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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 07:47

 

Double Moon Records 2013

Denis Gäbel (ts), Pablo Held (fender), Martin Gjakonovski (cb), Jonas Burgwinkel (dms)

 gabel.jpeg

C'est véritablement la découverte de ce saxophoniste ténor venu d'outre-rhin et qui, pour ma part m'a donné une claque du genre de celle que je prends parfois à l'écoute de Joshua Redman ou, dans un autre style de Chris Potter. Totalement inscrit dans la tradition des ténors issus de cette école au son ample, au groove incandescent, au placement rythmique exceptionnel. Il paraît que le garçon est très demandé en Allemagne. Tu m'étonnes !

Ecouter ce qu'il fait sur Halfway Trough avec une maîtrise du son incroyable. Denis Gabel est un saxophoniste au discours impétueux,épais et fluide, tranchant dans le lard du jazz funky ou du blues ( comme sur Devil woman de Charlie Mingus, seule composition non originale) avec une incroyable maîtrise. On pense sur le plan harmonique, au travail d'un Jerry bergonzi. C'est dire toute l'étendue du talent de ce saxophoniste sans aucun complexe et dont la maturité du jeu impressionne déjà. Bien sûr aussi parfois quelques inflexions coltraniennes ( I think I know you) mais toujours très discrètement évoquées au profit d'une expression du son plus personnelle. Le garçon donne le tournis, emporte tout sur son passage, c'est irrépressible. Peut être pourrions nous ajouter le bémol du fait que l'on aimerait l'entendre aussi dans un tempo plus lent. Et juger de sa sensibilité mélodique à laquelle il rechigne un peu. Mais quel groove ! écouter Neon light pour apprécier la souplesse du garçon, à l'aise dans le tempo comme un poisson dans l'eau. Avec, derrière lui une rythmique qui pulse comme il faut. Sacré groupe, pas manchots pour un sou et notamment un magnifique fender avec Pablo Held.

Haute température assurée. Jouissif.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 07:34

 

Nonesuch / Tzadik 2013

Pat Metheny (tout !), Antonio Sanchez (dms)

Sortie le 20 main 2013

 metheny-tap-zorn-2013.jpg

Metheny/John Zorn : les deux hommes se connaissent bien et s'apprécient mutuellement. Et même si l'on imagine que Pat Metheny ne fait pas réellement partie de la cosmologie New-Yorkaise de Zorn, le guitariste du Missouri apprécie le travail de Zorn et le connaît parfaitement. Et cette collaboration inédite donne lieu ici à quelque chose d'assez rare dans le milieu musical : voir le projet sortir sous deux labels, celui de Zorn d'un côté ( Tzadik) et celui qui accueille Metheny de l'autre ( Nonesuch).

Que le guitariste se révèle un superbe interprète du Book of Angel pour en signer la 20ème album n'a rien de réellement surprenant. On sait que Zorn a l'habitude de faire appel aux musiciens les plus inventifs et les plus créatifs popur interpréter le song book de Masada. On a encore en mémoire les interprtéaion données par Medeski Martin and Wood ou encore celles de Joe Lovano dans le volume 12.

Mais qui mieux que Metheny pour en exprimer toute la richesse musicale, puisant à l'acoustique ou à l'électrique et surtout dans un instrumentum foisonnant dans toutes les richesses de textures de cette musique Zornienne décidément bine iconoclaste. Où l'on entend parfois Metheny jouer de la guitare comme une mandoline aux fines ciselures mélodiques ou encore comme instrument de bruitage pour plonger dans le magma des ténèbres. Il faudrait quelques explications sur les conditions de cet enregistrement. Ainsi Hurmiz,morceau presque free enregistré vraisemblablement en une prise dans des conditions qui semblent être celle de home studio ? (où l'on entend le cri d'un enfant à la fin du morceau et un "chuuut" qui ne sont pas partis au mixage) et qui  montre  qu'au delà d'être hyper ( et génialement) arrangé, Metheny sait aussi rester au coeur de l'instant brut. C'est qu'il y a chez le guitariste l'exigenc et le sens de l'artisanat de qualité, un compagnonnage rare. Car dans cet album Metheny fait presque tout avec le même talent d'instrumentiste que celui qui a donné naissance à son orchestrion. Il faut écouter ses chevauchées fantastiques  sur Mastena dans la pure tradition Methenienne faisant vibrer d'une force incroyable la musique de Zorn. C'est fort, intense ! Et quel travail de Antonio Sanchez, dont on ne cesse de dire dans ces colonnes qu'il est décidément l'un des plus grands batteurs de la planète jazz.

