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    <title><![CDATA[les dernières nouvelles du jazz (DVD jazz)]]></title>
    <link>http://www.lesdnj.com/categorie-682954.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;DVD jazz&quot; du blog &quot;les dernières nouvelles du jazz&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[les dernières nouvelles du jazz (DVD jazz)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 22:16:23 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 12 Feb 2012 22:16:23 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lesdnj.com</copyright>            <category>DVD jazz</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Antoine HERVE - la leçon de jazz: "ANTONIO CARLOS JOBIM et la bossa nova"]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-antoine-herve---la-lecon-de-jazz-antonio-carlos-jobim-et-la-bossa-nova-97816184.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href=
    "http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/Antoine-Herve-La-lecon-de-jazz-Antonio-Carlos-Jobim-et-la-b.jpg"><img src=
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    "Antoine-Herve-La-lecon-de-jazz-Antonio-Carlos-Jobim-et-la-b.jpg" class="noAlign" height="200" width="146"></a>ANTOINE HERVE</strong><br>
    <strong>La leçon de Jazz&nbsp; un concert commenté DVD+CD</strong><br>
    <strong>ANTONIO CARLOS JOBIM et la bossa nova</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    <em>Montage et réalisation Thomas Chatelet</em><br>
    <em>Production RV Productions (Antoine Hervé)</em>
  </p>
  <p>
    <br>
    Bienvenue à cette leçon de jazz consacrée à un génie de la musique brésilienne, magnifique compositeur, interprète, arrangeur, spécialiste de studio qui a écrit des chansons inoubliables.<br>
    C’est ainsi que commence cette première leçon de musique d’Antoine Hervé, enregistrée en live à Nanterre, à la Maison de la Musique. Le pianiste, musicien classique et jazzman accompli, qui fut
    l’un des directeurs&nbsp; de l’ONJ de 1987 à 1989, se propose dans cette collection pédagogique d’illustrer au piano, la vie et l’oeuvre de ceux qui ont fait le jazz. Le dispositif de l’émission
    est simple : Antoine Hervé&nbsp; présente sa <strong>leçon de jazz</strong>, les 88 touches noires et blanches du clavier apparaissant sur l’écran pour suivre les doigtés et comprendre comment ça
    joue. Le premier numéro est consacré à Antonio <strong>Carlos JOBIM</strong>, considéré comme le père de la bossa nova ; il a écrit des musiques superbes et réussi le tour de force d’un accord
    parfait avec les paroles « le mot devient son, le poème devient musique ». Pour illustrer son répertoire, Antoine Hervé&nbsp; est accompagné pour chaque chanson par <strong>Rolando
    Faria</strong>, un vrai Carioca qui fit partie du duo « Les étoiles ».<br>
    Le pianiste&nbsp; mène cet exercice avec une aisance&nbsp; décontractée, et de l’humour dans les commentaires toujours pertinents qu’il a d’ailleurs rédigés. Quand il évoque le personnage élégant
    qu’était Jobim,&nbsp; et sa vie, c’est une plongée au cœur de Rio dans l’univers de la bossa, dans les années cinquante, âge d’or politique du démocrate qui comptait « rattraper cinquante années
    en cinq ans ».&nbsp; Cet acte créateur se fit en compagnie de Joao Gilberto, venu de Bahia et Vinicius de Moraes qui composa le magnifique « Chega de saudade ». La bossa allait faire le lien avec
    la samba des rues où domine le « surdo » (gros tambour de samba) et le jazz moderne. C’est un vaste mouvement intellectuel qui&nbsp; se développa avec&nbsp; le succès d’<strong>Orfeu
    negro</strong> en 59 de <strong>Marcel Camus</strong>, Palme d’or à Cannes.&nbsp; Si « la Bossa Nova est la bande sonore d’un Brésil idéal », elle fut récupérée sur le continent nord-américain
    pendant les années soixante par le saxophoniste Stan Getz&nbsp; avec les enregistrements au succès planétaire de&nbsp; « So danço samba » avec Joao Gilberto et « The girl from Ipanema » avec
    Astrud Gilberto. Ainsi, nombre de ces chansons ont fourni des standards du répertoire des musiciens de jazz (« Desafinado », « Samba do aviao », « Agua de beber », « Corcovado »).<br>
    Le DVD est intelligemment <strong>découpé en chapitres</strong> qui permettent de suivre ce courant musical, l’influence romantique, de Chopin en particulier dans l’immortel «&nbsp; Insensatez ».
    Sont développés des points plus techniques comme l’usage d’une seule note mélodique (Samba de una nota So), les accords en quartes qui donnent un aspect liturgique, les&nbsp; harmonies
    impressionnistes à la Debussy (« Dindi »), l’influence de certaines compositions de Darius Milhaud sur les quartiers de Rio.<br>
    Antoine Hervé illustre son propos, avec le talent qu’on lui connaît, quand il est invité par Jean François Zygel,&nbsp; à la télé de service public, dans son émission <strong>La Boîte à
    Musique</strong>. Enthousiaste à l’idée de s’embarquer pour cette aventure, il est dans le fil créatif, toujours entre improvisation et recréation, séduisant comédien dans son discours. Passionné
    des instruments et des sonorités, des jeux de couleur et de timbres, prêtant sa technique et sa virtuosité à un sujet qu’il connaît sur&nbsp; le bout des doigts. Aussi plaisant à écouter parler
    qu’à voir jouer, puisque l’œil écoute.<br>
    Voilà un cycle de rencontres à ne pas manquer : la suite fait envie Wayne Shorter, Louis Armstrong, Bill Evans, Keith Jarrett...sont au programme. De quoi se familiariser avec l’univers de ces
    grands du jazz. Une invitation fort plaisante d’un piano « raisonné » dès ce premier numéro.
  </p>
  <p>
    <strong>Sophie Chambon</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 18:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">893cec3c5c4a40a5087b606e34d967b3</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-antoine-herve---la-lecon-de-jazz-antonio-carlos-jobim-et-la-bossa-nova-97816184-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chico et Rita]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-chico-et-rita-90198229.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Fernando TRUEBA et Javier MARISCAL</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Film espagnol<span>&nbsp;</span> (1h 33)</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-GB"><strong>Scénario&nbsp; Fernando Trueba - BD Javier Mariscal</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Edition collector avec la musique du film en DVD et Blu–Ray</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Sortie le 6 décembre du DVD édité par Studio 37 et distribué par Universal</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>&nbsp;BO éditée par Sony music</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Voix de Mario Guerra, Limara Meneses, Bebo Valdes, Idania Valdès&nbsp; ( voix de Rita), Estrella Morena (cantaora
    flamenca)</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong><img src="http://img.over-blog.com/65x100/0/27/67/39/photos-2011-2012/chico-et-rita.jpg" class="noAlign" alt=
    "chico-et-rita.jpg" height="100" width="65"><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Le projet de Chico &amp; Rita est né d’une envie partagée du cinéaste espagnol <strong>Fernando
    TRUEBA</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">et du graphiste peintre <strong>Javier MARISCAL</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">de parler
    de leur passion du jazz et de la musique latine, de l’histoire des musiciens cubains d’avant la révolution castriste.&nbsp; La bande annonce&nbsp; proclame&nbsp;: <strong><em>Rapprochés par la
    musique, séparés par le succès,&nbsp; rattrapés&nbsp; par l’histoire, leur vie bascule&nbsp;!</em></strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;Voilà un mélo sur fond de
    musique cubaine et de jazz, une quête amoureuse sans cesse contrariée comme dans les&nbsp; films flamboyants de&nbsp; Douglas Sirk. Deux beaux personnages, presque réels, apparaissent sur
    l’écran&nbsp;: Rita est une métisse magnifique, à qui tout réussit professionnellement mais qui vivra une histoire d’amour contrariée avec Chico, un pianiste séduisant mais un rien trop
    séducteur, homme plutôt innocent mais maladroit. C’est surtout un musicien doué qui maîtrise tous les styles, a appris depuis l’enfance à jouer le boléro, les musiques cubaines traditionnelles,
    tout en étant littéralement fasciné par le jazz et le be bop&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-GB"><strong>Le making of&nbsp;:</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;"><strong>Fernando Trueba</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, novice dans l’animation
    n’imaginait pas de jouer avec des comédiens cubains réels&nbsp;&nbsp; et pensait s’en tenir aux personnages dessinés par <strong>Chavi Mariscal</strong></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">. C’était pourtant le meilleur moyen de garder&nbsp; le contrôle du film. Tourner avec de vrais mouvements de caméra garantit un résultat final fidèle à la
