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    <title><![CDATA[les dernières nouvelles du jazz (Livres, BD)]]></title>
    <link>http://www.lesdnj.com/categorie-682953.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Livres, BD&quot; du blog &quot;les dernières nouvelles du jazz&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[les dernières nouvelles du jazz (Livres, BD)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 22:16:23 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 12 Feb 2012 22:16:23 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lesdnj.com</copyright>            <category>Livres, BD</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le Nouveau Dictionnaire du Jazz]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-le-nouveau-dictionnaire-du-jazz-93244700.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Philippe CARLES, ANDRE CLERGEAT, JEAN LOUIS COMOLLI</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Le Nouveau Dictionnaire du Jazz</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Collections Bouquins/ Robert LAFFONT</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;"><a href="http://www.bouquins.tm.fr/"><span style="color: silver;">www.bouquins.tm.fr</span></a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">1472p/32 euros</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/nouveau-dico-du-jazz-2011.jpg" alt="nouveau-dico-du-jazz-2011.jpg" class=
    " noAlign" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px 0px;" width="201" height="300"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">On se réjouit de la nouvelle édition du <strong>Dictionnaire du Jazz</strong></span> <span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">paru dans&nbsp; la mythique collection <strong>Bouquins</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">fondée par Guy Schoeller. Il devenait
    urgent en effet de réactualiser cette bible du jazz, vingt trois ans après la toute première édition. Il en résulte un état des lieux des plus précis de cette musique, si difficile à définir.
    L’approche volontairement ouverte ne privilégie aucune époque ou esthétique, déjoue les pièges de la chronologie, inventant un va-et-vient qui bouscule les a prioris.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Avec la nouvelle édition, vous saurez tout ou presque de la jazzosphère française, européenne et même mondiale. Créé en 1988 par
    67 auteurs venus d’horizons divers (journalistes -équipe resserrée de Jazzmagazine- musicologues, universitaires, musiciens) sous la direction des trois auteurs principaux, on peut donc lire 3200
    articles rédigés au plus près (chaque mot compte) sans volonté d’exhaustivité, mais visant à la précision, selon le même principe (données biographiques, commentaires stylistiques et en fin
    d’article, une sélection discographique jusqu’en 2010)&nbsp;: un repère biographique et artistique, une sorte d’état-civil des musiciens, orchestres ou/et formations, labels. Ce nouveau
    dictionnaire décline aussi&nbsp; le vocabulaire du jazz, étudie les principaux instruments, analyse le répertoire, établit des synthèses historiques et stylistiques. Augmenté et mis à jour, sans
    laisser tomber les grands disparus, plus faciles à repérer que les futures «pointures», avec quelque 400 entrées nouvelles, il laisse encore de côté des «&nbsp;oubliés&nbsp;» qui se sentiront
    frustrés, d’autant que le jazz vocal a une place d’honneur&nbsp; (Virginie Teychené, Stacy Kent, Anne Ducros, Jeanne Added font leur entrée)&nbsp;… Ceci dit, Frank Sinatra et Julie London par
    exemple, qui ne figuraient pas dans les éditions précédentes, font leur apparition, ce qui n’est que justice.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Mais comme le souligne avec humour l’exergue de George Bernard Shaw&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><em>Un dictionnaire est comme une montre&nbsp;: indispensable mais jamais à l’heure.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Ce livre devient vite un livre de chevet, une somme, pratique à consulter dans cette formule compacte sur papier velin,
    favorisant les rencontres les plus décisives comme les plus insolites. Destiné aux amateurs aussi bien qu’aux spécialistes, sa présentation efficace ( classement alphabétique, indispensable index
    qui permet très vite de retrouver l’information recherchée) favorise le plaisir de la consultation aléatoire&nbsp;: on ouvre le dico pour chercher une référence et on se surprend à ne plus le
    quitter, sautant d’un nom à un autre. Nul besoin de photos, si ce n’est en couverture ( l’incontournable Miles Davis par Giuseppe Pino ), le propos étant de rédiger des portraits de musiciens,
    d’écrire les pages du Livre du jazz.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Incontournable!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">NB&nbsp;:&nbsp; Il y a même une petite énigme sur la dédicace à Michel Boujut, récemment disparu, cet homme du cinéma, grand
    amateur de jazz, signataire d’un seul article, a priori extrajazzosphérique.» Trouverez-vous&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Sophie CHAMBON</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Dec 2011 07:56:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ac005d775d21f478a3f8e4711224848c</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-le-nouveau-dictionnaire-du-jazz-93244700-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Portraits légendaires du jazz]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-portraits-legendaires-du-jazz-86732192.html</link>        <description><![CDATA[<p style="line-height: normal;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;"><strong>PASCAL<span>&nbsp;</span> ANQUETIL</strong></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    <span style="color: silver;">Tana Editions, 224 pages, 45 euros<br>
