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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 20:47

ANNE QUILLIER 6tet  « Dusty Shelters » Label Pince Oreilles / Inouïe Distribution
Aurélien Joly (trompette), Pierre Horckmans (clarinettes), Grégory Sallet (saxophones), Michel Molines (contrebasse), Guillaume Bertrand (batterie), Anne Quillier (piano, piano électrique, composition)

 

Les tops de janvier : Les DNJ ont aimé !

Deuxième disque en sextette de la pianiste lyonnaise, et confirmation de son talent de compositrice autant que de chef de bande. La musique est très élaborée, avec un grand sens de la forme et des couleurs, et un art accompli d'intégrer les solistes dans un un flux captivant. Une vraie réussite, assurément.
Xavier Prévost

 

 

Géraldine Laurent-Paul Lay, Duc des Lombards (75001) 2 février.
Deux prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz qui dialoguent, complices. Au menu, des thèmes issus du dernier album de la saxophoniste, At Work, et des compositions du pianiste. Une première sur scène pleine de promesses. Atmosphère aérienne, un petit air de la West Coast, des envolées lyriques. Affaire à suivre de près.

Jean-Louis Lemarchand

 

 

Vadim Nselovski : " Get up and go"

Jazz Famlily 2017

Vadim Neselosvski (p), Ronen Itzik (dms, percus), Dan Loomis (cb), Sara Serpa ( vc)

 

 

 

 

 

 

Les tops de janvier : Les DNJ ont aimé !

Maginifique découverte que celle de ce pianiste

Rien d'étonnant à ce que le jeune homme ait été appelé en 2014 pour rejoindre la formation de Gary Burton en tant que pianiste, compositeur et arrangeur et apr!ès avoir joué avec les plus grands jazzmen américains. Car le pianiste urkrainien a toutes ces qualités et bien d'autres encore. Improvisateur de génie, rythmicien exceptionnel, Vadim Neselovski nous entraîne avec des compositions magnifiques d'un bout à l'autre de ce très très grand album entre classique et jazz fougueux débordant de vie.  A découvrir absolument.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

Mihàly Dresch Quartet with Chris Potter- Zea-(BMC)

 

 

Les tops de janvier : Les DNJ ont aimé !

Saxophoniste (ténor et soprano) hongrois, Mihàly Dresch joue également d’un instrument de sa propre facture, le fuhun, sorte de flute dotée de clés de saxophone. Dans le même registre, son groupe, sans piano, comprend un joueur de cymbalum, renforçant une rythmique classique (basse-batterie). Figure centrale de la scène de Budapest, développant un son vigoureux et tranchant, Dresch a invité Chris Potter (ténor et clarinette basse). Un échange euro-américain qui séduit par sa force originale.


Jean-Louis Lemarchand

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 12:56

Lee Konitz (saxophone alto, voix), Kenny Barron (piano), Peter Washington (contrebasse), Kenny Washington (batterie)

New York, 30 novembre & 1er décembre 2015

Impulse 00602557208733 / Universal

 

Mieux vaut tard.... Quand en 1961 Coltrane enregistrait son premier disque pour le tout nouveau label Impulse, Konitz offrait à Verve l'album «Motion».... avec Elvin Jones. Aujourd'hui Impulse est, comme Verve , dans le giron de l'oligopole Universal, et Konitz rejoint à presque 90 ans (en octobre prochain ; il avait 88 ans quand ce disque s'est enregistré) cette écurie qui fut naguère un repaire d'avant-gardistes. Mais Konitz était déjà d'avant-garde quand en 1949 il enregistrait avec Lennie Tristano et Warne Marsh des improvisations totalement ouvertes, sans thème ni grille, juste un tempo.