    vision initiale. Tout fut donc réalisé&nbsp; en studio, sans maquillage ni décor, avec des marqueurs pour numériser chaque mouvement tourné au préalable. L’animation mobilise un nombre important
    de personnes mais le résultat est surprenant, tant ce film reconstitue Cuba et New York, qui deviennent deux protagonistes du film. Le résultat est une expérience visuelle extraordinaire où
    pendant 80 minutes, le spectateur baigne dans les visions de Mariscal, la reconstitution plastique et visuelle de deux villes très différentes. Cuba est une île fascinante avec ses maisons
    coloniales et ses vieilles&nbsp; Cadillac.&nbsp; Javier Mariscal&nbsp; a travaillé sur La Havane d’avant Castro, au foisonnement tumultueux du capitalisme américain&nbsp;(casinos, boîtes de nuit,
    enseignes et publicités omniprésentes). Il a particulièrement soigné les éléments et détails d’architecture, soulignés par des couleurs et une lumière particulière, un décor exceptionnel de
    patios, balcons, escaliers, balustrades et ferronneries ouvragées. On pense aussi au film nostalgique d’<strong>Andy Garcia</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">,
    réalisé en 2006,&nbsp; <strong>Adieu Cuba</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp; qui raconte la vie à La Havane avant l’exil.&nbsp; New York apparaît en contraste,
    glacée et métallique, peu accueillante pour les émigrés cubains qui se réchauffent dans les clubs où règne le be bop.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;"><strong>La musique</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;"><strong>Chico &amp; Rita</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">pourrait presqu’être
    considéré comme un documentaire sur la musique cubaine et son influence sur le jazz des années quarante: les grands percussionnistes omniprésents dans les orchestres new yorkais sont cubains,
    Mongo Santamaria, Candido, Chano Pozo. Dans une très jolie scène de club, Chico retrouve ce dernier aux côtés de Charlie Parker, de Dizzy Gillespie&nbsp; («&nbsp;Manteca&nbsp;») et&nbsp; Monk
    affublé de son éternel bonnet ébauche quelques mesures de«&nbsp;Blue Monk&nbsp;». Le film rend un vibrant hommage à l’âge d’or du latin jazz&nbsp; avec tous les rythmes conga, rumba, mambo qui
    envahirent la planète. On entend aussi <strong>Woody Herman</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">and his four brothers, l’&nbsp;«&nbsp;Ebony concerto&nbsp;» de
    Stravinsky, la «&nbsp;Celia&nbsp;» de Bud Powell mais aussi le «&nbsp;Tin Tin Deo&nbsp;», le «&nbsp;Mambo Herd&nbsp;» de Tito Puente. L’arrivée à NYC, traitée sous la forme d’un rêve permet de
    placer quelques chefs d’œuvre comme le thème d’ «&nbsp;On the town&nbsp;» de&nbsp; Bernstein, d’entendre le «&nbsp;Fascinating&nbsp; Rythm&nbsp;»&nbsp; de George &amp; Ira Gershwin, «&nbsp;As
    time goes by&nbsp;» du <strong>Casablanca</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">de Michael Curtiz,&nbsp; de voir évoluer les silhouettes de Fred Astaire et Ginger
    Rogers ou Joséphine Baker vêtue de sa seule ceinture de bananes.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/mSluefMjc0o" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe></span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Le véritable défi était de constituer un corpus de musique aussi important et d’imaginer une B.O avec des musiciens
    d’aujourd’hui&nbsp; et non des enregistrements d’époque de Dizzy Gillespie, Charlie Parker ou Tito Puente. L’objectif est atteint&nbsp;car le film n’est pas une compilation, une anthologie&nbsp;
    mais crée une bande musique originale, enregistrée et produite aujourd’hui avec des musiciens qui deviennent acteurs&nbsp;: <strong>Jimmy Heath</strong></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">&nbsp; dans le rôle de <strong>Ben Webster</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">qu’il a connu, reproduit&nbsp; sa façon de jouer,
    de respirer. Idem pour <strong>Amadito Valdès</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">avec <strong>Tito Puente</strong></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">, <strong>Michael Mosman</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">pour <strong>Dizzy</strong></span> <span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">avec un tel talent que dans un «&nbsp;blindfold test&nbsp;», on croirait entendre&nbsp; le trompettiste lui-même. Une autre belle idée est de faire chanter la
    ballade «&nbsp;Lily »&nbsp; créée par Chico-Bebo,&nbsp; par le propre frère de <strong>Nat King Cole</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, <strong>Freddy
    Cole</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, sorte de «&nbsp;doublure&nbsp;» à la voix plus mûre.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Au cœur du dispositif, <strong>Idania Valdès</strong></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">incarne Rita, qui chante des chansons originales comme « Sabor a mi&nbsp;», mais sous le nom&nbsp; de Rita la Belle, part tourner un film à Hollywood&nbsp; et
    chante «&nbsp;Love for sale&nbsp;». <strong>Bebo Valdès</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">joue Chico, interprètant ses partitions, signant onze des trente titres.
    Père de Chucho Valdès, actuellement star du latin jazz, il a été retrouvé en 2000 par Fernando Trueba dans son documentaire <strong>Calle 54</strong></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">.&nbsp; A 90 ans, il a toujours un toucher&nbsp; aussi léger et un&nbsp; phrasé magnifique. On pense inmanquablement au <strong>Bueno Vista&nbsp; Social
    Club</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">de <strong>Wim Wenders</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">sorti en 1999. Ry Cooder avait réuni
    de vieux messieurs cubains, émouvants et pleins d’énergie, figures légendaires de la musique cubaine des années 50.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Le film souligne la vitalité de la musique cubaine, y compris lors d’enterrement où l’on continue à danser la samba, évoque le
    destin tragique du peuple cubain, la ségrégation si active pendant les années soixante&nbsp;: quand Chico commence à connaître un certain succès, il accompagne au Village Vanguard Ben
    Webster(«&nbsp;Stardust&nbsp;»), part jouer avec Gillespie à Paris. Mais expulsé injustement pour un faux trafic de drogue, à la suite de la trahison de son ami, il retourne à Cuba en pleine
    Révolution et doit arrêter le jazz, musique de l’ennemi impérialiste. Quant à Rita, elle brise sa carrière un soir de St Sylvestre, au «&nbsp;Sands&nbsp;» de Vegas en dénonçant la ségrégation
    dont sont toujours victimes les noirs, artistes et musiciens même devenus stars.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Un film émouvant, nostalgique, très réussi visuellement, qui obtint des récompenses méritées comme le <strong>Goya
    du Meilleur film d’animation-Grand Prix HAFF (Holland Animation Film Festival) 2010 et le Prix Cineuropa 2010 Festival de Cinéma Européen des Arcs.</strong></span> <span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">Chico et Rita est aussi une B.O inventive et pourtant fidèle à une époque, un chant d’amour pour le jazz des années «&nbsp;gone by&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Vivement recommandé&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><span>&nbsp;</span><strong>Sophie Chambon</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 35.4pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 35.4pt; text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 16:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">296f5593af8784c1cc2a92c924678d1b</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-chico-et-rita-90198229-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[RAY CHARLES : "LIVE IN FRANCE 1961"]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-ray-charles-live-in-france-1961-90197717.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: silver;" lang="EN-US">Filmed at the Antibes Jazz Festival July 18-22,1961</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: silver;"><a href="http://www.raycharlesfoundation.org/"><span style="color: silver;" lang="EN-US">www.raycharlesfoundation.org</span></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: silver;"><a href="http://www.jazzicons.com/"><span style="color: silver;">www.jazzicons.com</span></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: silver;"><a href="http://www.reelinintheyears.com/"><span style="color: silver;">www.reelinintheyears.com</span></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: silver;"><a href="http://www.eagle-rock.com/"><span style="color: silver;">www.eagle-rock.com</span></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: silver;">&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/71x100/0/27/67/39/photos-2011-2012/ray-charles-live-.jpg" alt="ray-charles-live-.jpg" class=" noAlign" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" height="150" width="106"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Grâce à l’INA, nous pouvons revoir des concerts historiques filmés par Jean Christophe Averty à Antibes, en juillet 1961.