Metheny entre dans l'intime, c-a-d dans la compréhension très forte qu'il a de la musique de Zorn et de son potentiel émotif. Et la démonstration qu'il fait ici c'est qu'il est véritablement un génie de l'arrangement et de l'orchestration. Il faut écouter Sarieloù c'est tout son orchestre imaginaire qui se met en branle. Dans ce morceau : des mouvements, des tiroirs qui s'ouvrent, des intentions sucrées et salées, du doux et de l'épicé dans un même mouvement porté par la guitare Methenienne qui brille, qui brille. Exceptionnel !!

Que ceux qui pensent que le Book of Angel se répète inlassablement lèvent le doigt et se dénoncent. Car cet album va les ramener à la réalité d'une magnifique rencontre de deux génies musicaux du jazz et de la musique du XXIème siècle.

Jean-Marc Gelin

 

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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 07:57


L’Espace Daniel-Sorano prend le tempo du jazz
les 24-25-26 mai 2013
Direction artistique : Vincent Bessières
    
 
Pendant trois jours du mois de mai, l’Espace Daniel-Sorano prend le tempo du jazz.
De son histoire, en rendant un hommage inédit au grand saxophoniste Dexter Gordon.
De son présent, en dévoilant la première d’une création de Christophe Dal Sasso pour big band.
De son avenir, en invitant le groupe Yôkaï mené par une jeune musicienne, Anne Paceo.
Cinéma, rencontre, concert pour les enfants, bœuf… le jazz prend ses quartiers à Vincennes. Amateurs et professionnels, petits et grands, profs et élèves, experts ou dilettantes, à l’air libre du jardin ou sous les projecteurs du théâtre, la porte de l’Espace Daniel-Sorano sera ouverte à tous les publics, pour fêter une musique qui n’a pas fini de nous enchanter.

 

Vendredi 24 mai 2013
Concert « YÔKAÏ » d’Anne Paceo
20 heures
Anne Paceo (batterie), Emile Parisien (saxophone ténor et soprano), Leonardo Montana (piano), Pierre Perchaud (guitare), Chris Jennings (contrebasse).

annepaceo.jpg
Composé de certains des représentants les plus doués de la nouvelle vague du jazz français, le groupe Yôkaï est le dernier projet en date de la jeune batteuse Anne Paceo. À 29 ans, la lauréate des Victoires du jazz en 2011 propose sous ce nom aux consonances exotiques un répertoire nourri de ses voyages, dont les développements alternent rêveries poétiques et élans lyriques. D’une musique en prise avec les sons d’aujourd’hui, marquée par l’influence du rock, Yôkaï est habité par l'inspiration du saxophoniste Emile Parisien (prix du musicien français 2012 de l'Académie du jazz) et du guitariste Pierre Perchaud (membre de l'actuel Orchestre national de jazz), avec le concours du contrebassiste canadien Chris Jennings et du pianiste d’origine brésilienne, Leonardo Montana. « Générosité de l’avenir. (…) Écoutons Yôkaï » intimait Francis Marmande dans Le Monde. Oui, et en direct, c’est encore mieux !
 
En amont de son concert, Anne Paceo mènera une action pédagogique auprès des élèves de la classe d’option musique du lycée Hector-Berlioz de Vincennes, sous la direction de leur professeur Jean-Philippe Baldassari, en partenariat avec l’Espace Daniel-Sorano.

 


Samedi 25 mai 2013
 « Jazz 4 kids » avec le trio de Jean-Philippe Scali
17 heures
Concert jeune public (5-10 ans)
Jean-Philippe Scali (saxophone alto et baryton), Frédéric Nardin (orgue), Manuel Franchi (batterie). Durée : 45 minutes.
 jean-philippe-scali-20120321104008.jpg
« Jazz sur l’herbe », apéro-jazz
18 heures
Animé par les musiciens de l’atelier jazz de l’Edim dans le jardin

Christophe Dal Sasso Big Band « LE HORLA » - création
20 heures
Christophe Dal Sasso (flûte, composition, arrangement), Julien Alour, David Dupuis (trompette, bugle), Boris Pokora (sax alto, flûte, clarinette), Sophie Alour, Lionel Belmondo (sax ténor, flûte, clarinette), Thomas Savy (clarinette basse, clarinette), Merrill Jerome Edwards, Bastien Stil (trombone), Pierre de Bethmann (piano), Manuel Marchès (contrebasse), Donald Kontomanou (batterie).
Compositeur-arrangeur dont la réputation n’est plus à faire, Christophe Dal Sasso a apporté sa contribution à quelques-unes des aventures jazzistiques parmi les plus ambitieuses de ces dernières années, dont l’Hymne au soleil de Lionel Belmondo et une création pour David Liebman et l’Ensemble Intercontemporain. Entre audace d’écriture et liberté de jeu, réminiscences personnelles et inventions formelles, son big band réunit la fine fleur des musiciens français, tels les saxophonistes Lionel Belmondo et Sophie Alour, le pianiste Pierre de Bethmann ou encore le clarinettiste Thomas Savy. Alors qu’il vient tout juste de faire paraître « Ressac » (Discograph), un album qui confronte un comédien, une pianiste classique et une formation de jazz, sur des compositions inspirées par son attachement à la Méditerranée, Christophe Dal Sasso s’attaque déjà un nouveau répertoire : une création inspirée du roman fantastique de Guy de Maupassant, Le Horla, point de départ d’une exploration orchestrale. Un imaginaire littéraire transmué en musique, aux confins du savoir-faire classique et de l’âme du jazz.
 