Et aujourd'hui, s'il continue d'interpréter des standards, c'est toujours pour s'en jouer. Il attaque Stella by Starlight directement par l'improvisation, comme il le fit si souvent au cours de sa carrière : il aime monter en marche, directement dans la grille, la structure harmonique, en esquivant le thème qu'il ne se donne pas la peine de citer, et à peine de paraphraser. En 1953, de passage à Paris avec le grand orchestre de Lionel Hampton, il avait gravé en quartette plusieurs versions de I'll Remember April sans citer le thème, et il les avait dans certaines éditions affublées de titres de son cru. Fidèle à son espièglerie légendaire, il joue dans ce disque un certain nombre de standards qu'il cite peu, ou pas du tout. Et sur la plage titrée Kary's Trance, de sa plume, il commence par citer Play, Fiddle Play, le thème sur les harmonies duquel il avait bâti sa composition , créée en 1956 pour le disque «Inside Hi-Fi» en 1956 chez Atlantic. Bref il n'en finit pas de brouiller les pistes et c'est pour cela qu'on l'adore. Aux standards (Darn That Dream, Out Of Nowhere, Invitation, Cherokee....) déclinés avec la libre distance déjà soulignée s'ajoutent des thèmes du saxophoniste, comme l'inoxydable Thingin', détournement de All The Things You Are, un thème que Konitz n'a jamais cessé de taquiner tout au long de sa vie d'improvisateur. C'est toujours empreint de fraîcheur, de liberté, de fantaisie, d'invention mélodique et d'aisance harmonique. On lui pardonne même d'avoir un peu chanté sur plusieurs plages ! Et, pour que le bonheur soit total, il est très bien accompagné par des orfèvres qui lui laissent, avec un amical respect, tout l'espace nécessaire à l'expression d'une grande liberté.

Xavier Prévost

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:21

@christopheDrukkerL’entretien téléphonique avait été calé à 19 h, heure de Paris. Le premier coup venait à peine de sonner au clocher de l’église voisine qu’arrivait l’appel de Grégoire Maret. De New York où il réside depuis près de deux décennies, l’harmoniciste n’a pas perdu le sens de la ponctualité de sa Suisse natale. Le goût de la mécanique de précision non plus. Il lui en a fallu pour dompter un instrument minuscule (en poids) mais majuscule (en émotion). « Pendant des

@christophe Drukker

 

années, j’ai travaillé huit heures par jour. C’est un instrument très dur à jouer rythmiquement. Trouver une technique personnelle m’a demandé un travail titanesque ».
Tout naturellement, le diplômé du conservatoire supérieur de musique de Genève et de la New School University of New York cite parmi les interprètes qui l’ont influencé Stevie Wonder et –peut-être plus encore- Toots Thielemans, tout récemment disparu. Mais il a su faire entendre sa propre voix, exprimant tout le lyrisme dont est capable l’harmonica chromatique. On l’a entendu dix ans durant dans le groupe de Cassandra Wilson mais aussi auprès de Dianne Reeves, Steve Coleman, Ravi Coltrane, Jeff « Tain »Watts, Terri Lyne Carrington, Herbie Hancock.  
Le sideman d’excellence a pris la musique à son compte en composant des titres qui constituent l’ossature de ce deuxième album « Wanted » sous sa direction. Un disque éclectique  et plaisant qui offre quelques morceaux bien estampillés jazz (comme Blue in Green de Bill Evans-Miles Davis avec Chris Potter à la clarinette basse ou le cultissime Footprints de Wayne Shorter) et permet de saluer une dernière fois un de ses chanteurs préférés, le sensible Jimmy Scott (qui disparaîtra quelques semaines plus tard).
Né d’un père suisse de Genève et d’une mère afro-américaine de Harlem, Grégoire Maret entend inscrire son œuvre artistique dans le contexte politique actuel des Etats-Unis. Après « Wanted » consacré à la situation raciale, le compositeur travaille actuellement à deux autres albums devant finalement constituer un tryptique : prévu pour cette année, le premier sera consacré au système carcéral américain (« une forme moderne de l’esclavagisme avec le régime de travaux forcés appliqué en contradiction avec le 13ème amendement de la Constitution ») ; le deuxième traitera plus généralement de la liberté à travers le prisme du jazz, du gospel (Grégoire tourne actuellement avec un groupe de gospel) et de la musique au sens le plus large.  
Jean-Louis Lemarchand