    En librairie le 29 septembre 2011</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    <span style="color: silver;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/Jazz_anquetil-290x290.jpg" class="noAlign" alt="Jazz_anquetil-290x290.jpg" height="290" width=
    "290"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">C<span style="font-size: 12pt;">e livre est un objet de plaisir, de ravissement au sens premier du terme. Et on est bien content que ce soit
    Pascal Anquetil, le Monsieur Irma du Jazz en France qui se soit attelé à ce chantier titanesque. A dire vrai, ils ne sont pas nombreux dans l’hexagone à pouvoir rédiger leur «&nbsp;favorite
    things&nbsp;» in jazz, à se prêter à ces «&nbsp;exercices d’admiration&nbsp;».&nbsp; La nostalgie joue à fond en feuilletant la galerie de portraits de musiciens de jazz. C’est une musique de
    joie et de danse, de résistance et de révolte, un <em>art majeur qui avec le cinéma a bouleversé et incendié tout le XXème siècle,</em></span></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">écrit Pascal Anquetil dans une brillante préface-manifeste qui resitue&nbsp;«&nbsp;les horizons du jazz et ses arpenteurs&nbsp;»<em>.</em></span> </span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;">Le pari de ce livre est de donner à voir et à lire, en un découpage judicieux de huit catégories, soixante-dix figures
    emblématiques de cette musique&nbsp;: suivant le cahier des charges, Pascal Anquetil s’est livré à une sélection rigoureusement personnelle déclinée en « génies décisifs», « maîtres chanteurs»,
    «bâtisseurs de mondes», «virtuoses du bonheur», «anges déçus du lyrisme», «maîtres célibataires», «chefs de file», «musiciens intimes». Il&nbsp; évite ainsi l’écueil chronologique souvent
    fastidieux, bouscule genres et époques, styles et instrumentistes. Ce qui permet des voisinages savoureux, des dérapages spatio-temporels. Exactement comme dans ces nouveaux temples des musiques
    actuelles où rôdent des jeunes gens affamés non plus seulement de savoir mais de plaisir. Curieusement, cette musique, éclatée en petites chapelles, en retrouverait presque une unité, redevenant
    le JAZZ. Et au diable les étiquettes&nbsp; …qui ne demandent d’ailleurs qu’à être enlevées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;On peut faire confiance à Pascal Anquetil, professionnel éclairé et authentique amateur, dont la vie suit le
    roman du jazz, pour nous conduire dans les arcanes de cette musique. Il est né suffisamment tôt pour entendre les grandes légendes du jazz, appréhender les tournants décisifs de l’histoire de
    cette musique sans rester à la remorque, l’oeil fixé sur le rétroviseur. C’est qu’il connaît la musique et aime les musiciens. Le journaliste Philippe Méziat, l’un de ses correspondants en
    région,&nbsp;souligne avec justesse que </span><span style="font-family: Arial; color: silver;"><em>«Pascal Anquetil est un des rares professionnels à servir cette musique et les musiciens qui la
    font, plutôt que de s’en servir&nbsp;».</em></span> </span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;">Donc ce&nbsp; livre tombe&nbsp; bien&nbsp;: ce n’est pas un cours magistral sur le&nbsp; jazz et encore moins&nbsp; un abrégé
    «&nbsp;Le jazz&nbsp;pour les nuls&nbsp;» mais a «&nbsp;labour of love&nbsp;», une&nbsp; série de portraits croqués avec talent, racontant une histoire personnelle du jazz, dans une écriture plus
    littéraire que journalistique où l’émotion le dispute à l’érudition. Il a le chic de choisir l’angle d’approche pertinent pour que cette évocation lumineuse et précise aille au delà de la
    musique. Pascal Anquetil arrive à restituer le parcours de chaque musicien, en introduisant souvenirs personnels et truculentes anecdotes avec son talent impayable de conteur. Et ses confidences
    sur les entours de cette musique éclairent singulièrement le travail des musiciens. Il a l’envie de faire partager non seulement ce qui a traversé son horizon musical du moment mais ce qui est
    demeuré gravé dans sa mémoire. Ses textes sont le lieu d’ouvertures, de passages, d’admirations, d’euphories. Quant à la composition de ce livre d’éclats, il tient à un rien qui est tout, le
    temps. Temps de la musique, de l’écriture, temps suspendu, temps ana-chronique. Il faut considérer cette architecture textuelle et visuelle comme le lieu de la cristallisation, du
    «&nbsp;mémorable&nbsp;». Rien de rigide, de docte, de figé mais plutôt le reflet d’une sensibilité bienveillante, qui n’empêche pas une fréquentation assidue et studieuse des musiciens. Les
    figures de papier glacé (les photos noir et blanc, en pleine page sont somptueuses) s’animent sous nos yeux, redeviennent des personnages de chair et de sang, avec une réelle épaisseur. Faire
    vivre et respirer le jazz, créer de petits infinis, qui donnent envie-c’est le plus important-d’entendre cette musique, de replonger dans sa propre discographie, d’aller chercher et de compléter
    certains manques.&nbsp; Comme dans une série, un feuilleton qui vous tient en haleine, on se prend alors à penser que l’auteur pourrait continuer sa liste, l’actualiser et écrire une suite. C’est