    &nbsp;1h 45 d’un grand show, démonstration particulièrement convaincante de ce que pouvait être «&nbsp;The very essence of a genius&nbsp;». C’est &nbsp;le tournant de la carrière de&nbsp; Ray
    Charles, ses premiers concerts en Europe avec ses très singulières Raelettes qui swinguent et twistent élégamment, et un formidable orchestre où excellent entre autres Hank Crawford, et David
    «&nbsp;Fathead&nbsp;» Newman.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Le festival d’Antibes-Juan les Pins, créé en 1960 par Jacques Souplet de chez Barclays, &nbsp;à la mémoire de Sidney BECHET qui
    venait de mourir, rencontra un grand succès dès sa première édition et allait influencer beaucoup d’autres festivals dont celui de Montreux, 7 ans plus tard. C’est Frank Ténot qui joua un rôle
    déterminant auprès du public français pour faire connaître Ray Charles. Ses débuts triomphants, lors de cette tournée en Europe révélèrent la large palette de son talent, qui couvrait tous les
    styles le jazz, le blues, la pop de Tin Pan Alley, les rythmes latins et bien sûr le&nbsp; R&amp;B mâtiné de gospel&nbsp;! Il vint à Antibes avec son orchestre de 8 musiciens (Philip Guilbeau et
    John Hunt (tp), Hank Crawford (as), David “Fathead” Newman (fl&amp; ts), Leroy Cooper (bs), Edgar Willis (b), Bruno Carr (dm)) et ses chanteuses qui allaient devenir très célèbres The Raelettes.
    Ray Charles joua quatre soirs à Antibes, les 18, 19, 21 et 22 Juillet et chacun des concerts débute avec un ou deux instrumentaux comme «&nbsp;The Story&nbsp;» de James Moody,
    «&nbsp;Doodlin&nbsp;» d’Horace Silver, ou une de ses compositions comme «&nbsp;Hornful Soul&nbsp;». The Genius apparaît&nbsp; comme un formidable pianiste, dents blanches et lunettes noires, se
    dandinant un rien comiquement sur son tabouret. Puis il chante jusqu’à la transe, de&nbsp; sa voix traînante et sensuelle, presque suave ce «&nbsp;With you on my mind&nbsp;» que répètent ses
    choristes inlassablement. Cette langueur du sud n’éteint pas la formidable énergie toute électrique, et ce sens canaille du blues urbain. Jazz, blues et soul, il a un tel talent quand il croone
    sur «&nbsp;Ruby&nbsp;» en geignant ou gémissement, et au piano transcende cette&nbsp; balade lente et désespérée. On est saisi par le miracle de cette voix qui arrive à transcender styles et
    genres, comme dans le traditionnel «&nbsp;My Bonnie», purement et simplement métamorphosé. On ne peut passer sous silence l’interprétation de ce qui allait devenir son hymne personnel,
    «&nbsp;Georgia on my mind » d’Hoagy Carmichael, accompagné à la flûte par David «&nbsp;Fathead Newman. Les deux concerts enregistrés les 18 et 22 juillet 1961 et les bonus présentant parfois les
    mêmes titres&nbsp; «&nbsp;Let the good times roll&nbsp;», sans oublier «&nbsp;Georgia&nbsp;» dans une version plus gémissante et enjôleuse, «&nbsp;What I’d say&nbsp;», «&nbsp;Sticks and
    bones&nbsp;»,&nbsp;«&nbsp;I wonder».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/5tVUtmQ1AAo" frameborder="0" height="315" width="420"></iframe></span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Le producteur maître de cérémonie, André Francis devait avouer qu’un tiers environ du public connaissait les musiciens au
    programme du festival, le reste, en vacances sur la Côte d’Azur venait se détendre un soir. Le public, assis sagement dans la pinède, attentif- on se croirait aux concerts de Leonard Bernstein-
    s’électrise soudainement, comme possédé par ce «&nbsp;thrill&nbsp;» incroyable. Ces concerts agirent comme un détonateur et furent une révélation, le début d’une histoire d’amour avec la France
    et Antibes. Ray Charles&nbsp; qui mourut en 2004, y revint quatorze fois jusqu’en 2001. C’est &nbsp;le début d’une reconnaissance internationale &nbsp;pour celui que Sinatra considérait comme
    «&nbsp; le seul génie dans ce business&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Le film tourné en 16 mm, a été restauré et sort en DVD pour la première fois, &nbsp;reconstituant ces différents concerts dans
    l’ordre de leur interprétation. Avec plus de 20 heures filmées, des coupures, des notes manquant aux débuts et ou à la fin de certaines chansons, il a fallu tout un travail de montage avec des
    extraits des concerts enregistrés à la radio, et des raccords d’images du public.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;Ce Dvd nous permet de retrouver Ray Charles jeune, exubérant, irrésistible dans ses fantaisies vocales&nbsp;: une pointure
    du chant afro américain, qui avait vraiment le blues dans la peau. S’il suit le même rituel chaque soir, son show impeccablement rôdé et professionnel a inspiré des générations d’artistes et de
    chanteurs. Le chanteur noir le plus populaire sut exploiter les ressources de sa voix, tenir admirablement le tempo, en le ralentissant suffisamment pour garder son public (blanc ) en suspens. On
    ne peut résister bien longtemps à cet enregistrement live, qui appartient à l’histoire du jazz. Merci l’INA&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Sophie Chambon</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 27 Nov 2011 16:04:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">08474eafc6253adf1b2f19a220207517</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-ray-charles-live-in-france-1961-90197717-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Anthony Coleman Quartet : "Damaged by the Sun"]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-anthony-coleman-quartet-damaged-by-the-sun-85667279.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;" lang="EN-US"><strong>Damaged by the Sun</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;" lang="EN-US"><span>&nbsp;</span>A film by Stephane Sinde</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;" lang="EN-US">Freedom Now</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">La Huit<span>&nbsp;&nbsp;</span></span> <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;" lang="EN-US"><a href=
    "http://www.lahuit.com/"><span lang="FR">www.lahuit.com</span></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">Concert filmé le 14 avril 2010 à la Dynamo de Banlieues Bleues</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://img.over-blog.com/70x100/0/27/67/39/photos-2011-2012/Anthony-Coleman.jpg" class="noAlign" alt="Anthony Coleman" height="100" width="70">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">(La chronique de Sophie Chambon)<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">Pianiste et claviériste reconnu de la scène Downtown de New York, accompagnateur de John ZORN (<em>Naked
    City</em></span><span style="font-family: Arial;">), de Marc Ribot mais aussi de David Krakauer dans son premier <em>Klezmer Madness</em></span><span style="font-family: Arial;">, <strong>Anthony
    Coleman</strong></span><span style="font-family: Arial;">&nbsp; est l’une des figures intéressantes à suivre en interview et à capter en concert, puisqu’il prolonge en quelque sorte la grande
    tradition du piano jazz (noir) américain (de Jelly Roll Morton à Cecil Taylor, sans oublier les fondamentaux Duke Ellington et T.S Monk) et fait le lien avec la musique contemporaine (Morton
    Feldman) .</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">En première partie du programme proposé, nous suivons un concert enregistré dans le cadre du festival de Banlieues Bleues, pour La Huit, qui
    suit, au travers de ses productions, la devise fort&nbsp; juste «&nbsp;Listen to the film, watch the music&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">Une musique de l’instant, intensément poétique, intermittente, jouée par ce quartet&nbsp; composé d’<strong>Ashley
    Paul</strong></span> <span style="font-family: Arial;">à l’alto, <strong>Brad Jones</strong></span> <span style="font-family: Arial;">à la contrebasse, et <strong>Satoshi Takeishi</strong></span>
    <span style="font-family: Arial;">à la batterie et aux percussions. Beaucoup de gros plans enserrent chacun des instrumentistes, se focalisant sur des détails de leur instrument ou de leurs
    mains. Des visions brûlées de déserts (on pense au Mojave en Californie avec ses agaves et aloès), des paysages où la couleur des sols et de la végétation apparaît comme&nbsp; rongée. Le crédit
    photographique indique pour ces derniers, l’abbaye de Faget dans le Gers. Mirages, oniriques visions de cette musique prenante, entre plaintes, chuchotements et mélopées planantes, entrecoupées
    d’images surexposées d’une femme – de son ombre qui tourne sur elle même. Les fonds sont comme gommés, neutralisés, ne laissant place qu’au jeu des lignes en mouvement. C’est un vrai phénomène de
    transe, on l’avait compris, que génère cette musique cristalline et fluide&nbsp;: elle s’empare de la jeune altiste qui chante dans son instrument, les yeux clos. Ces cadrages étranges donnent