Grégoire  Maret. Wanted. Grégoire Maret (harmonica), Gerald Clayton (piano, Fender Rhodes) James Genus (basse), Terri Lyne Carrington (batterie) et en invités notamment Chris Potter (clarinette basse), Dianne Reeves, Luciana Souza, Frank Mc Comb, Mark Kibble, Jimmy Scott, Kokayi, Ivan Lins (vocal), Mino Cinelu (percussions). Sunnyside (2016).

@christophe Drukker

@christophe Drukker

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 13:28
Disparition du pianiste Maurice Vander
Disparition du pianiste Maurice Vander

J'ai découvert Maurice Vander en brillant accompagnateur de Claude Nougaro sur des disques trente-trois tours, comme on disait encore à l' époque. Époque relativement récente pourtant, le début des années quatre-vingt. Si j'écoutais beaucoup de variétés, sans trop de préjugés, les premiers albums de Michel Jonasz,avant "La boite de jazz", et de Claude Nougaro figuraient dans mes références, au même titre que ceux de Charles Trénet ou de Billie Holiday. J'y trouvais sans doute des affinités dans le son, le style, malgré les différences d'époque: cela transpirait le blues,  le jazz, le swing...le rythme quoi! 

Un des disques achetés et écoutés en boucle fut cet Assez! où Nougaro était porté par l’accordéoniste Richard Galliano, sous la direction de Maurice Vander avec l'éblouissant " Voiliers" inaugural, puis  "Clodi clodo", "Faire une chanson qui t'aille". Ou encore "Le coq et la pendule" que des jazzmen ont repris bien des années après. Je savais aussi que le pianiste était le père de Christian Vander dont la renommée allait croissant... grande période de Magma, n'est-ce pas? Mais j'ai parfois préféré la musique des pères à celles de leur fils, aussi doués soient-ils. Ainsi de Maurice Jarre et de Maurice Vander...

Aussi la nouvelle de la disparition du pianiste a-t-elle éveillé, avec une nostalgie obligée, le désir furieux de ressortir les albums du Toulousain et ceux du pianiste jazz, comme ce Du côté du swing, en trio avec Charles "Lolo" Bellonzi et Luigi Trussardi. Mais il y en a tellement d'autres dans une discographie des plus riches, éclectiques, sans barrière de style. C'est en tous les cas celui que j'écoutais  avec Assez!.

En fait, ce texte ne se veut pas une nécro, je n'ai aucun goût ou talent pour cet exercice trop définitif mais plutôt ma "recollection" de ce jazzman qui joua avec les grands de sa génération, partagea avec les Pierre Michelot, Bernard Lubat, Eddy Louiss, Barney Wilen, tout en restant un de ces musiciens de l'ombre, au service de chanteurs inouïs, les Brel, Brassens, Reggiani...  

 

Sophie Chambon

 

 

 

 

 

Disparition du pianiste Maurice Vander
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:19

Serge Adam (trompette, électronique, voix), Tania Pividori (voix), Christelle Séry (guitares, voix) ; textes de Robert Desnos (Corps et biens, 1930)

 

Romainville, avril 2016

Quoi de Neuf Docteur DOC 080/Muséa

 

Bien des écrivains de la mouvance surréaliste eurent des relations privilégiées avec le jazz et ses acteurs. Mais dans ce domaine Robert Desnos occupe une position singulière, voire privilégiée. Si, contrairement à Jean Cocteau ou Pierre Reverdy, il n'enregistra pas ses propres textes sur une musique de jazz, il fut en revanche un critique de disques assidu dans la presse d'avant-guerre (voir les écrits de Yannick Séité dans la revue Europe, «Jazz & littérature», n° 820-821, 1997 ; et dans son livre Le Jazz à la lettre, PUF, 2010).