    du moins tout le plaisir que l’on nous souhaite…</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 8pt;">Sophie Chambon</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Oct 2011 22:58:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8f23cacd63246db22bbc3d78898299b4</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-portraits-legendaires-du-jazz-86732192-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[JACQUES REDA : « Le Grand Orchestre »]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-jacques-reda-le-grand-orchestre-82762168.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Gallimard NRF – L’Un et l’autre</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">2011, 116p, 16,50 euros.</span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/jacquesreda.jpg" class="noAlign" alt="jacquesreda.jpg" height="298" width="173">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;La poésie, c’est de la musique&nbsp;! On l’a déjà dit. Tout le monde l’a dit. Et c’est peut être ce qui explique pourquoi
    Duke Ellington a amené l’immense écrivain Jacques Reda à la poésie à moins que ce ne fut peut être le contraire. Faudrait lui demander. Dans tous les cas c’est une histoire d’amour. D’amour
    curieux. D’amour et de fantasmes. Car Jacques Réda ne peut pas s’en empêcher, d’imaginer. Il est curieux et il imagine, se raconte des histoires et nous embarque avec. C’est ainsi qu’effeuillant
    les grands titres des compositions qui marquent l’épopée Ellingtonienne, Jacques Réda retrace ce grand Orchestre peuplé de femmes, ces Béatrices (après tout chacun le sienne), ces héros ( il les
    appelle des Dieux), et ce nuancier de couleurs du bleu au sépia virant à l’indigo.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Il décortique avec son imaginaire et sa grande érudition aussi. Il voit les relations de Duke avec le blues. Péché
    originel&nbsp;? Car Duke et le blues, ce sont des relations ambiguës qu’il aime à décrypter Jacques Reda.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Parce qu’aussi il prend le jazz suffisamment au sérieux pour, à son âge, avoir le loisir de s’en amuser aussi. Le site web Criss
    Cross (excellent au demeurant) a eu la bonne idée d’aller interviewer le mâitre des mots. Le poète et romancier, le choniqueur de jazz qui a eu la bonne idée de publier cet été cette
    «&nbsp;Autobiographie du jazz&nbsp;» écrite à la première personne. Et c’est&nbsp; avec une facétie de sage que celui-ci s’était prêté au jeu de cette interview avec autant d’humilité que de
    savoir précieux à tous et à toutes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Mais revenons à notre ducale affaire. Celle qui déclencha tout chez le jeune Réda lui aussi jeune amoureux des femmes et de cette
    musique nouvelle. Jacques Réda&nbsp; qui ne sait pas encore, qui goûte à tout pour revenir ensuite à ses premières passions.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;Morceaux choisis</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">«&nbsp;<em>Puis nous avons constaté que notre irruption post-ellingtonienne dans l’histoire de la&nbsp;musique n’en avait pas
    inversé le mouvement, et nous devînmes du jour au lendemain «&nbsp;be-bop&nbsp;» à outrance. Julius ne jurait plus que par Thelonious Monk et, reniant Sonny Greer pour s’inféoder à Max Roach,
    Nanard cherchait l’inspiration en précipitant des seaux à charbons vides dans l’escalier de sa cave</em>&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Sa relation au Duke, on l’a compris aurait pu tourner court.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Mais voir Duke, voir son orchestre. Le rêve&nbsp;:&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">«<em>&nbsp;Si je les ai connus&nbsp;? En tout cas je les ai vus comme je vous vois, et j’aurais pu me faufiler à l’entracte dans
    les coulisses pour les voir de plus près, leur mettre un crayon dans la main afin qu’ils signent discrètement mon programme. Mais ce ne sont pas mes moeurs</em>&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Suit un analyse subtile de l’œuvre de Duke. Aléatoire et revendiquée comme telle.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">On commence par L’Orchestre Amour ( Duke et les femmes et cette Adelaide Hall par qui tout commence. On notera en revanche dans
    toute cette gynécée : pas un mot sur Ella). On poursuit par L’Orchestre Bleu ( "<em>A la première écoute, avant d’avoir compris que Duke s’en était pris à l’état d’âme dépressif que l’expression
    «&nbsp; the blues&nbsp;»c ommunément résume, plutôt qu’à une forme musicale qui le structure et permet de le surmonter, j’ai failli céder à la tentation de me croire plus proche du blues que
    lui&nbsp;</em>». Enfin L’Orchestre Club peuplé de héros et de danseuses à frivolités. Les héros de la litanie Ellingtonnienne, les vieux hussards, les fidèles d’entre les fidèles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">«&nbsp;<em>Dix jours après Paul Gonsalves, dont la longue cavalcade à Newport en 1956 avait, «&nbsp;Diminuendo and
    Crescendo in blue&nbsp;» rendu patente la métamorphose de l’orchestre tel qu’en lui-même&nbsp;; quelques mois avant Harry Carney qui en était resté la poutre maîtresse pendant quarante-sept ans
    après l’apparition de la jeune créole ( référence à Creole Love call</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;"><em>de 1927) Duke mourut à New-York le 24 mai 1974. C’est pourquoi