    une vision parcellaire de la musique qui continue sur le générique de fin -que l’on est presque surpris de voir arriver- tant cette musique pourrait se prolonger encore. Vision délavée plus que
    floue, en continuité avec le titre du programme. On aime bien l’idée que le soleil puisse ne pas être toujours bénéfique, source de lumière et de vie mais aussi capable de tragique. Voilà des
    préoccupations esthétisantes qui peuvent déconcerter dans leur résultat&nbsp;: il est vrai que se pose à chaque fois, la question de savoir filmer la musique et l’improvisation, comment
    intercaler images réelles, symboles ou métaphores comme la pellicule kodachrome brûlant dans des flammes finales…</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">Après cet exercice de style, sans transition, un long bonus nous permet de suivre <strong>Anthony Coleman</strong></span>
    <span style="font-family: Arial;">jouant <strong>Jelly Roll&nbsp; Morton</strong></span> <span style="font-family: Arial;">et donnant son sentiment sur la musique. Et le jazz revient dans
    l’allégresse, l’entretien étant&nbsp; illustré de compositions&nbsp; «&nbsp;Frog-I-more rag&nbsp;»,&nbsp;«&nbsp;Jungle Blues », «&nbsp;King Porter Stomp&nbsp;», «The Crave&nbsp;» joyeusement
    exécutées&nbsp;: la posture est différente, le swing tout de même, ça ragaillardit son homme.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">L’interview se poursuit passionnante, éclairant le parcours d’un pianiste et sa conception de la musique&nbsp;: il balaie son époque, où
    dominait plutôt le rock - il aima Jimi Hendrix qu’il alla écouter au Madison Square Garden -mais il avait aussi un amour tout particulier pour Scott Joplin. Intéressé ensuite par toutes les
    musiques, il se posa vite la question «&nbsp;What comes next&nbsp;?» et rapidement étudia les pianistes de stride, puis Duke et ainsi de suite, suivant la chronologie du jazz, musique dont on
    pouvait encore écouter les disques dans les magasins spécialisés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">Il n’est pas peu fier d’avoir ainsi tout assimilé de cette musique dans l’ordre. Il connait donc la tradition sur le bout des
    doigts, ce qui peut expliquer entre autre, ses échappées vers le klezmer avec&nbsp; David Krakauer. Même s’il reconnaît la place prédominante de Monk, Jelly Roll a tous ses suffrages&nbsp;: il en
    est un fervent collectionneur (partitions, disques, enregistrements divers y compris d’Henry Threadgill et Mary Lou Williams). Une fois encore se pose la question <em>existentielle</em></span>
    <span style="font-family: Arial;">du jazz, musique d’improvisation ou de composition&nbsp;? Et aussi celle de la technique. Depuis Monk, la tradition serait de mettre un point d’honneur à ne pas
    se concentrer sur la technique pour atteindre la vérité. Entre Robert Johnson et&nbsp; Aaron Copland, Anthony Coleman choisit sans hésiter le bluesman.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">Le seul regret de ce bonus est qu’Anthony Coleman ne continue pas l’entretien&nbsp; en faisant la liaison avec la musique contemporaine et son
    jeu actuel. Il manque certains chaînons dans la progression et l’évolution de ce musicien passionnant que l’on découvre ici.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial;"><strong>Sophie Chambon</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 Oct 2011 18:40:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5d4434f8ea6aa62e5cf4ec2556d1d71b</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-anthony-coleman-quartet-damaged-by-the-sun-85667279-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ANTONY COLEMAN QUARTET]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-antony-coleman-quartet-85480530.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Un film de Stéphane Sinde</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">La Huit – Edition<span>&nbsp;</span> Freedom Now</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/70x100/0/27/67/39/photos-2011-2012/Anthony-Coleman.jpg" class="noAlign" alt=
    "Anthony-Coleman.jpg" height="100" width="70"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>(CHRONIQUE DE JEAN-MARC GELIN)</strong>
  </p>
  <p>
    <strong><br></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Un film sur l’un des acteurs majeurs de la scène New-Yorkaise comme l’est le pianiste Antony Coleman, membre de la grande planète
    zornienne, bouillonnant génie archétypique de l’intellectuel-artiste New-Yorkais, est forcément en soi un document indispensable.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Ce document prend une double forme curieusement très contradictoire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">La base de ce DVD est en effet un concert donné par le quartet d’Antony Coleman dans le cadre de Banlieues Bleues en avril 2010.
    Il y était entouré de Ashley Paul ( saxophoniste minimaliste), de Brad Jones à la contrebasse et de Satoshi Takeishi à la batterie. Grand moment d’intensité autour d’une maîtrise admirable du
    son, de cette économie de notes qui vise à l’émergence de l’essence même du son. Lorsqu’il ne reste plus rien qu’une infime note étirée et même suggérée. Tout y est esquissé dans un remarquable
    moment de concentration extrême et d’écoute où le fil tenu du son tendu entre les quatre membres de ce quartet avec une infinie précaution n’a jamais semblé si fragile. Très intense
    expérience.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Malheureusement le film a aussi le défaut de ses avantages. Tout y est systématiquement filmé en gros plan, sans jamais n’avoir
    aucun plan large qui nous permettrait d’appréhender le quartet dans son ensemble. Du coup on passe sans cesse de gros plans en gros plans, parfois superbes au demeurant (Stéphane Sinde a un art
    absolu dans sa façon de filmer les mains) mais aussi parfois usants. Viennent s’insérer des images d’une poésie un peu «&nbsp; bateau&nbsp;» censé illustrer le propos ( Damaged by sunlight) dans
    une esthétique un peu conventionnelle entre désert brûlé et femme-derviche. On adhère que moyennement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Mais l’essentiel est ailleurs et surtout dans le bonus, absolument passionnant.&nbsp; Alors que l’on vient
    d’achever ce concert aux formes ultra dépouillées, paradoxalement c’est dans le bonus qu’Antony Coleman nous dit sa passion pour Jerry Roll Morton, maître du ragtime, aux antipodes donc de ce que
    nous venons d’entendre. Coleman s’exprime ainsi sur la génèse de cet amour compulsif pour Jerry Roll Morton ( sa façon d’avoir dévoré méthodiquement tout le jazz d’une façon chronologique),&nbsp;
    sur la composition («&nbsp;<em>composer du jazz est pour moi quelque chose de très actuel, ce n’et pas un oxymore&nbsp;</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">»), sur la
    technique ( très intéressant quand il parle de Monk et de sa dynamique dans les aigus qui contribue à la tension de sa musique). Et c’est somme toute cette longe deuxième partie ( bien plus qu’un
    simple bonus) qui captive totalement. Partie magnifiquement entrecoupée de superbes interpretations de thèmes de Jerry Roll Morton dont Antony Coleman connaît toutes les partitions.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Ce qui nous vaut d’ailleurs au passage une version absolument splendide de King Porter Stomp à ne manquer sous aucun
    prétexte.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">De quoi nous laisser un petit regret, celui de ne pas avoir consacré un reportage entier sur l’oeuvre du pianiste, à l’image de
    ce que la Huit avait réalisé sur Marc Ribot, l’ami de toujours du pianiste New-Yorkais.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Jean-marc Gelin</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Sep 2011 06:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">daeb2f6b4fd7b7185ebf7168cf4ccd35</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-antony-coleman-quartet-85480530-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Michael RADFORD : Michel PETRUCCIANI]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-michael-radford-michel-petrucciani-83737962.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;">Body And Soul Documentaire franco-italo-allemand</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Sortie Août 2011 (1h42)</span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/225x300/0/27/67/39/photos-2011-2012/Michel-Petrucciani-Film-de-Michael-Radford.03.jpg" class="noAlign" alt="Michel-Petrucciani-Film-de-Michael-Radford.03.jpg"
    height="300" width="225">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="wat_6651463" height="270" width="480" data="http://www.wat.tv/swf2/310383nIc0K116651463">
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    </div>
    <div class="watlinks" style="width: 480px; font-size: 11px; background: #CCCCCC; padding: 2px 0 4px 0; text-align: center;">