 

C'est donc un juste retour des choses musicales que ce disque où les compositions et improvisations de ces trois artistes font écho aux textes de Desnos. Dérives oniriques, images inattendues et humanité foncière s'insinuent dans la musique qui, en retour magnifie sa source d'inspiration. Texte parlé, proféré ou déclamé, mis en chanson aussi, vapeurs de Brésil, contrechant de trompette en sourdine, l'objet sonore est musicalement et stylistiquement inclassable, à ceci près que seul l'univers du jazz semble autoriser cette liberté. Le scratch électronique fait bon ménage avec des intervalles distendus ou des chromatismes troublants. Le bruitisme mystérieux fait écho aux assonances hermétiques. Les jeux sonores offerts par la mise en espace acoustique portent haut et loin la fantaisie verbale et la hardiesse prosodique. Bref, de plage en plage, la poésie est amoureusement servie par ce trio hétérodoxe, avec le grain de folie douce qui sied à cette sorte de projet. Réussite donc, à coup sûr.

Xavier Prévost

 

Le disque a paru en décembre 2016, il est sur les plateformes numériques depuis janvier, mais le concert de sortie a lieu le vendredi 24 février 2017 au Triton, près de la Mairie des Lilas.

 

Un extrait sur scène

https://www.youtube.com/watch?v=tk39fcEGlKM

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 16:36

Anne Quillier (piano, piano électrique, composition), Aurélien Joly (trompette), Pierre Horckmans (clarinettes basse, alto & soprano), Grégory Sallet (saxophones alto & soprano),, Michel Molines (contrebasse), Guillaume Bertrand (batterie).

Bourgoin Jallieu, septembre 2016

Label Pince Oreilles 008/1  / Inouïe Distribution

 

Après un premier disque remarqué (« Daybreak », enregistré en 2014), Anne Quillier confirme son talent de compositrice et de leader. L'écriture est très élaborée, inscrite dans une dramaturgie musicale subtile où les solistes s'insèrent comme par magie. D'une introduction en slap, ou d'un dialogue contrapuntique entre les instruments, naissent un univers et une forme, qui se dévoilent progressivement. Pas d'ostentation, pas d'artifices, rien que le désir d'aller droit au cœur de la musique, dans une pulsation forte, que la surprise et la fantaisie mettent parfois en suspens. Très belle utilisation du piano Fender dans sa sonorité naturelle, et du piano acoustique aussi ; belle présence des solistes (la même équipe que pour le premier disque), inventifs et hyper-nuancés, avec dans l'écriture de très fines combinaisons de timbres qui mettent en évidence le talent de celle qui compose. Les titres donnent à penser qu'il y aurait un sous-texte, narratif, à cette musique : en fait, c'est un trompe-l'oreille, la narration est purement musicale, ce qui nous ramène à la dramaturgie évoquée plus haut. Décidément, Anne Quillier est bien un talent avec lequel il faut compter : puisse ce disque le faire savoir à ceux qui ont rôle, mission et pouvoir de faire entendre les artistes, sur scène et dans les media.

Xavier Prévost

 

Le sextette jouera le 16 février à Lyon au Périscope, le 10 mars à Pau, au festival Tonnerre de Jazz, et le 8 avril au théâtre de Chamalières

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 11:41

Hugues Mayot (saxophone ténor, compositions), Jozef Dumoulin (claviers ), Joachim Florent (guitare basse), Franck Vaillant (batterie)

Villetaneuse, octobre 2015

ONJ Records JF 004 /L'Autre Distribution

 