    je n’aime pas les biographies, elles finissent toujours mal</em>&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Au travers de ces courts chapitres, ce petit ouvrage&nbsp; conserve cette extrême élégance de l’érudition qui
    n’écrase pas. Qui ne vous renvoie pas à votre crasse ignorance. Jacques Réda est plutôt du genre à vous prendre par la main et, en regardant les étoiles vous invite à fermer les yeux et à écouter
    ce qu’il sait, ce qu’il présume, ce qu’il suppose et ce qu’il imagine. Et c’est presque si Jacques Réda s’en voudrait de se montrer trop savant sur son sujet qu’il est vrai, on parcourt d’autant
    mieux que l’on a les oreilles ce petit <em>East Saint Louis Toodle-Oo</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">avec en toile de fond la parole qu’il rend à ce trompettiste
    trop oublié, Bubber Miley que Jacques Réda dans une moment de réminiscence passionnée arrache à l’oubli injuste et le rend ici un peu à la vie. Et aux étoiles.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Jean-Marc Gelin</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 220px;">
      <div class="deezercob">
        <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><a href="http://www.over-blog.com/"></a></span>
        <div>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><object type="application/x-shockwave-flash" height="55" width="220" data=
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    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 28 Aug 2011 23:49:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bea2a40f4f3975c5490bac88bdeea1ab</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-jacques-reda-le-grand-orchestre-82762168-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[John Coltrane : l’œuvre et son empreinte]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-john-coltrane-l-oeuvre-et-son-empreinte-75613073.html</link>        <description><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: silver;">Textes réunis par Vincent Cotro</span>
  </h1>
  <h2 style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: silver;">Actes du Colloque international&nbsp;</span>
  </h2>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>«&nbsp;John Coltrane&nbsp; (1926-1967)»&nbsp;: l’œuvre et son empreinte. »</strong></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>(Université François RABELAIS, TOURS, 26-27 novembre 2007)</strong></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Collection Contrepoints</strong></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Editions Outre Mesure, 2011.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/238x300/0/27/67/39/photos-2010-2011/coltranecoltro-copie-2.jpg" class="noAlign"
    alt="coltranecoltro-copie-2.jpg" width="238" height="300"></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">John Coltrane n’a pas fini de faire parler de lui, plus de quarante ans après sa mort. Son influence ne se limite
    pas au premier cercle de musiciens qui l’ont accompagné, ou qui ont eu la chance de l’entendre (<strong>Dave Liebman</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">), ni à tous
    ceux qui ont gravité dans la <em>galaxie de ce soleil noir,</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">tentant d’assimiler, de continuer la musique après lui.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">L’intérêt de cette nouvelle publication des très sérieuses éditions <strong>OUTRE MESURE</strong></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">dirigées par le rigoureux Claude Fabre (1), est indéniable&nbsp;: pour être d’une irréprochable précision, cette étude n’écarte pas pour autant
    les dimensions émotionnelles, esthétiques, poétiques, voire politiques de l’œuvre/vie de cet immense artiste.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Maître de conférences à l’Université de Tours, où il dirige le laboratoire de Recherches transversales en
    musicologie, ses travaux portant sur l’histoire et l’esthétique du jazz (2), <strong>Vincent Cotro</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">n’a eu de cesse de réunir
    musiciens et chercheurs de différentes disciplines pour se pencher une fois encore sur le <em>Cas Coltrane</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">et apporter un éclairage
    actuel sur la création en plein devenir, tant comme saxophoniste que comme leader et compositeur, dans une période restreinte de 1955 à 1967. Dans le développement coltranien, se rejoignent alors
    le blues originel et les influences africaines, la musique savante (Coltrane était un «&nbsp;lettré de la musique&nbsp;»),&nbsp; les projections fantasmatiques de certains pays comme
    l’Espagne&nbsp; (Miles Davis aura aussi cette tentation avec son <strong>Sketches of Spain</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">) sans oublier l’influence de l’Inde du
    nord&nbsp; de Ravi Shankar emblématique de l’époque. Il ne s’intéresse à ces cultures que pour les transcender et renouveler sa créativité. Il ne se coule pas dans le moule, mais puise dans ces
    autres imaginaires pour atteindre un idéal fusionnel, cosmique, au cœur de la musique modale.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Quatre thématiques distinctes regroupent les diverses contributions&nbsp;du colloque de Tours :</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;"><strong>Evolution et unité- Coltrane compositeur- Imaginaire et environnement- Body and
    Soul</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">… (3), soit <em>une forme de cheminement, imaginé pour nous saisir de l’œuvre, la musique de Coltrane, considérée comme point