      <a class="waturl" title="Vidéo Bande Annonce Michel Petrucciani sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/video/bande-annonce-michel-petrucciani-3ykav_36u23_.html" target="_blank"><strong>Bande
      Annonce Michel Petrucciani</strong></a> Vidéo <a class="waturl altuser" title="Retrouvez toutes les vidéos filmtrailer sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/filmtrailer">filmtrailer</a>
      sélectionnée dans <a class="waturl alttheme" title="Toutes les vidéos Cinéma sont sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/guide/cinema">Cinéma</a>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Il est difficile de ne pas céder à l’émotion devant le documentaire de Michael Radford</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">consacré à Michel Petrucciani, qui mourut en 1999, le 6 janvier, à l’âge de 36 ans, après un parcours hors norme. On comprend que
    le film ait été présenté en avant-première à Cannes cette année, car la vie de Michel Petrucciani vaut bien un roman. Et méritait d’être filmée en tous les cas.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Cette biographie est illustrée d’archives rares, d’extraits de concerts tournés au plus près, d’interviews de la
    «&nbsp;caravane&nbsp;» de fidèles, le premier cercle des intimes, ses compagnes, les producteurs Jean-Jacques Pussiau, Francis Dreyfus, le cinéaste Frank Cassenti (dont on se souvient
    du<span>&nbsp;</span> beau portrait sur Arte, <em>Lettre à Michel Petrucciani,</em></span> <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">en 1983), le
    journaliste<span>&nbsp;</span> Pierre Henri Ardonceau…(1) Beaucoup de musiciens témoignent comme Aldo Romano, qui avait le privilège de le porter sur la scène, comme un enfant. Car Petrucciani se
    déplaçait difficilement avec des béquilles et confiait ce soin à ses proches, y compris ses femmes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Atteint d’une maladie très rare des os qui l’empêchait de grandir, Petrucciani eut très vite conscience que ses jours étaient
    comptés. Il n’eut alors de cesse d’accomplir ses rêves, de vivre furieusement, sans compter, et de se consacrer à la musique&nbsp;! Il ne se souciait pas vraiment de l’avenir, mais il n’aimait
    pas perdre son temps ni rester immobile. Seule la musique pouvait le faire tenir tranquille, au piano.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Né dans une famille de musiciens, dès la petite enfance, il est encouragé, poussé par un père plutôt sévère qui tenait un magasin
    de musique, à Montélimar. «&nbsp;Petru&nbsp;» écoute inlassablement les disques pour apprendre les mélodies et efface systématiquement toutes les cassettes de cours par correspondance pour
    enregistrer de la musique. Immensément doué pour tout ce qui l’intéressait, il apprit parfaitement l’anglais en six mois, slang compris.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Il décide de partir très vite à l’ouest pour vivre le rêve américain, et c’est à Big Sur en Californie qu’il rencontre sa
    première femme Linda, descendante d’un chef Peau rouge (selon ses dires) et surtout le saxophoniste Charles Lloyd avec lequel il jouera longtemps. Il mène grande vie&nbsp;: limousines, avions,
    hôtels cinq étoiles, circuit des grandes salles et festivals, heureux de cette flamboyance qui durera une dizaine d’années, entre Californie et Côte Est. Car il choisit de s’installer à New York,
    ville mythique aux innombrables clubs de jazz comme le Village Vanguard&nbsp;: il y fait des rencontres décisives, respire le même air que ses idoles, Freddie Hubbard, Chick Corea, Herbie
    Hancock, Wayne Shorter…<span>&nbsp;&nbsp;</span> A 22 ans, en 1983, il entre dans la légende, car il est le premier Français à signer sur le prestigieux label Blue Note.<span>&nbsp;</span> Quelle
    est sa place exacte dans l’histoire du jazz&nbsp;? Le film ne le dit pas. Mais Francis Dreyfus lui donna ce précieux conseil&nbsp;: «&nbsp;Trouve ta propre histoire et tiens là…ne fais pas du
    Bill Evans. Car si Petrucciani possédait toute la tradition du jazz, il était sous l’emprise de Bill Evans.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Assez tardivement, le film révèle quelques traits forts de sa musique&nbsp;: une main droite étonnamment forte, la capacité de
    créer des lignes mélodiques fascinantes et de les tenir, une technique forcément inimitable de par la nature même de son handicap. Il apparaît surtout qu’il jouait follement, exagérément, en
    puissance, se fracturant en permanence bras, coude, clavicule, doigt, mais il continuait, semblant ignorer la douleur…<span>&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">La dernière partie de sa vie coïncide avec son retour en Europe, il est alors une<span>&nbsp;</span> super star, mais il a
    vieilli de façon accélérée, usé par trop d’excès, et les attaques de sa maladie sont impitoyablement rapprochées. Epuisé par le rythme effréné de concerts -plus de 220 par an- il laisse venir la
    mort, qu’il appelle de par sa vitalité même.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Il dévorait la vie et tout ce qui s’offrait à lui, sans chercher à savoir si c’était bien ou mal. Amant généreux, il attirait les
    femmes et il collectionna les aventures, mais se maria plusieurs fois&nbsp;; iI adorait le changement, capable de quitter<span>&nbsp;</span> immédiatement la compagne du moment.
    Il<span>&nbsp;</span> y en eut une cependant avec qui il voulut faire un enfant qui malheureusement est atteint de l’ostéogénèse imparfaite. Alexandre intervient d’ailleurs dans le film -nul
    besoin de le présenter- il est la copie conforme de son père. L’instinct de vie, la pulsion irrésistible qui poussait Michel Petrucciani à se déclarer heureux malgré tout, pas moins
    «&nbsp;normal&nbsp;» que les autres, l’ont-il incité à parier ainsi sur la vie&nbsp;? C’est un douloureux héritage qu’il aura laissé à son fils, conscient qu’il n’a pas beaucoup le choix, sur la
    crête étroite entre bizarrerie et exception.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="color: silver;">Au fur et à mesure que le film déroule sa progression impeccable, on ressent toute l’ambiguïté, la fascination de l’artiste envers la mort&nbsp;: il a vécu dans la
    recherche effrénée de la jouissance, s’autorisant tous les excès, précipitant ainsi sa fin. Car Michel Petrucciani, ange difforme, ne pouvait être qu’une figure tragique. Et à ce titre, il aura
    alimenté le mythe, la liste tragique des figures musicales hallucinées qui se brûlèrent les ailes. Il a travaillé aussi consciencieusement, passionnément son instrument qu’il a contribué
    méthodiquement à sa propre fin&nbsp;: «&nbsp;Toute vie est bien entendu un processus de démolition&nbsp;» écrivait en 1936 Francis Scott Fitzgerald, qui connaissait le sujet, dans son recueil de
    nouvelles «&nbsp;La fêlure&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    Sophie Chambon
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ( 1) Il est dommage que ne soient pas cités un seul nom des témoins filmés ou interviewés.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 Sep 2011 21:31:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e69764025ce179a231fff45e1055c6ff</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-michael-radford-michel-petrucciani-83737962-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[David MURRAY: "Saxophone Man"]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-david-murray-saxophone-man-81493378.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href=
    "http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2010-2011/David-Murray---I-am-a-jazzmanDVD23.jpg"><img src=
    "http://img.over-blog.com/200x284/0/27/67/39/photos-2010-2011/David-Murray---I-am-a-jazzmanDVD23.jpg" class="GcheTexte" alt="David-Murray---I-am-a-jazzmanDVD23.jpg" width="200" height=
    "284"></a><strong>David MURRAY</strong> : "Saxophone Man"</span><br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">La Huit &amp; 3D Family - 2010</span><br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">2 DVD, 3 films de Jacques Goldstein: "David Murray, I am a Jazzman" / "David Murray and the Gwo Ka Masters - Live in Sainte Lucie" / David
    Murray Black Saint quartet - Live at Banlieues Bleues Festival"</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">En Europe, David <strong>Murray</strong> est connu depuis les années 90 lorsqu'il quittait les Etats Unis pour la France. A cette époque, le
    jazzman est au sommet de sa gloire aux Etats Unis: élu saxophoniste de la décennie 90 et nommé à de multiples reprises aux Grammy Awards. Sans jamais laissé la naphtaline lui monter au citron et
    en prenant de véritables risques artistiques, ce musicien fondamental a parcouru les divers chemins musicaux en s'essayant à TOUS les styles empruntés par les musiques noires: du free aux