Un événement que le premier disque sous son nom d'un saxophoniste aux multiples ressources, et aux univers insoupçonnés. Hugues Mayot a parcouru depuis près de qinze ans les rives les plus escarpées du jazz hexagonal : l'ensemble « Le Sens de la Marche » de Marc Ducret, United Colors of Sodom, Radiation 10, le groupe Spring Roll de Sylvaine Hélary.... et aujourd'hui l'Orchestre National de Jazz Olivier Benoit.... Ce qui ne l'a pas empêché d'aller jouer le jazz européen des années 30 avec l'Umlaut Big Band : bref c'est un musicien d'une qualité exceptionnelle qui, comme ses jeunes confrères et consœurs, ose tous les univers, pourvus qu'ils soient de bonne compagnie. Comme le laissait pressentir la diversité de ses multiples collaborations, le disque est résolument inclassable : que se passe-t-il si l'on met en présence ces artistes, ces expériences individuelles, ce goût commun du risque, cette quête résolue de l'inouï ? Eh bien il se produit ce disque, enregistré, mixé et masterisé avec la complicité d'une musicien qui partage cette même quête artistique et musicale : Matthieu Metzger.

Le résultat est un objet au multiples facettes, dont l'unité serait pulsatoire, avec un goût profond pour le groove, mais construit sur des asymétries, des écarts permanents à la logique étroite du temps fort prévisible. Le batteur Franck Vaillant, et le bassiste Joachim Florent, sont des orfèvres en cette matière. Et la palette de Jozef Dumoulin aux claviers paraît sans limite, du bruitisme foisonnant jusqu'aux harmonies les plus fouillées, énigmatiques mais lisibles, ou à tout le moins perceptibles. Sur cet espace qui conjugue le soyeux et le chaotique , Hugues Mayot évolue avec une insondable liberté, où tous les langages de sa mémoire paraissent s'être donné rendez-vous. Coup d'essai ? Coup de Maître !

Xavier Prévost

 

Le groupe est en concert pour la sortie du disque le mercredi 15 février à la Dynamo de Pantin. En seconde partie, le trio de Fred Frith.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 07:54

 

 

 

A l’occasion de la JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU,  Jacky TERRASSON et SOLIDARITÉS INTERNATIONAL vous attendent à Bobino le lundi 27 mars à 20h pour un concert exceptionnel destiné à soutenir le combat pour l’accès à l’eau potable pour tous. Jacky TERRASSON, ce pianiste extrêmement talentueux, est généreux dans son art et tout autant dans sa vie. Il s’engage aujourd’hui aux côtés de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL dont les missions principales sont de lutter contre les maladies liées à l’eau insalubre et de faciliter l’accès à l’eau potable.


Une Vague Musicale !

Pour ce concert unique, Jacky nous a concocté un programme inédit : le pianiste franco-américain voguera « Au Fil de l’Eau » de Maurice Ravel à Serge Gainsbourg, du classique au jazz en passant par la chanson française. Il a confié la direction musicale et les arrangements à son ami le saxophoniste Lionel Belmondo, qui a écrit tout spécialement pour le Jacky TERRASSON quintet et le quatuor à Cordes Equinoxe. Le Jacky TERRASSON quintet se compose de Jacky - piano, de Lionel BELMONDO - saxophone et flûte, de Stéphane BELMONDO - trompette, Thomas BRAMERIE - contrebasse et Lukmil PEREZ– batteur. Jacky a d’ores et déjà invité MATHILDE sur scène et nous réserve d’ autres surprises.


Et une déferlante de Dons !

Embarquez pour un concert exceptionnel à Bobino “AU FIL DE L’EAU” !

Cet événement unique a pour objectif de soutenir les actions de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL en faveur de l’accès à l’eau potable pour tous. L’association d’aide humanitaire en profitera pour présenter son engagement dans la vingtaine de pays où elle agit. Depuis plus de 35 ans, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL s’investit sur le terrain des conflits et des catastrophes naturelles. Sa mission : secourir le plus rapidement et le plus efficacement les personnes dont la vie est menacée en couvrant leurs besoins vitaux, boire, manger, s’abriter. Rappelons qu’en 2017, près de la moitié de l’humanité boit encore de l’eau non potable, donc dangereuse pour la santé. Plus d’informations sur solidarites.org.