    de départ, tourner autour de cet objet miroitant en examinant différents champs investis par l’œuvre, avant d’opérer un ultime retour sur l’humain, vers l’intime</em></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">.&nbsp; (Vincent Cotro, prologue).</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Evidemment, il ne s’agit pas d’une œuvre de vulgarisation à proprement parler, mais cette lecture éclairera tout
    amateur de jazz, même ceux qui pensaient connaître John Coltrane. Car le sujet d’étude est inépuisable. Preuve en est le témoignage oral lors du colloque, informel,&nbsp; particulièrement
    émouvant de Dave Liebman (4) qui a vécu dans la lumière de Coltrane toute sa vie et <em>n’a cessé d’en réfléchir les implications</em></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">La diversité des angles d’approche des divers auteurs pourra satisfaire la curiosité d’un public, même non lecteur de musique,
    toujours avide de&nbsp; saisir le mystère Coltrane, qui en un temps record, a non seulement transformé l’approche de son instrument, bouleversé toute la musique&nbsp; mais encore offert un
    immense corpus de compositions.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Au début de sa carrière, John Coltrane a payé son dû aux figures du passé, se mesurant à Lester Young, et même à Charlie Parker,
    archétype du jazzman de l’époque&nbsp;; il va ensuite choisir le soprano, à la tessiture plus aiguë que le ténor, pour obtenir une nouvelle sonorité de l’instrument, inspirée des instruments
    orientaux, à anche double.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Pressentant que le temps lui est compté, il s’abandonne&nbsp; à une quête spirituelle obsessionnelle qui se double d’une violence
    extrême et déstructurée (catharsis&nbsp;?). La musique, à la fin de sa courte vie, est&nbsp; proche du cri, de la mélodie pure et infinie, du rythme essentiel. Jusque dans cette composition
    «&nbsp;My favorite things&nbsp;» qu’il a faite sienne, maintes fois ressassée, triturée, depuis la bluette de Rodgers/Hammerstein, jusqu’à sa version finale (encore inaudible pour certains). Le
    free jazz, il l’a initié, en s’approchant d’une forme épurée, qui va à l’essentiel.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Certains critiques sont allés encore plus loin, considérant Coltrane comme un «&nbsp;théosophe du jazz&nbsp;»…Il
    faudrait aussi évoquer l’extrême douceur, paradoxale,&nbsp;dans le genre de la ballade qu’il porte au plus haut&nbsp;(4). Coltrane nous <em>parle</em></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">, et dans le long poème chanté «&nbsp;A Love Supreme&nbsp;», on a le sentiment qu’il <em>joue</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">les
    paroles dans sa musique.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">En prenant de judicieux exemples qui seront analysés, décortiqués jusqu’à en extraire tout le suc, on
    comprend&nbsp; avec «&nbsp;Olé&nbsp;» ou «&nbsp;Blue Trane&nbsp;», comment Coltrane s’est confronté à toutes sortes de contraintes dont il a réussi à s’échapper brillamment. Philippe Michel fait
    l’autopsie de Giant Steps, à la fois composition et album de 1959, œuvre charnière, dernier morceau issu du be bop avec beaucoup d’accords, où déjà Coltrane pense composition, structure et pas
    seulement grille d’accords. En analysant de façon comparative toutes les prises, le chercheur fait parler la musique, dans sa contribution <strong>La liberté gagnée sur / par la
    contrainte.</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">Car Coltrane s’échappe en permanence de tous les cadres, même du contexte terrible de l’époque, et joue ce qu’il est.
    Citoyen du monde par sa musique qui accueille toutes les musiques du monde, il les transforme en les faisant siennes. Un autre exemple probant est donné avec «&nbsp;India&nbsp;»&nbsp;: au-delà de
    l’évocation d’autres influences musicales, très en vogue à l’époque, Coltrane installe le climat (le mode) puis le thème (soubassement fondé sur deux notes) mais il ne peut s’empêcher là encore
    de s’évader hors de ce cadre fixé.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;L’édition toujours très soignée, d’une grande clarté, comporte une mise en page impeccable et un index précis. Grâces
    soient rendues une fois encore à l’excellent Claude Fabre qui accomplit depuis la création d’Outre Mesure, l’un des plus remarquables travail d’édition et de mise en forme sur le jazz, son
    histoire et son esthétique, en rendant nombre de publications universitaires ou d’amateurs passionnés et exigeants, possibles et lisibles.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;">Sophie Chambon</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoList2" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">1.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Outre mesure a déjà publié la biographie de référence&nbsp; de John Coltrane&nbsp; par <strong>Lewis Porter</strong></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;: <strong>John Coltrane, sa vie, sa musique</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">qui obtint le prix du livre de jazz en 2007
    (Traduction de Vincent COTRO.)</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList2" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">2.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Vincent Cotro est l’auteur dans la même collection Contrepoints de l’important <strong>Chants libres&nbsp;: le free jazz en France.
