signoret de Conflans-Ste Honorine.

Avant de filmer le duo accordéon/soprano lors du concert du 7 mai 2015 au Théâtre des Sources de Fontenay-aux-Roses, chacun évoque sa rencontre initiée, une fois encore, par le batteur Daniel Humair en 2009 avec le quartet de DH, au festival Jazz au fil de l’Oise. Visiblement, l’accordéoniste qui confesse un tempérament inquiet, n’était pas très rassuré à l’idée de cette collaboration. Emile Parisien est connu pour un engagement très fort, une gestuelle très dansante et une certaine originalité. Avait-il quelque crainte d’être bousculé dans ses habitudes ? On aperçoit quelques extraits de ce concert avec un batteur aux anges, car la collaboration a magnifiquement fonctionné.

Pour le saxophoniste, les choses paraissent plus évidentes et il insiste sur cette formidable chance de créer un univers sonore à 2 pour ce projet Belle Epoque qui devait s’inspirer au départ des compositions de  Sydney Bechet.  Les 2 musiciens  d’abord réticents, se sont mis au travail, ont découvert l’évolution de style de ce musicien extraordinaire, et ils ont su intégrer des morceaux dans leur histoire déjà existante. Ainsi ils arrivent à s’approprier les thèmes « Temptation Rag », Egyptian Fantasy», « Song of the Medina » pour finir sur « Dancers in love » de Duke Ellington. En modifiant les orchestrations, croisant leurs sons, leur collaboration s’inscrit dans la tradition tout en la renouvelant. A moins que Belle Epoque ne se comprenne autrement, à savoir, comment ces deux musiciens récompensés de tous les prix possibles, arrivent à imprimer leur marque et à jouer à leur façon très singulière, expressive, débordant d’énergie et d’invention, chantant littéralement une musique résolument populaire, issue autant du jazz que du classique et du contemporain. Ce duo est représentatif de la scène jazz française et ce film le montre bien.

Enthousiasmant !

 

Sophie Chambon

 

Published by sophie chambon - dans DVD jazz
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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 09:37
ART BLAKEY & THE JAZZ MESSENGERS.....Noël

 

Noël approche avec son cortège de réjouissances plus ou moins programmées. Mais pour se faire plaisir et faire plaisir aux êtres chers, voici le temps des listes, subjectives évidemment, de petits plaisirs à (s’)offrir.

Pour commencer ma sélection, aujourdhui , voilà deux « oldies but goldies» :

ART BLAKEY and THE JAZZ MESSENGERS

5 original albums

Blue Note / Universal

The Jazz labels.com

Blue Note  ressort une partie de son catalogue sous forme de petits coffrets sympas, faciles à ranger, à petit prix, contenant chacun 5 albums majeurs de grands musiciens Art Blakey, Joe Henderson, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Wayne Shorter , Kenny Burrell

Absolument incontournable pour tout amateur qui n’aurait pas (plus) les vinyles d’autant que le CD reproduit intégralement la pochette d’origine avec les liner notes de Nat Hentoff ( !) et  pour tout néophyte qui veut entendre le son jazz de la grande époque.

Par exemple pour Art Blakey, le batteur "bâtisseur de mondes",selon la jolie formule de Pascal Anquetil dans son Portraits légendaires de jazz (Tana Editions) (autre idée formidable de cadeau), le coffret propose : A Night in Tunisia (1960), The Freedom Rider (1961), Buhaina’s Delight(1962), The African Beat ( avec the Afro Drum Ensemble 1962) Free For All (1965).

Indispensable!

 

Unheard Bird : the Unissued Takes

2CD VERVE/UNIVERSAL

 

Le Double CD inédit d’enregistrements de Charlie Parker, bien nommé Unheard bird, sort sur VERVE.

Attention ces inédits composés de fausses prises, alternate takes, départs, reprises  produits par Norman Granz entre 1949 et 1952, ne conviendra pas à tous. Il s’adresse aux fondus du Bird, aux collectionneurs un rien fétichistes….à ceux qui ont le culte du génie du saxophone alto, imité mais jamais égalé, l’un des tenants de la grammaire du bop. Un créateur exceptionnel dont la moindre phrase peut vous faire retenir votre respiration, tant elle frappe au cœur.