Ce concert qui verra la création d’une œuvre nouvelle de Christophe Dal Sasso d’après Le Horla de Maupassant, fera l’objet d’un enregistrement public en vue de la publication du prochain disque de la formation.
 
Bœuf animé par l'Edim
À partir de 22 heures

 


Dimanche 26 mai 2013
Journée spéciale "Our Man in Paris", hommage à Dexter Gordon

autour_de_minuit-1.jpg
Considéré comme le premier saxophoniste ténor à avoir adopté le be-bop de Charlie Parker et Dizzy Gillespie, Dexter Gordon (1923-1990) fut l’un des géants du jazz moderne, et pas seulement par la taille ! La carrière de ce grand interprète de standards et maître des ballades connut des haut et des bas, jusqu’à ce qu’il se fixe en Europe au début des années soixante, où il résida jusqu’en 1976. Dix ans plus tard, il fut, avec François Cluzet, l’interprète inoubliable du film « Autour de minuit » de Bertrand Tavernier, pour lequel obtint une nomination aux Oscars. En souvenir du temps qu’il passa à Paris, et dans le cadre des manifestations organisées à l'’occasion du 90ème anniversaire de sa naissance, Tempo Jazz célèbre ce géant du jazz pendant toute une journée.

14h30 : projection du film "Autour de minuit" (1986) de Bertrand Tavernier, avec Dexter Gordon, François Cluzet.

17h : table-ronde autour du film en présence de Bertrand Tavernier (cinéaste), Maxine Gordon (épouse de Dexter Gordon), Robert O’Meally (Columbia University).

18h30 : Concert "Our Man in Paris, Revisited" : Lew Tabackin rencontre  Vincent Bourgeyx Trio – Inédit
Lew Tabackin (sax ténor, flûte), Vincent Bourgeyx (piano), Pierre Boussaguet (contrebasse), Mourad Benhammou (batterie).
Connu pour le big band qu’il codirigeait avec son épouse, la pianiste Toshiko Akiyoshi, le saxophoniste Lew Tabackin (Philadelphie, 1940) est un saxophoniste puissant et véloce qui s'inscrit directement dans la lignée des grands ténors des années 1960. Partenaire de musiciens tels que Donald Byrd et Freddie Hubbard, passé par le groupe d'Elvin Jones, il a notamment cosigné des disques avec Phil Woods, Warne Marsh ou John Lewis. Aujourd'hui, il est l'un des derniers grands saxophonistes du hard bop et n'a rien perdu de son énergie.
Il rend hommage à l’une de ses sources d’inspiration, en compagnie du trio du pianiste Vincent Bourgeyx, formé à l’école du swing et du be-bop à New York, en revisitant le répertoire du mythique « Our Man in Paris » (Blue Note), enregistré par Dexter Gordon à Paris, le 23 mai 1963, soit, à trois jours près, un demi-siècle avant ce concert.

Exposition de photographies de Dexter Gordon à Paris par Francis Wolff (courtesy of Mosaic Images).
Entre 1963 et 1964, la compagnie Blue Note organisa à Paris plusieurs séances d’enregistrement avec Dexter Gordon pour lesquelles elle dépêcha l’un de ses responsables, Francis Wolff, également photographe attitré du label. Ce sont quelques-uns des clichés réalisés par Wolff à cette occasion, dont plusieurs inédits, qui seront exposés pendant Tempo Jazz, en hommage au saxophoniste et à ses liens avec notre capitale.
 
Cette journée spéciale s’inscrit dans la série de manifestations "Dex @ 90" organisée par la Dexter Gordon Society aux Etats-Unis, en France et au Danemark, pour célébrer le 90e anniversaire de la naissance de Dexter Gordon.