    1960-1975.</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;Il a egalement traduit l’ouvrage de <strong>Ekkehard Jost, Free Jazz.</strong></span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList2" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">3.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Liste des articles du colloque repris dans l’ouvrage&nbsp;<strong>:</strong></span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList3" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">1.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">John Coltrane compositeur (Christa Bruckner Haring)</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList3" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">2.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">La structuration intervallique dans les compositions de John Coltrane&nbsp; (Ludovic Florin)</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList3" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">3.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Parvenir à l’unité&nbsp;: l’autoréférence dans la musique de John Coltrane (Marc Medwin)</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList3" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">4.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">«&nbsp;Giant Steps&nbsp;»&nbsp;: la liberté gagnée sur/par/la contrainte ( Philippe Michel)</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList3" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">5.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">John Coltrane et l’intégration des concepts indiens dans le jazz improvisé (Carl Clements)</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList3" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">6.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Les Dilemmes de l’orientalisme afro américain&nbsp;: Coltrane et l’imaginaire hispanique dans «&nbsp;Olé&nbsp;» (Emmanuel Parent et Grégoire
    Tosser)</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList3" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">7.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Four for Trane&nbsp;: le jazz et la voix désincarnée (Tony Whyton)</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList3" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">8.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Quelques poèmes pour Coltrane (Claudine Raynaud)</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList3" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">9.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">John Coltrane&nbsp;: un deuil impossible&nbsp; Bertrand Lauer</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoList2" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Arial; color: silver;">4.<span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">«&nbsp;Le témoignage de Dave Liebman devait combler l’aspiration au mythe venant de la salle. Le mythe vrai.&nbsp;»&nbsp;Laurent Cugny
    (Postface).</span></em></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 54pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 54pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-left: 54pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-left: 54pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 03 Jun 2011 19:23:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1c6465227d9591b1b5e3d805d534c812</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-john-coltrane-l-oeuvre-et-son-empreinte-75613073-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[BARNEY WILEN]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-barney-wilen-74287598.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: Arial;" lang="EN-US">YVES BUIN</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;" lang="EN-US">LE CASTOR ASTRAL</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">BLUE MELODY</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial;"><strong>&nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2010-2011/barney-wilen.jpg" class="GcheTexte" alt="barney-wilen.jpg" height="250" width=
    "250"></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 18pt;"><strong>Un portrait musical sensible&nbsp;: retour sur un jazzman de légende</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Yves Buin emploie les mots justes pour dire qui était BARNEY WILEN.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Les titres de chaque chapitre renvoient pertinemment à un&nbsp; album &nbsp;(Moshi, Jazz sur Seine, Jazz hip trio…) ou à une période spécifique
    de la vie/carrière de ce musicien jugé parfois extravagant,&nbsp; tout simplement hors norme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">&nbsp;Oui, Bernard Jean Wilen, dit Barney Wilen, sortait vraiment de l’ordinaire. Flegmatique dandy, il cultiva une certaine élégance jusqu’à la
    fin. Un authentique musicien de jazz, qui en quarante ans de carrière réalisa un&nbsp; parcours musical sans faute.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">Prodige dès ses 18 ans- il remporta le prix de jazz cool spécialement créé pour lui- il devint vite le prince des nuits de St
    Germain des Prés. Reconnu par Miles qui le choisit pour enregistrer la musique du film de Louis Malle «&nbsp;Ascenseur pour l’échafaud&nbsp;», il fut une des figures notables de ce jazz parisien
    florissant&nbsp;: il fut une so<em>rte de point nodal européen avec Stéphane Grappelli et Bobby Jaspar…</em></span><span style="font-family: Arial;">alors </span><span style=
    "font-family: Arial;">que <em>Martial Solal attendra quelques années.</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">Endossant l’habit de post bopper, exilé de lui-même, il prit constamment des risques et s’acclimata à toutes les époques, sans
    refuser les filiations d’ Ellington, Davis, Rollins, Powell, en les modelant à sa mesure, utilisant <em>&nbsp;contiguités de formes et d’échos</em></span><span style="font-family: Arial;">. Il
    connut donc logiquement en son temps le free jazz et fréquenta, lors d’expéditions en Afrique, <em>&nbsp;la faune trouble des baladins de la musique noire- le fluide vital&nbsp;.</em></span>
    <span style="font-family: Arial;">Plongeant dans <em>l’incitation contemplative</em></span><span style="font-family: Arial;">, le dialogue cosmique, la musique sortait de lui librement. Il était
    comme un medium, parfois <em>spectateur de la musique de ses complices, car pour lui, toute rivalité était étrangère.</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Yves Buin, sans se départir d’une certaine rigueur, avoue toute son admiration pour ce musicien incomparable&nbsp;dans les pages de ce livre