    musiques expérimentales, du duo aux big bands (jazz ou cubain),&nbsp; opéra, spiritual, gospel, be-bop, mainstream, blues, de la musique sénégalaise aux musiques créoles…</span><br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">Quelles sont ses motivations? Pourquoi avoir quitté les "sunlights" du jazz américain, en pleine reconnaissance, pour venir s'aventurer en
    Europe? David Murray explique tout, avec des mots simples, dans le substantiel documentaire "I am a Jazzman" de <strong>Jacques Goldstein</strong>.</span><br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">Tout commence à NYC où l'ont voit David Murray, accompagné de son pianiste Lafayette <strong>Gilchrist</strong>, qui arpente les rues de
    cette ville fantastique à la rencontre de ses souvenirs (1). Puis, retour aux origines: la rue de son enfance où son père l'a élevé dans un quartier volontairement mixte en couleurs: "Je n'ai pas
    été élevé pour être raciste. j'ai été élevé pour être un bon être humain". Personnage charismatique qui se dévoile peu, David Murray est franc et direct: il se décrit comme un artiste engagé,
    digne et respectueux représentant de son époque. Sans renier ses racines, celui qui cherche à occulter son "américanité" pour gagner en "africanité" nous fait part de la mission qu'il s'est
    donnée, des obligations que lui confère la "Great Black Music", avec un B très majuscule puisqu'il l'embrasse dans toute sa globalité universelle.</span><br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">Avec une scénarisation minimaliste qui parfois le dessert, ce documentaire, fait d'instantanés, est en réalité très complet. Si on aperçoit
    de rares documents historiques (2), il revisite tous les points d'orgue de la carrière de l'artiste, les personnalités qui ont été influentes (3), bref les fondements de la musique de Murray. On
    discerne la sincérité profonde du parcours musical d'un Murray, tourné vers l'avenir, qui veut être le chantre du passé de la culture noire dans toutes ses largeurs, à la manière de <strong>Sun
    Ra</strong> ou <strong>Ellington</strong>.</span><br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">Sur le deuxième DVD, "Live at Sainte Lucie" reprend en grande partie les images carribéennes du premier documentaire où l'on y voit un David
    Murray courageux comme au premier jour car contraint de faire son trou pour se faire entendre sur une scène locale de chants et musiques traditionnels. L'originalité du concert sur l'ile de
    Sainte Lucie avec les Gwo Ka Masters est d'abord cinématographique car le show a été filmé directement sur scène, sans aucun plan sur le public ou depuis le public. Goldstein utilise à nouveau
    cette technique de prise d'images sur la scène, à l'intérieur même du groupe, avec le live à Banlieues Bleues. Ce deuxième concert est court alors qu'il est celui des deux qui est le plus
    évocateur car il permet de redécouvrir le Black Saint quartet de Murray (4), versant occulté de la musique du saxophoniste au profit des Gwo Ka Masters ces dernières années. Les deux concerts,
    regardés l'un à la suite de l'autre, montrent l'étendu du spectre musical de ce saxophoniste boulimique de créativité.</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;"><strong>Jérôme Gransac</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">(1) - sa participation aux Loft Sessions, avec le regretté Julius Hemphill, lui permet à l'époque d'occuper une place que la ville ne lui
    donne pas.</span><br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">(2) - David Murray à l'église accompagnant des chants Gospel ou avec son père guitariste.</span><br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">(3) - Stanley Crouch avec qui il semble s'être rabiboché, Amiri Baraka avec qui il constate l'espace ridicule donné au jazz par les
    instances culturelles américaines en comparaison à celui accordé aux orchestres philharmoniques, le poète Ismaël Reed, la chanteuse Cassandra Wilson avec qui il a enregistré aux débuts de la
    chanteuse.</span><br>
    <span style="font-family: helvetica; font-size: 10pt;">(4) - avec Lafayette Gilchrist, qu'on retrouve sur le cd enregistré par David Muray et Hal Singer chez Marge Futura, Andrew Cyrille et Ray
    Drummond.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Aug 2011 07:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6fd633cac227d2020961b0d82400758f</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-david-murray-saxophone-man-81493378-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[WOODSTOCK JAZZ FESTIVAL]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-woodstock-jazz-festival-76623275.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">1 DVD Gravity/Socadisc</span>
  </p>
  <h1 style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-GB">&nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2010-2011/Woodstock-Jazz-Festival-September-19-1981.jpg" class="noAlign"
    alt="Woodstock-Jazz-Festival-September-19-1981" height="312" width="228"><br></span>
  </h1>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-GB"><em>Anthony Braxton (as), Lee Konitz (as), Pat Metheny (g), Chick Corea (p), Miroslav Vitous (b), Jack Dejohnette (d)
    + Dewey Redman (ts), Julius Hemphill (ts), Howard Johnson (bars), Baikida Carroll (tp), Marilyn Crispell (p), Attilo Zanchi (b) , Ed Blackwell (dm), Karl Berger (perc), Nana Vasconcelos (perc),
    Colin Walcott (perc), Aiyb Dieng (perc). Le 19 septembre 1981.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Il ne faudrait pas associer systématiquement les mots «&nbsp;festival » et «&nbsp;Woodstock&nbsp;» aux trois
    jours&nbsp;«&nbsp;peace &amp; love&nbsp;» d’août 1969, car il y a eu sur les mêmes lieux, d’autres projets musicaux comme ce festival de jazz de septembre 1981 organisé par le Creative Music
    Studio. Cette organisation culturelle dédiée aux musiques improvisées et expérimentales a été créé en 1971 par le percussionniste et musicologue allemand Karl Berger sous le parrainage d’Ornette
    Coleman. Le Creative Music Studio basé justement à Woodstock a eu une influence musicale importante en inventant en particulier le concept «&nbsp;world-jazz&nbsp;»&nbsp; avec des personnalités
    comme Don Cherry ou Nana Vasconcelos. L’idée de ce festival était de fêter les dix ans du Creative Music Studio dans leur fief d Woodstock et d’y inviter des figures majeurs d’un jazz à la fois
    avant-gardiste (Anthony Braxton) et grand public (Chick Corea, Pat Metheny) &nbsp;afin de proposer un &nbsp;large éventail qui mêlent musiques improvisées («&nbsp;Left Jab&nbsp;»), musiques du
    monde («&nbsp;We Are&nbsp;»), un hommage à Ornette Coleman («&nbsp;Broadway Blues&nbsp;») et&nbsp; des relectures inspirées de standards («&nbsp;Stella By Starlight&nbsp;», «&nbsp;All
    Blues&nbsp;» ou «&nbsp;Impressions&nbsp;»). C’est un quartette inédit et follement énergique (composé de Dewey Redman, Pat Metheny, Miroslav Vitous et Jack DeJohnette) qui reprend avec bonheur le
    fameux «&nbsp;Broadway Blues&nbsp;» d’Ornette Coleman dans une version de près de dix minutes à couper le souffle&nbsp;! La séquence «&nbsp;world&nbsp;» est elle aussi passionnante avec le
    «&nbsp;patron » Karl Berger au balafon entouré de deux tambours, d’Ed Blackwell à la batterie et de Colin Walcott aux tablas pour une belle orgie percussive suivie par un magnifique solo de
    bérimbau de Nana Vasconcelos. Mais c’est la présence d’Anthony Braxton (si rare en DVD&nbsp;!) qui rend inoubliable ce superbe document. Il ne joue que sur deux titres, mais nous époustoufle par
    sa passion frénétique et son audace formelle. En effet, sur «&nbsp;Impressions&nbsp;» il part dans une improvisation, créant une tension furieuse et paroxystique, propulsant la section rythmique
    dans un vertigineux malstrom. La réalisation vidéo du concert manque un peu d’imagination, mais restitue assez bien l’ambiance de ce festival, en privilégiant la proximité et la complicité des
    musiciens. En bouquet final, un surprenant «&nbsp;All Blues&nbsp;» où les six têtes d’affiche jouent ensemble et où l’on perçoit l’admiration réciproque d’Anthony Braxton et de Lee Konitz,&nbsp;
    enchaînant brillamment leur chorus.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;<strong>Lionel Eskenazi</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong><iframe src="http://www.youtube.com/embed/0_nR3Gf-yfM" frameborder="0" height="390" width="480"></iframe></strong></span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 21:55:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2b4db9614dc4c8098edfad2ab7e94fd4</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-woodstock-jazz-festival-76623275-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LOUIS SCLAVIS]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-louis-sclavis-72864244.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>LOUIS SCLAVIS</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">L’histoire d’une création</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Un film de Fabrice RADENAC / Arto Films</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Label JMS&nbsp;: Ref JMS 101-5 / Sphinx Distribution</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Durée totale 1h 59</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Format 16:9</span>