 

Sophie CHAMBON

Published by sophie chambon - dans album
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 07:28

Alban Darche (saxophone ténor), Samuel Blaser (trombone), Sébastien Boisseau (contrebasse), John Hollenbeck (batterie)

Berlin, juin 2015

Yolk Music J 2068 / L'Autre distribution

 

Deux ans après la publication du premier opus, revoici JASS, composé énigmatique de jazz de stricte obédience, de jazz contemporain, de musique atonale et d'effervescence collective, comme seul le jazz peut en produire. Un composé qui repose sur l'assemblage de très fortes personnalités musicales autant qu'instrumentales. Le saxophoniste et le batteur signent la majorité des titres, mais l'esprit est bien collectif. On serait quelque part entre les quartettes d'Ornette Coleman et les labyrinthes rythmiques du mouvement M'Base. Le très segmenté cohabite avec le lyrisme assumé, les combinaisons harmoniques sophistiquées avec l'expressivité la plus directe. Et comme ce sont quatre solistes hors pairs, le jouage est d'une densité constante. Deux Nantais, un Suisse de Berlin, et un Américain lui aussi Berlinois, c'est un assemblage idéal pour cette musique qui brasse les identités et parcourt les territoires avec virtuosité. On peut chercher à percer le mystère à chaque réécoute, ou choisir de simplement se laisser porter : le bonheur est au bout du chemin.

Xavier Prévost

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Le groupe joue la 8 décembre à Paris (11ème) , Salle Henri Selmer, 18 Rue de la Fontaine au Roii ; puis le 9 à la Jazz Station de Sierre, en Suisse, et le 10 à La Fabrique de Nantes.

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Un avant-ouïr sur le site d'Alban Darche

http://www.albandarche.com/fr/discographie/

http://www.yolkrecords.com/fr/index.php?p=album&id=79

 

 

 

Published by Xavier Prévost - dans Chroniques CD
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 10:12

Marion Rampal (voix), Anne Paceo (batterie, voix), Pierre-François Blanchard (claviers, voix)

Invités : Julia Sarr (voix), Sébastien Llado (trombone, voix)

Mignaloux-Beauvoir (Vienne), sans date

e-motive Records EMO 161 / L'Autre distribution

 

Une vraie voix, et un vrai feeling, au service d'un répertoire d'une folle diversité, et d'une originalité certaine. Après un premier disque sous son nom, et des collaborations avec Raphaël Imbert, Perrine Mansuy et Archie Shepp, Marion Rampal nous offre un paysage où les horizons de La Nouvelle-Orléans se confondent avec des effluves de Memphis, l'Anglais avec le Cajun, l'ambiance soul avec un doux mélange de jazz et de pop, et où la chaleur expressive de Bill Withers nous revient en mémoire, dans une incarnation féminine. Un blues de Blind Willie Johnson, hardiment revisité, y côtoie la voix louisianaise d'Alma Barthélémy (enregistrée en 1957), mêlée au chant de Marion Rampal. L'Anglais, le Français et les langues créolisées de la Louisiane se mêlent dans une inspiration unique : Marion Rampal est le creuset de cette fusion culturelle où l'or fondu restitue une pépite, singulière et d'une valeur indiscutable. Comme un chemin à rebours que seule l'authenticité musicale rend possible.

Xavier Prévost

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Marion Rampal se produit le 8 décembre à Paris, au Studio de l'Ermitage, et le 27 janvier au festival Altitude Jazz de Briançon.