L’intégralité de la billetterie sera reversée à SOLIDARITÉS INTERNATIONAL.
BILLETTERIE sur le site de Bobino, Fnac, Billetreduc, Ticketmaster.
Billets à partir de 28 euros.

Contact Presse Musique / Jacky Terrasson;
Agnes Thomas : agnes.thomas4@wanadoo.fr
Contact Presse Solidarités International :
Tugdual de Dieuleveult : tdedieuleveult@solidarites.org - 01 76 21 87 11
Sophie Ghaleb : SGhaleb@solidarites.org - 01 76 21 87 03
Contact Réservations :
Fanny Soulet : You for You : fanny@you4you.fr - 06 88 28 03 98

MERCI à nos partenaires : Bobino, Fnac, Batida, Le Bonbon, Infoconcert et Lylo

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 09:16

Guillaume Bourgogne (direction), Malik Mezzadri (flûte, voix, composition), Amaryllis Billet, Cécile Lagoutière (violons), Manon Ténoudji (alto), Nicolas Cerveau (violoncelle), Frédéric Escoffier (piano), Brice Berrerd (contrebasse), Emmanuel Scarpa (batterie), Julien Reyboz (son)

Romans-sur-Isère, 3 décembre 2015

Onze Heure Onze ONZ022 / Absilone

 

Le projet est d'une ambition mûrie, et à multiples détentes : associer un quatuor à cordes (en lui octroyant des espaces ouverts sur l'aléatoire) et un trio « de jazz », porté sur la transmission orale et l'improvisation (en les canalisant vers une forme d'écriture). Comme toujours chez Magic Malik, tout cela repose sur une pensée où se croisent de multiples systèmes (de rythmes, de cycles, de timbres, d'harmonie assumée ou contrariée), mais en sauvegardant toujours (la touche de magie) la sensualité du chant, du timbre, la dérive du vivant et l'effusion collective. C'est comme un voyage poétique, d'autant plus difficile à décrire que, dès que l'on a cru saisir une clé de compréhension, elle s'efface dans un nouvel événement. C'est cette incertitude et ce jeu labyrinthique que traduit à merveille la poésie du titre, Pavages pour l'aile d'un papillon. La pièce est d'une seule traite, en une seule plage de trente sept minutes et quatre secondes. Le disque était disponible sur les plateformes, et il est désormais édité sur CD. Laissez vous embarquer : si vous avez su vous rendre disponible à l'écoute, vous ne le regretterez pas !

Xavier Prévost

 

Le groupe jouera le mercredi 8 février 2107 à Paris, au studio de l'Ermitage, avec le Workshop de Stéphane Payen

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 15:37

   Lucien, Valsons.... C'est en ces termes d'un humour qu'il affectionne encore aujourd'hui que Martial Solal rendait hommage, en 1963, à Lucien Malson, sur la première plage du disque « Jazz à Gaveau » (en compagnie de Guy Pedersen et Daniel Humair) ; une petite valse sinueuse, vive et complexe, comme le fut toujours la pensée du dédicataire.

   Lucien Malson nous a quittés le 27 janvier 2017, et sa famille a choisi de ne rendre l'information publique qu'après son inhumation, début février. Difficile de tout dire en quelques lignes de cette figure majeure de la réflexion sur le jazz, et de sa diffusion dans notre pays. Je m'en tiendrai donc à mes souvenirs d'auditeur (adolescent j'écoutais Jazz dans la nuit sur Paris Inter) ; et de lecteur, avec les différentes éditions du Que Sais-je sur Les Maîtres du Jazz, Les Cahiers du Jazz de la première époque, de 1959 à 1971, L'Histoire du Jazz et de la musique Afro-Américaine dans sa première édition, en 1976, dans la collection 10/18, et les innombrables articles dans la presse (Jazz Hot, Jazz Magazine, Le Monde) ... Je repense au reproche amical qu'il me faisait d'abuser des points de suspension, qui plus est au nombre de trois, en quoi il voyait une sorte de signe maçonnique (très très éloigné de mes préoccupations je dois le dire !).