  </p>
  <h2 style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;Sortie le 26 avril 2011</span>
  </h2>
  <h2 style="text-align: justify;"></h2>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/100x100/0/27/67/39/photos-2010-2011/scalvis.jpg" class="GcheTexte" alt="scalvis.jpg"
    height="100" width="100"></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 10pt;">Ce film, en suivant l’itinéraire de Louis Sclavis et des autres musiciens du quintet de LOST ON THE WAY (ECM), raconte l’histoire
    d’une création musicale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">«&nbsp;Itinéraire&nbsp;» est le terme exact puisque l’on suit le clarinettiste dans ses réflexions, sa progression
    au sens propre et figuré puisque <strong>Fabrice Radenac</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">le filme dans toutes les situations, marchant dans les rues, à la
    poursuite d’une idée, au travail chez lui,&nbsp; en répétitions, essayant ses anches ou fixant son bec.<br>
    Louis Sclavis avoue qu’il prend et perd du temps à définir un sujet, se cherchant des raisons pour faire les choses. Il évoque ce déclic absolument nécessaire, ce besoin d’un «&nbsp;moteur&nbsp;»
    pour le faire avancer, évoluer avant même que ne surgisse l’autre composante essentielle, l’émotion. Il sait aussi attendre, laisser s’installer le vide, ce rien indispensable pour être justement
    disponible, en état.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 10pt;">On est ainsi plongé au cœur de la création, de l’émergence de l’idée du projet à sa concrétisation, après de nombreuses
    péripéties, dignes du voyage d’Ulysse, thème initiateur de Lost on the Way. Une fois encore, avec ce nouvel ensemble, il adapte un folklore mythique autant qu’imaginaire. Au fond peu importe
    l’argument, une fois trouvé, tant il en fait une autre matière, cérébrale autant que physique, menant ses hommes selon un scénario précis.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">On a toujours admiré chez Louis Sclavis cette aptitude à élaborer des projets sensationnels, aux titres
    formidables&nbsp;: ainsi, comme pour confirmer cette opinion, il revient sur son <strong>Napoli ‘s Walls,</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">inspiré par le travail
    de l’artiste-peintre <strong>Ernest Pignon Ernest</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">sur «&nbsp;la peau des murs&nbsp;» de Naples. Sclavis tenait là un sujet en or,
    avec un livret d’opéra <em>à la Verdi</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">, le drame, le mouvement et le décor baroque de la ville. Musicalement, il pouvait jouer du
    «&nbsp;rebond&nbsp;» dans la musique de Verdi qui inspire la mélodie ainsi que de la richesse du folklore napolitain.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 10pt;">Ce retour en arrière n’est pas vain pour éclairer la démarche de l’artiste, qui a une vision d’ensemble et aime croiser divers
    univers (cinéma, photographie...). L’oeil donne à entendre sa propre musique.&nbsp; A propos d’images et de cadrages, Louis Sclavis est passionné de photos qu’il saisit avec son portable, il dit
    «&nbsp;choper des instants décisifs&nbsp;», et montre de saisissantes photos noir et blanc d’enfants dans la cour de récréation de l’école d’Hombleux (80) qui porte son nom . Le parallèle qu’il
    dresse entre la cour de jeux et le concert est pertinent puisqu’il retrouve dans les amusements des enfants,&nbsp; à la fois improvisés et très organisés,&nbsp; la mécanique des thèmes musicaux,
    disposés différemment à chaque fois.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xdcnnp?theme=none&amp;wmode=transparent" frameborder="0" height="293" width=
    "480"><span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;">&lt;span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;" _mce_style="font-family: Arial; color: silver;
    font-size: 12pt;"&gt;&amp;amp;lt;br&amp;amp;gt; &amp;amp;lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xdcnnp_louis-sclavis-l-histoire-d-une-crea_music"
    _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xdcnnp_louis-sclavis-l-histoire-d-une-crea_music" target="_blank"&amp;amp;gt;Louis Sclavis, l'histoire d'une création...&amp;amp;lt;/a&amp;amp;gt;
    &amp;amp;lt;em&amp;amp;gt;par &amp;amp;lt;a href="http://www.dailymotion.com/artofilms" _mce_href="http://www.dailymotion.com/artofilms"
    target="_blank"&amp;amp;gt;artofilms&amp;amp;lt;/a&amp;amp;gt;&amp;amp;lt;/em&amp;amp;gt;&lt;/span&gt;</span></iframe></span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: silver;">Le film&nbsp; donne ensuite à voir des <strong>portraits croisés</strong></span> <span style=
    "color: silver;">des musiciens du groupe, captés en mouvement, à vélo, en voiture, en limousine (!), à pied sur les bords de Seine&nbsp;… Chacun s’exprime librement sur sa pratique, le plaisir de
    faire partie du groupe de Louis&nbsp;: ces commentaires sans fard, sur leur approche musicale et leurs relations sont précieux pour comprendre comment la musique se fait, comment ça joue . Chacun
    a sa personnalité, des idées et un itinéraire précis&nbsp;et ce n’était sans doute pas une mince affaire que de les réunir sur une musique ne leur «appartenant&nbsp;» pas, au
    départ.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: silver; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: silver;">Le batteur <strong>François Merville</strong></span> <span style="color: silver;">ouvre le
    bal&nbsp;: il suit Sclavis depuis quinze ans, admiratif de <em>celui qui joue sa vie à chaque instant, totalement impliqué</em></span> <span style="color: silver;">. Il lui reconnaît l’autorité
    du chef, et met à son service sa pratique de toutes les formes&nbsp;de rythme, ayant&nbsp; un bagage classique, mais rompu&nbsp; au free et contemporain.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: silver;">Le saxophoniste <strong>Matthieu Metzger</strong></span> <span style="color: silver;">incarne
    une certaine «&nbsp;force tranquille&nbsp;» tout en s’adonnant avec passion à tous les bricolages imaginables de prototypes, construisant ses jouets, usant des larsens, de jingles de «&nbsp;son
    synthé du pauvre&nbsp;», simulant des pannes d’ordinateur. C’est un peu le technicien fou des saxophones et de l’ordinateur qui arrive à imprimer une approche plus
    pointilliste.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xdcnp4?theme=none&amp;wmode=transparent" frameborder="0" height="293" width="480"><span style=
    "font-size: 12pt;">&lt;span style="font-size: 12pt;" _mce_style="font-size: 12pt;"&gt;&amp;amp;lt;br&amp;amp;gt; &amp;amp;lt;a
    href="http://www.dailymotion.com/video/xdcnp4_louis-sclavis-l-histoire-d-une-crea_music" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xdcnp4_louis-sclavis-l-histoire-d-une-crea_music"
    target="_blank"&amp;amp;gt;Louis Sclavis, l'histoire&amp;amp;lt;/a&amp;amp;gt;&lt;/span&gt;</span></iframe></span>
  </div>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/xdcnp4_louis-sclavis-l-histoire-d-une-crea_music" target="_blank"><br></a><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le bassiste Olivier Léthé&nbsp; est le&nbsp; fils d’un musicien de jazz (son père Christian Léthé était un batteur éminent
    de la scène free)&nbsp;: à ce titre, il a la culture jazz. Fan de Michel Legrand, il a une certaine douceur, proche de l’acouqtique, et il aime le travail à la contrebasse, l’expressivité de
    l’archet&nbsp; même s’il doit se résoudre à des choix&nbsp;: il reconnaît qu’un vrai discours sur les deux instruments ( la basse électrique et la contrebasse) est impossible. Il se retrouve dans
    l’univers du jazz contemporain, au travers des explosions, des changements d’orientation, irrigués du groove des musiques amplifiées, au premier rang desquelles figure le rock.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Maxime Delpierre&nbsp; crée les textures qui font remonter les harmoniques de la guitare, les drones de basse. Fonctionnant
    sur l’instant, à l’instinct, très organiquement, il vient du rock mais ne saurait s’en contenter.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Last but not least,&nbsp; les compositions enregistrées en répétitions au Studio Campus, au Conservatoire de Bagnolet ou
    lors de concert filmé au Studio de l’Ermitage&nbsp;: «&nbsp;Bain d’or&nbsp;» , «&nbsp;Le sommeil des sirènes&nbsp;». Sclavis explique que pour «L’heure des songes», c’est une photo réaliste