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Un avant-ouïr sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=js-QeopWpIE

 

 

 

Published by Xavier Prévost - dans Chroniques CD
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:56

 

Jean Philippe Scali (saxophone baryton, clarinette basse),Glenn Ferris (trombone), Frédéric Nardin (piano, orgue, piano électrique), Samuel Hubert (contrebasse), Donald Kontomanou (batterie)

Meudon, 29-31 janvier 2016

Gaya 029 / Socadisc

Ça commence très fort : groove intense, à la Mingus, sur un rythme monkien faussement claudiquant. Le ton est donné, plein jazz, et du meilleur. Jean-Philippe Scali aime les sons graves, et ce qu'ils portent en eux d'éruptions à effets prolongés. Le titre de l'album, « Low Down », annonce la couleur : doucement et à fond dans l'accentuation rythmique, et l'expressivité. Et la promesse est largement tenue. L'invité, Glenn Ferris, qui fut le professeur du saxophoniste au Conservatoire National Supérieur de Paris, est un Maître du groove, et les jeunes gens qui les accompagnent en connaissent un fameux rayon dans ce registre : faire puissant sans faire lourd, marquer le temps avec un accent prononcé, sans jamais risquer la lourdeur. Des compositions du leader, dont un Reflections qui n'est pas celui de Monk, mais avec un Sisyphe qui respire l'esprit du Grand Thelonious ; deux thèmes de Glenn Ferris, désormais standards du jazz hexagonal, Purge et Refugees ; et pour magnifique conclusion, le Goodbye Pork Pie Hat de Mingus : bref un disque pour ceux qui aiment vraiment un jazz moderne qui reste tout près de ses sources les plus vives.

Xavier Prévost

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Le groupe joue le 6 décembre à Paris au Studio de l'Ermitage

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Un aperçu sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=wOr8t3v4EOQ

 

Published by Xavier Prévost - dans Chroniques CD
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 21:45


Album de 144 pages, réalisé par Reporters sans frontières avec le soutien de la Fondation BNP Paribas, 9,90 €  vente en kiosque.

La liberté d’expression n’est-elle pas une vertu cardinale du jazz ? On ne s’étonnera pas que Reporters sans frontières ait choisi le jazz comme thème central pour un album de photos dédié à la liberté de la presse. Couvrant toute l’histoire du jazz, ce reportage présente sous la signature des photographes de Magnum Photos –au premier rang desquels Guy Le Querrec (dont la couverture avec Miles Davis à Pleyel en 1969), mais aussi Philippe Halsman, Robert Capa (un seul cliché) et l’extraordinaire collection de Frank Driggs- le gotha des musiciens : Armstrong, Parker, Ellington, Holiday, Fitzgerald, Portal, Shepp, Hawkins, Rollins… Que des photos en noir et blanc révélant la personnalité des artistes sur scène, dans les loges, dans leurs chambres d’hôtel, servies avec des légendes précises. A signaler aussi des textes dus à Toni Morrison, Jacques Gamblin, Francis Marmande, Jean-Pierre Marielle et (remis quelques jours avant son décès) Michel Butor.
La Fondation BNP Paribas qui soutient cette initiative et s’est engagée depuis deux décennies auprès des musiciens de jazz, organise pour la sortie du livre un grand concert avec le all stars des artistes Fondation BNP Paribas au profit de Reporters sans frontières.


Jean-Louis Lemarchand

Concert mardi 6 décembre, Maison de la Radio (75016) à 19.45. Première partie : All Stars de musiciens de Jazz soutenus par la Fondation BNP Paribas, sous la direction musicale de Pierre Bertrand : Airelle Besson, Pierre Bertrand, Sylvain Beuf, Emanuel Bex, Julien Charlet, Ablaye Cissoko, Jean-Pierre Como, Laurent Cugny, Sophia Domancich, Thomas Enhco, Stéphane Guillaume, Stéphane Huchard, François Moutin, Louis Moutin, Murat Öztürk, Anne Paceo, Manuel Rocheman, Olivier Temime, Baptiste Trotignon, Jacques Vidal, Christophe Wallemme et Louis Winsberg. Deuxième partie  Shai Maestro Trio à l'occasion du lancement du nouvel album The Stone Skipper Diffusion en direct sur France Musique. : http://www.maisondelaradio.fr/evenement/jazz-pour-rsf
La maison de la radio accueille en son hall du 5 au 23 décembre une exposition de Guy Le Querrec et Patrick Zachmann de Magnum Photos consacrée au jazz.