    publié dans la sérieuse collection du Castor Astral. Les exergues de chaque chapitre constituent &nbsp;à elles seules de petits bijoux qui, mis bout à bout, créent en filigrane un portrait
    singulier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">Gommant sans doute certaines aspérités, il ne choisit de souligner que les points forts du <strong>parcours</strong></span>
    <span style="font-family: Arial;">musical du saxophoniste.&nbsp; Angle satisfaisant car, comme pour tous les grands artistes, la musique conduit la vie de Barney WILEN.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Pour caractériser cette évocation, on retiendra en particulier certains axes choisis par l’auteur&nbsp;comme</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;<strong>Un attachement indéfectible</strong></span> <span style="font-family: Arial;">à <strong>l’art
    <em>blanc</em></strong></span> <span style="font-family: Arial;"><strong>de la ballade</strong></span> <span style="font-family: Arial;">en référence à Chet Baker, Stan Getz, Art
    Pepper.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;"><strong>Le goût des standards et de la musique populaire</strong></span><span style="font-family: Arial;">, qu’il relit à sa
    manière, en&nbsp; jazzman intègre. Dans ce travail toujours inachevé, il arrive à bouleverser, à découper autrement ces mélodies installées dans une évidence classique.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;"><strong>Le sacré et le sens de l’ailleurs</strong></span> <span style="font-family: Arial;">qui</span><span style=
    "font-family: Arial;">le </span><span style="font-family: Arial;">fascinait. Inspiré par les musiques natives où il retrouvait une forme de sacré, Barney Wilen avait cette nostalgie profonde d’un
    insaisissable qu’il recherchait dans ses voyages physiques, psychiques ou dans les paradis artificiels.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">Yves Buin insiste sur l’importance de ces escapades voyageuses, entre errance et imprévu, qui allaient conduire le saxophoniste
    vers <em>une des terres natales de son imaginaire,</em></span> <span style="font-family: Arial;">l’Afrique, confluence des musiques premières.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Aussi, en refermant les pages de ce livre précis et sensible, les lecteurs n’auront de cesse, espérons le, de se replonger dans la musique de ce
    musicien incomparable. Quant à ceux qui ne le connaissent pas encore, ils pourront&nbsp; le suivre fidèlement à la trace, avec ce guide musical. C’est tout le mal qu’on leur
    souhaite&nbsp;!</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><strong>Sophie CHAMBON</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 20 May 2011 21:45:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">00009a15a17c8b771e35a225f157185e</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-barney-wilen-74287598-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ELLA FITZGERALD]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-ella-fitzgerald-72841037.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 10pt;">Illustrations de rémi Courgeon</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 10pt;">Texte de Stéphane Olivier</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 10pt;">Raconté par Elise Caron</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 10pt;">Collection Découverte des Musiciens</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 10pt;">Ed. Gallimard Jeunesse Musique</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;">&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/99x100/0/27/67/39/photos-2010-2011/ella.jpg" class="noAlign" alt="ella.jpg" height="128"
    width="127"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Dans la très bonne série des musiciens de jazz racontés aux Enfants, sous la houlette des illustrations de Rémi Courgeon ( plus
    de 20 albums chez Albin Michel, Casterman, Nathan …) et des textes de Stéphane Olivier ( Les Inrockuptibles, Jazzmagazine), les éditions Gallimard après avoir fait Louis Armstrong et Django
    poursuivent ici avec Ella Fitzgerald.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Travail salutaire ( et ô combien difficile) de vulgarisation à destination des enfants pour retracer la vie et l’œuvre de la diva
    du jazz.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Les textes sont à la fois intelligents&nbsp; et très pédagogiques. L’essentiel est dit avec toute la délicatesse nécessaire à
    l’apprentissage des jeunes. Les petites icônes illustrant l’ouvrage ouvrent de petites fenêtres très astucieuses et remettent les choses dans leur contexte de l’époque. Car il s’agit aussi de
    faire comprendre aux enfants «&nbsp; comment c’etait avant&nbsp;»…. Et d’ouvrir leur sensibilité aux notions du swing, du scat et du chant populaire américain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Petit faible aussi pour les dessins très doux de Remi Courgeon qui évitent toute naïveté et apportent à leur façon du rythme à la
    lecture.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Petit regret toutefois , celui que n’ait pas été trouvées quelques photos d’Ella enfant, ni que la chronologie des extraits
    musicaux n’ait pas été respectée. Elle aurait peut-être permis de faire saisir comment la voix de la chanteuse a pu évoluer dans le temps.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Mais les auteurs ont finalement privilégié, dans le format court de ces petits livres&nbsp; d’entrer directement dans la magie
    universelle de la voix d’Ella et de donner un large panel de ce qu’elle exprime dans le swing, le scat, la joie de ses «&nbsp;live&nbsp;», la sensibilité extrême d’un Bewitch au plus près de la
    mélodie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">En 38 mn d’audio et 11 petites pages de livres&nbsp;le pari est réussi: une gageure&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;">Bien sympa.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Jean-Marc Gelin</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 30 Apr 2011 09:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d2711b686cf60a66147dc4b084c6d3a3</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-ella-fitzgerald-72841037-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CABU JAZZ : Sarah Vaughan & 50 Singing LADIES]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-cabu-jazz-sarah-vaughan-50-singing-ladies-71598244.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><br>