    traitée comme une peinture abstraite, qui lui a permis d’atteindre un temps mystique, de basculer dans une autre dimension. C’est encore une photo qui est à l’origine de la composition éponyme
    «&nbsp;Le vent noir&nbsp;» qui finit le concert.</span><br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">LE DVD contient aussi un long bonus de 42 mn qui est articulé autour de 12 duos de Louis Sclavis avec chacun des musiciens,
    comme s’il voulait s’acclimater à leur univers, lors d’improvisations personnalisées. Après ces explorations d’espaces sonores originaux, survient une dernière improvisation collective cette
    fois, quintessence de la pratique du quintet.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On&nbsp; aura été entraîné dans le sillage de cet artiste hors normes, tout au long de ce film passionnant, original dans
    son traitement, variant points de vue et cadrages, avec le charme de l’impromptu. Toutes les pratiques artistiques fascinent Louis Sclavis. Artiste complet, &nbsp;curieux de tout, il est
    aujourd’hui au sommet de sa trajectoire, capable de composer des chansons comme un John Zorn, un Ben Webster ou Lester Young, tout en imposant une conception très rigoureuse de l’improvisation,
    autant physique qu’intellectuelle.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ce Dvd nous procure le plaisir de la découverte d’un «&nbsp;work in progress&nbsp;», ce n’est déjà pas rien. Plus encore
    que du jazz et des musiques improvisées, il révèle une signature, faisant entendre la petite musique reconnaissable de Louis Sclavis!</span><br>
    &nbsp;<br>
    <strong>Sophie Chambon</strong><br>
    &nbsp;&nbsp; &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xdcnp4_louis-sclavis-l-histoire-d-une-crea_music" target=
    "_blank"><strong>&nbsp;</strong></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xdcnp4_louis-sclavis-l-histoire-d-une-crea_music" target="_blank">&nbsp;</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 30 Apr 2011 17:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">baf43d6215b34de089b27b867100e7b5</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-louis-sclavis-72864244-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ALEXIS TCHOLAKIAN TRIO PLAY TIME Live at the SWAN ****]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-alexis-tcholakian-trio-play-time-live-at-the-swan-46676823.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">ALEXIS TCHOLAKIAN TRIO PLAY TIME<span>&nbsp;</span> Live at the SWAN ****</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">1DVD<span>&nbsp;</span> Aphrodite records /Scène TV Paris 2009</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Alexis Tcholakian,Claude Mouton et Thierry Tardieu</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/phtos-2010/tcholakian.jpg" class="noAlign" alt="tcholakian" height="240" width="170">
  </p>
  <p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><b>La scène TV et Aphrodite records</b></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">produisent et
    distribuent ce DVD <b>PLAY TIME</b></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">qui devrait<span>&nbsp;</span> attirer votre attention sur le travail du pianiste
    Alexis Tcholakian que nous avons découvert pour notre part.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Voilà un concert enregistré live, au club parisien THE SWAN par le pianiste d’origine italo-arménienne, en trio, formule à
    laquelle il revient avec bonheur avec ses complices, absolument épatants, le contrebassiste Claude Mouton qu’il connaît depuis plus de dix ans et le batteur<span>&nbsp;</span> Therry Tardieu. Le
    pianiste qui assure aussi la programmation du club depuis juillet 2008 (il a programmé près de 600 concerts) avoue qu’être de l’autre côté n’est pas inintéressant, même si c’est plus anecdotique
    d’une certaine façon, pour un musicien qui est supposé &nbsp;«&nbsp;vivre pour jouer&nbsp;». Mais Alexis Tcholakian<span>&nbsp;</span> a créé autrefois une école de jazz<span>&nbsp;</span>
    «&nbsp;Paris Jazz School&nbsp;» aujourd’hui disparue, preuve qu’il s’est intéressé<span>&nbsp;</span> à autre chose, qu’il a aimé passer de l’autre côté du décor, avoir une vision différente,
    savoir comment la machine<span>&nbsp;</span> fonctionne . C’est aussi apprendre à dire non ( le souci de tous les programmateurs),<span>&nbsp;</span> mais aussi avoir la chance de faire de belles
    rencontres, donc des découvertes . La musique du trio&nbsp;se déguste d’un bout à l’autre de ce Dvd et l’on apprécie l’ambiance resserrée du Club, au plus près des musiciens. Ce qui frappe, dès
    les toutes premières notes du premier thème «&nbsp;You don’t know what love is&nbsp;» c’est le côté chantant, groovy, la façon de reprendre et revisiter les standards avec une belle énergie, une
    évidence lumineuse. Alexis Tcholakian avoue avoir été frappé, séduit par des versions inoubliables de certaines compositions, par exemple de la version de Jarrett du «&nbsp;With a song in my
    heart&nbsp;» de Rodgers et Hart.Avoir ensuite le désir de reprendre à sa façon ce standard, de se frotter à la musique, de choisir un chemin différent<span>&nbsp;</span> répond à une véritable
    exigence et s’avère une tâche particulièrement audacieuse. C’est un enjeu déterminant dans la tradition jazz&nbsp;: Bill Evans, inlassablement, jouait plusieurs soirs de suite le même thème pour
    l’&nbsp;«&nbsp;épuiser&nbsp;», pour se surprendre, pour arriver à le jouer autrement. Sur «&nbsp;I remember Clifford&nbsp;» du «&nbsp;fort en thème&nbsp;» Benny Golson (glisse malicieusement
    Pascal Anquetil qui nous livre en bonus une très intéressante conversation avec Alexis Tcholakian) c’est la version énergisante de Tete Montoliu qui avait retenu l’attention du musicien. Alexis
    Tcholakian en fait à son tour une ballade vivante, chaleureuse, moins nostalgique. De surcroît, le micro placé près du piano droit révèle comment Alexis Tcholakian accompagne de la voix (la
    proximité rend la voix très présente)son jeu au piano. Ceci dans une tradition du piano jazz qui va d’Oscar Peterson à Bud Powell sans oublier les râles et autres grognements inévitable du sieur
    Jarrett.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Les six thèmes sur ce DVD sont donc des standards, à l’exception d’un seul titre de Tcholakian<span>&nbsp;</span> «&nbsp;E &amp;
    Y&nbsp;» (en hommage à ses enfants ), tous plus groovy, et<span>&nbsp;</span> «&nbsp;soulful&nbsp;», même les ballades «&nbsp;You Dont’know… ». Quant à la chanson de Billie
    Holiday<span>&nbsp;</span> «&nbsp;God bless the Child&nbsp;» qui termine l’enregistrement , le trio en donne une version stupéfiante qui nous fait oublier (et c’est ma foi un compliment),
    l’interprétation de Billie. Les musiciens jouent cette chanson autrement, avec une fougue rare sur ce thème plutôt mélancolique.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Pour le titre de l’album, Alexis Tcholakian avait pensé à<span>&nbsp;</span> «&nbsp;Here and Now » qui illustre l’ idée du jazz
    comme<span>&nbsp;</span> musique de l’instant mais le titre<span>&nbsp;</span> était déjà pris par une autre formation celle de Goubert-Ferris-Bex .Un autre titre <b>Play Time</b></span>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">s’est imposé rapidement, très adéquat lui aussi avec une notion sensuelle, presqu’érotique qui éclaire l’interprétation
    décomplexée de «&nbsp;With a Song in my Heart&nbsp;» ou<span>&nbsp;</span> «&nbsp;For all we know&nbsp;». Quel<span>&nbsp;</span> bonheur de jouer<span>&nbsp;</span> aujourd’hui ces superbes
    mélodies en les revivifant : les interventions de Claude Mouton sont particulièrement éclairantes à cet égard, soulignant autrement la qualité de ces compositions qui ont gardé leur potentiel de
    séduction aujourd’hui comme à l’époque de leur création..</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><span>&nbsp;</span>Allez donc au Swan si vous le pouvez, entendre ces vrais musiciens de jazz, tout à fait
    enthousiasmants.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Mais Alexis Tcholakian a déjà d’autres projets&nbsp;: le prochain objectif de ce pianiste attachant est de revenir à la
    composition, d’ interpréter en trio avec l’apport d’une chanteuse qui saurait mettre des mots sur ses compositions. Avis aux amatrices&nbsp;!</span> <span style=
    "font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><b>Sophie Chambon</b></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 14 Mar 2010 15:33:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5080fa5e7eefab0c40329783a8911495</guid>
                <category>DVD jazz</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-alexis-tcholakian-trio-play-time-live-at-the-swan-46676823-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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