Published by jean-louis Lemarchand - dans non classé
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:36

Pierre de Bethmann (piano, piano électrique, composition), Chloé Cailleton (voix), Stéphane Guillaume (flûte, flûte alto), David El-Malek (saxophone ténor), Sylvain Beuf (saxophone alto), Thomas Savy (clarinette basse), Sylvain Gontard (trompette, bugle), Baptiste Germser (cor), Denis Leloup (trombone), Bastien Stil (tuba), Simon Tailleu (contrebasse), Kar Jannuska (batterie)

Paris, 8-10 juin 2016

Aléa 008 / Socadisc

 

Pierre de Bethmann poursuit l'aventure de son Medium Ensemble, commencée en 2013 lors d'une résidence à L'Apostrophe, scène nationale de Cergy-Pontoise. Douze musiciens, douze solistes hors de pairs, au service d'un projet un peu fou : jouer un jazz qui ne se soucie ni de l'air du temps, ni de l'impératif transgressif, ni de la duplication du passé, mais qui souhaite « persister à s'intéresser au swing, au son, à l'harmonie et à la mélodie en assumant ne faire que de la musique, en croyant encore au pouvoir d'émotion de celle-ci ». C'est ainsi que, dans un assez long texte très bien écrit, en forme de manifeste d'artiste, Pierre de Bethmann nous révèle, dans le livret de ce double CD, ce qu'il croit, ce qu'il fait, ce qu'il réussit, pourquoi et avec qui. Il le fait sous son propre label, et il en profite pour rééditer le premier opus de cet orchestre, Medium Ensemble / Volume 1 « Sisyphe », paru au défunt catalogue Plus Loin. De l'artisanat de Grand Art, en quelque sorte, sur une tonalité légèrement mélancolique qui rappelle parfois l'écriture de Carla Bley, avec un savant tissage des voix qui produit, hors de tout académisme, un son neuf, où la voix de Chloé Cailleton, utilisée comme un instrument, apporte une touche inimitable. C'est comme un très beau voyage dans les lointains, une incursion dans le rêve : réussite absolue. L'Académie Charles Cros lui a décerné son Grand Prix Jazz 2106 : ce n'est que justice, car cet ensemble moyen, comme le suggère son intitulé de Medium Ensemble (entre le combo et le big band), est très, très au-dessus de la moyenne !

Xavier Prévost

 

Des extraits en écoute

http://pierredebethmann.fr/audio-player/54

 

L'orchestre jouera le samedi 3 décembre 2016 à 17h30 à Paris, Maison de la Radio, pour un concert « Jazz sur le Vif », puis le 21 janvier 2017 au New Morning, et le 22 avril à Vincennes, au Théâtre Sorano.

 

Published by Xavier Prévost - dans Chroniques CD
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 21:24

Le Palmarès 2106 de l'Académie Charles Cros a été proclamés jeudi 24 novembre à 11h au studio 105 de la Maison de la Radio

 

Prix in honorem Jazz

Henri Texier, pour l'ensemble de sa carrière, à l'occasion de la publication de "Sky Dancers"  Label bleu / L'Autre Distribution

 

Grand Prix Jazz

Pierre de Bethmann Medium Ensemble / vol. 2 "Exo"  Alea / Socadisc

 

Grand Prix Blues


Michael Kiwanuka   "Love & Hate"    Polydor / Socadisc

 

Au cours d'une cérémonie qui accueillait les artistes primés, issus de la musique classique et contemporaine, de la chanson, du jazz et des musiques du Monde, Henri Texier a joué en duo avec son fils Sébastien Texier au saxophone alto, et Pierre de Bethmann a joué en solo. Le lauréat du grand prix blues était retenu aux Pays-Bas pour un concert, et n'était pas représenté.