   Après mon parcours d'amateur, mon cheminement professionnel a souvent croisé celui de Lucien Malson : quand en 1982 René Koering, alors directeur de France Musique, m'a proposé de reprendre la chronique que faisait Lucien le samedi matin dans l'émission de Philippe Caloni, j'ignorais si mon prédécesseur quittait cette séquence de son plein gré (tout en poursuivant son émission hebdomadaire du lundi sur Musique, et Black and Blue le vendredi sur France Culture). J'étais un petit gars de province qui ne connaissait personne dans la jazzosphère parisienne, à l'exception (notable il est vrai), de Martial Solal et Barney Wilen (lequel m'avait recommandé à Philippe Carles qui m'avait ouvert les colonnes de Jazz Magazine). Malgré mon déboulé (involontaire) sur ses plates-bandes, Lucien me fit bon accueil, peut-être parce que ma prose récente dans la presse spécialisée lui avait paru acceptable, et probablement aussi parce qu'une licence de philosophie fut (comme pour lui) la première étape d'un parcours universitaire, demeuré dans mon cas plus que modeste quand le sien fut des plus brillants ; mais cela créait entre nous, me semble-t-il, une espèce de connivence tacite. Lorsqu'en 1994 il relança, aux Presses Universitaires de France, Les Cahiers du Jazz, Lucien m'invita au bureau éditorial. Je pus proposer des sujets, et de nouveaux collaborateurs, et Lucien m'invita à plusieurs reprises à traiter des thèmes sur lesquels nos points de vue étaient extrêmement divergents. Et ce en toute bienveillance.

 

   C'est aussi en 1994 que, lors de la réédition avec mise à jour, au éditions de Seuil, de L'Histoire du Jazz et de la musique Afro-Américaine , Philippe Carles me confia la mission, très diplomatique, d'en faire la recension pour Jazz Magazine. Je me collais donc à la relecture systématique, ligne à ligne, des deux versions, pour cerner les modifications, les repentirs, les ajustements. Et je reçus de Lucien un petit mot amical, mais légèrelent teinté d'ironie, où il notait que, comme de coutume, j'avais travaillé avec beaucoup de soin ... (Une fois de plus, pardon Lucien pour ces ponts de suspension !)

Brochure "Jazz à l'ORTF", 1970. Collection Archives écrites et Musée de Radio France 

 

   Et en 1997, au moment où Lucien quittait de son plein gré France Musique et France Culture pour une retraite plus que méritée, je devenais quant à moi le responsable du Bureau du jazz de Radio France, à la suite d'André Francis qui avait pris cette fonction en 1975 (après en avoir été durant des années l'élément suractif). Je n'oubliais pas alors que cette structure avait été créée au sein de la RTF, en 1961, par Lucien Malson, qui l'avait dirigée jusqu'à la fin de 1974, au moment où l'ORTF allait céder place à Radio France et aux autres sociétés de l'audio-visuel public.

   Bref dans ce microcosme du jazz où j'ai passé la plus grande part de ma vie professionnelle, Lucien Malson fut un jalon majeur, après avoir été un repère dans ma vie d'amateur. Et c'est avec beaucoup d'émotion que j'ai appris sa disparition : l'un de nos derniers contacts téléphoniques remontait à décembre 2011. Je voulais le convier au studio 105 de Radio France à un concert d'hommage à son grand ami André Hodeir. Il ne sortait alors de chez lui que pour faire quelques pas Avenue de Wagram, où il résidait, et il avait décliné, à regret.

   Merci Lucien, merci pour tout : ton esprit vif et caustique, ton exigence intellectuelle et ton humour pince-sans rire. Nous sommes nombreux à nous sentir un peu seuls, depuis que tu as pris congé...

Xavier Prévost

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