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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 15:27

sebtexierLabel Cristal records/ Distributeur harmonia mundi
Sortie 17 avril 2013

On aime le début en fanfare, faussement  joyeux, étrangement répétitif du dernier opus du clarinettiste poly-instrumentiste Sébastien Texier. Les élements se déchaînent dans ce premier thème, le rythme devient haletant.  Qui sont donc ces parasites toxiques? Pas les compagnons de son quintet, tous leaders à leur façon, Bruno Angelini au piano, Alain Vankenhove à la trompette et au bugle, la paire rythmique solide et ardente de Fred Chiffoleau et Guillaume Dommartin ? A moins qu’il ne faille prendre « toxique » au sens d’entêtants, enivrants... Ce sont plutôt la peur, l’insouciance, l’inconscience humaines qui s’avèrent  germes maléfiques. La fragilité humaine oblige à une certaine humilité, la colère militante monte face à l’absurdité du monde avec la dernière composition dédiée aux victimes de Fukushima....  Avec cet épilogue, à l’heure où il faudrait tirer des bilans, on a l’impression d’être au cœur des tensions entre raison et irraisonné, touchant de près à cette « contamination » rampante.
Mais revenons à la musique de Sébastien Texier, auteur des huit compositions de l’album. Quelle façon énergique et touchante de se jeter dans la musique comme dans cet « Are you sure ? » qui assurément l’est, intense, persistant. Sa musique produit son effet, relayée par un piano, fluide, sombre, presque toujours intrépide. On note la circularité des morceaux qui s’enchaînent dans une suite de belle continuité, avec un « Mumble blues » vibrant, qui n’échappe pourtant pas à une dimension hypnotique. On est frappé de cette répétition lancinante de certains thèmes comme dans l’abrupt « Toxic parasites ». Les compositions, plutôt classiques dans leur ensemble, sonnent bien avec ces formidables instrumentistes, la musique évoluant de climats labyrinthiques, créant un vague à l’âme crépusculaire, un spleen intimiste, en ambiances plus engagées et percussives. Dans une alternance de thèmes bienvenue, chacun prend largement sa place, en pleine connivence, dans la douceur veloutée du son, la caresse de la mélodie ou dans des soli plus angoissants, comme dans «l’Insouciance», tout un art de l’inquiétude en sourdine. Ce qui confère au quintet l’allure d’une entreprise collective avec une musique qui, sans être propice à la rêverie, sait jouer des demi-teintes d’une méditation sous surveillance. Ainsi, virevoltants ou mélancoliques, mais toujours lyriques, ces thèmes sobrement beaux  dessinent un patchwork  de préoccupations intimes ou citoyennes à partager chez soi ou en club entre amis. Performance à suivre!
Sophie Chambon

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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 20:37

 

Cristal records 2013

Sébastien Texier ( as,cl) ;  Alain vankenhove (tp), Fréderic Chiffoleau(cb), Bruno Angelini (p), Guillaumme Domartin (dms)

 

sebtexier.jpg 

C’est l’album de la maturité pour Sébastien Texier. Le saxophoniste rompt ici avec une esthétique très poétique qui était un peu sa marque de fabrique ( voir le magnifique album consacré il y a quelques années au facteur Cheval, enregsitré avec Edouard Bineau, « L’Obsessioniste ») mais qui lui donnait aussi une image un peu lisse. Avec sa nouvelle équipe et des compositions ultra-efficaces et magnifiquement écrites, il crée au contraire ici une sorte de sound unit, un groupe ultra homogène fait de personnalités musicales affirmées qui, chacunes, trouvent leur place dans cette mécanique impressionnante. Car Texier affirme ici son caractère. Bien trempé. Une sorte de virilité dans le jeu, à la fois puissant et incroyable de maîtrise, associé à une belle sensualité. Il faut entendre ce Mumble Blues qu’il porte à haut niveau d’incandescence en déchirant le son de sa clarinette comme pour aborder ce thème dans le crade et le poisseux d‘un blues qui colle aux basques. Car derrière le travail compositionnel il y a aussi tout un travail sur le son. Ecoutez Song for Paul Motian, morceau sublime, éthéré et flottant dans une brume sensuelle qui enveloppe ! Quel plus bel hommage à Motian que ce thème ou encore cet autre thème : Le courage ne fait pas toutqui a aussi cette même façon de marier la structure formelle avec la liberté du presque free. Il y a du jazz là-dedans. Du qui puise aux racines. Sébastien Texier entre dans son sujet sans fioritures. Compose admirablement. S’entoure de vrais guerriers à l’âme sensible. Il y a par ailleurs de belles envolées hard bop sur lesquelles le saxophoniste fait montre d’une belle agilité et prouve, qu’à bon escient, mais à bon escient seulement, il sait emballer le tempo.

Au fil d’un album complet et cohérent Sébastien Texier impose un groupe et un collectif. Au fil de cet album on découvre plusieurs facettes de son jeu, plusieurs inspirations et des climats différents. Sébastien Texier est pluriel et son talent fait de lui un  saxophoniste aussi prolixe que tendre, aussi viril que sensuel. Au fil de cet album Sébastien Texier s’impose petit à petit non seulement comme un saxophoniste de grand talent mais aussi comme un vrai leader d’un groupe épatant.

Jean-Marc Gelin

 

 

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