 

Coups de cœur Jazz et Blues

Les Coups de cœur Jazz & Blues ont été proclamés à 18h sur France Musique dans l'émission Open Jazz d'Alex Dutilh

https://www.francemusique.fr/emissions/open-jazz/l-actualite-du-jazz-academie-charles-cros-69eme-palmares-jazz-et-blues-les-prix-et-coups-de-coeur-29919

 

Coups de cœur Jazz

  • Pierre de Bethmann Medium Ensemble / vol. 2 "Exo" Aléa / Socadisc
  •  
  • Avishai Cohen "Into the Silence" ECM / Universal
  •  
  • Das Kapital et Royal Symphonic Wind Orchestra Vooruit "Eisler Explosion" Das Kapital Records / L’Autre Distribution
  •  
  • Flash Pig invite Pierre de Bethmann, Emile Parisien, Manu Codjia Nome / L’Autre Distribution
  •  
  • Tord Gustavsen "What was said" ECM / Universal
  •  
  • Dominique Pifarély Quartet "Tracé Provisoire" ECM / Universal
  •  
  • Ping Machine "Easy Listening" / "Ubik" (2 CD) Neuklang Future / Harmonia Mundi
  •  
  • François Rilhac "It's only a paper moon" Black and Blue / Socadisc
  •  
  • Shabakaand the Ancestors "Wisdom of Elders" Brownswood Recordings / La Baleine
  •  
  • Umlaut Big Band "Euro Swing volume 2" Umlaut Records / http://www.umlaut\-bigband.com
  •  
  • Ben Wendel "What we bring" Motéma / Membran

 

Coups de cœur Blues

  • William Bell "This Is Where I Live" Stax / Universal
  •  
  • Guy King "Truth" Delmark / Socadisc
  •  
  • Michael Kiwanuka "Love and Hate" Polydor / Universal

 

 

Published by Xavier Prévost - dans Evènements
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:23

Tout va monter
Joëlle Léandre-Benoît Delbecq-Carnage The Executioner-
Joëlle Léandre     (contrebasse, voix), Benoît Delbecq (piano, piano préparé, claviers), Carnage « The Executioner » (beatbox, voix, percussions). Enregistré au théâtre Dunois (75013) le 18 février 2013. Nato –L’autre distribution

« Je suis constamment en partance », nous confiait en 2009 Joëlle Léandre. Une constante chez la contrebassiste aujourd’hui encore au moment où ses maisons de disques célèbrent ses 40 ans d’un parcours jamais rectiligne. Inclassable, entre jazz et musique contemporaine, improvisatrice permanente. « Quand tu improvises, tu ne penses à rien. Plus tu as la tête vide, plus l’improvisation est réussie », disait-elle aussi à l’époque. Un dernier exemple en est donné avec cet enregistrement réalisé dans un de ses lieux préférés, le théâtre Dunois, à proximité de la gare d’Austerlitz, voici trois ans. Sur scène, Joëlle Léandre retrouvait un autre as de l’impro, le pianiste Benoît Delbecque, spécialiste du piano préparé, et le beat-boxer etatsunien Carnage « The Executioner », partenaire de la rappeuse Desdamona dans le groupe hip-hop de Minneapolis Ill Chemistry. Une rencontre inédite entre plusieurs mondes où chacun, relève dans le livret de présentation Stéphane Ollivier, « en consentant à se déplacer sur le territoire de l’autre, fit ce trajet hors de soi, sans quoi aucune vie commune n’est possible ». Là est l’esprit, la conviction profonde de Joëlle Léandre qui se manifeste à son zénith sur scène où, comme le remarquait Xavier Prévost, témoin de son concert en duo au récent festival de Nevers le 8 novembre, « la force d'expression passe la rampe ». Vous l’avez compris, il ne faut pas manquer ce corps à corps de Joëlle Léandre avec sa contrebasse.
Jean-Louis Lemarchand

Joëlle Léandre sera en concert le 28 novembre à l’Eglise St Eustache (75001) à 20 h30 avec « 40 ans de tribulations » à l’initiative de trois labels (Fou Records, Nato, RogueArt) en compagnie de Christiane Bopp, Mat Maneri et Maggie Nicols. Places en prévente sur le site web.roguart.com

 

Published by Jean-Louis Lemarchand - dans Chroniques CD
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