    <a href="http://www.bdmusic.fr" target="_blank"><span style="font-size: 10pt;">BDMusic</span></a><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Sortie le 28 Mars</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/100x100/0/27/67/39/photos-2010-2011/Cabu-Sarah-Vaughan.jpg" class="noAlign" alt="Cabu-Sarah-Vaughan.jpg" width="100" height=
    "100"> <strong>Sarah Vaughan</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Définitif et indispensable nous dit Claude Carrière qui a opéré la sélection des Cabu Jazz consacrés à la ‘divine’ Sassy. On ne peut que se réjouir de redécouvrir
    sur une période rapprochée, entre 1954 et 1958, beaucoup d’ enregistrements dans diverses formations de cette chanteuse exceptionnelle. C’est l’une des trois grandes,&nbsp; reconnues avec Ella au
    timbre solaire et Billie, «&nbsp;Lady Day&nbsp;» de nos coeurs</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">L’anthologie couvre quatre petites années mais les titres sont amplement suffisants pour comprendre ce qui fit le succès de Sarah Vaughan. Sa voix couvre une
    tessiture rare et elle passe avec agilité des plus beaux graves, veloutés, soyeux et sensuels à des aigus de soprano. Pour le style, si on file la comparaison avec le lyrique, elle a une telle
    maîtrise qu’elle est capable de toutes les transitions et ornementations comme dans le «&nbsp;bel canto&nbsp;»&nbsp;!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Elle module à souhait, avec des effets de gorge qui vous donnent la chair de poule et des astuces de voix de poitrine,&nbsp; avec un vibrato qu’elle sait amener à
    point nommé, sans chevroter. Modulations donc, effets sophistiqués où elle contrôle certaines affectations (point de cordes dans cette sélection, comme ce sera plus tard le cas), parce qu’en fin
    de compte, elle s’amuse,&nbsp; elle sculpte les mots, distille les «&nbsp;lyrics&nbsp;», se régale à varier les tempos, étirer le temps, broder et jouer avec certaines diphtongues. Une technique
    éblouissante la rend impériale dans les scats qu’elle lance avec un plaisir évident aiguisé par un sens opportun de l’improvisation. Cela s’entend , elle est heureuse de chanter dans ces
    clubs&nbsp;: ceux qui eurent la chance de l’écouter passaient assurément de sacrés beaux et bons moments&nbsp;!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Car&nbsp; Sarah a un tel désir de musique qu’elle réserve au gré de son tour de chant des surprises rares.&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">L’anthologie nous donne l’occasion de l’écouter avec diverses formations et toujours le même batteur, le grand Roy Haynes, dans deux de ses&nbsp; trios,&nbsp;&nbsp;
    le premier avec John Malachi (p) Joe Benjamin (b) et Roy Haynes (dms) en avril 1954, le second en 1957 avec Jimmy Jones (p), Richard Davis (b) et Roy Haynes.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Deux moments de bravoure, quand en décembre 1954, elle chante&nbsp; dans une formation étoffée de Clifford Brown (tp), Herbie Mann (fl)&nbsp; et Paul Quinichette
    (ts). Si certains titres ont fait l’objet de versions multiples, je retiendrai le «&nbsp;September Song&nbsp;» et le «&nbsp;Lullaby of birdland&nbsp;» insurpassables . La subjectivité peut jouer,
    mais pour faire découvrir ces thèmes, commencez par Sassy.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Et le final de l’anthologie est absolument stupéfiant&nbsp;: en mars 1958, à Chicago, au London House, 8 titres avec son trio et quelques membres du Count Basie
    orchestra dont Thad Jones à la trompette et Frank Wess au ténor. Elle est éblouissante dans «&nbsp;Three little words&nbsp;», sa version de «&nbsp;Speak low »&nbsp;fait dresser l’oreille, et le
    final est grandiose dans «&nbsp;Thanks for the Memory&nbsp;»&nbsp;:&nbsp; Sarah, détendue, s’interrompt pour parler au public, reprend,&nbsp; sourit, cela s’entend&nbsp;!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;Si le timbre charnu, pulpeux s’épanouit, se colore toujours davantage, l’art d’accompagner de ses partenaires est admirable&nbsp;: totalement au service de la
    chanteuse mais jouant néanmoins leur propre partie, en soliste à part entière&nbsp;!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">La classe&nbsp;!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">On ne saurait rêver meilleur récital que ce&nbsp; numéro de deux Cds consacré à l’une des très grandes du jazz vocal. Hautement recommandé&nbsp;!</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/100x100/0/27/67/39/photos-2010-2011/Cabu-50-Singing-LADIES.jpg" class="noAlign" alt="Cabu-50-Singing-LADIES.jpg" width="100"
    height="100">&nbsp;50 Singing LADIES</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cabu Jazz</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;Notons aussi dans la même livraison des Cabu Jazz, une formidable compilation d’une grande diversité de voix et de styles&nbsp;: 50 SINGING LADIES.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">C’est l’un des panoramas les plus complets de l’art vocal entre 1933 et 1959.&nbsp;</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">De A à W,&nbsp; la crème des chanteuses de jazz américaines.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Connie Boswell avec les Dorsey Brothers’orchestra chante sa propre composition «&nbsp;The river’s taking care of me&nbsp;», alors que Lee Wiley avec le même
    orchestre donne un “I got the right to sing the blues” qui pourrait s’aligner avec la version de Jack Teagarden.&nbsp; Si Bessie Smith, l’impératrice du blues ou Ethel Waters sont les divas d’un
    autre âge, le double Cd se termine en 1959 avec Nancy Wilson et l’orchestre de Billie May, formidable arrangeur dans un ‘The more I see you’ formidable&nbsp;!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Vous allez redécouvrir toutes sortes de voix , chaudes et sensuelles, voix «&nbsp;cool&nbsp;» ou blanches (June Christy, Chris Connor, Helen Merrill, Jeri
    Southern…), de celles qui sussurrent (Blossom Dearie) ou qui swinguent, qui vocalesent comme Annie Ross . Figurent aussi dans cet hommage, Julie London, qui n’est pas nommée dans l’excellent
    dictionnaire du Jazz, ou Nan Wynn qui doubla Rita Hayworth à Hollywood.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Elles sont presque toutes là, ces chanteuses, oubliées aujourd’hui, Ernestine Anderson&nbsp; accompagnant Gigy Gryce,&nbsp; Ivie Anderson avec l’orchestre de Duke
    Ellington, Helen Humes, celui de Count Basie,&nbsp; Maxine Sullivan avec le sextet de son mari, John Kirby dans un émouvant «&nbsp;The heart you stole from me&nbsp;» … aux côtés des
    «&nbsp;historiques&nbsp;», des «&nbsp;grandes&nbsp;» auxquelles on pense immédiatement quand on évoque le chant&nbsp;:&nbsp; Sarah, Ella, Billie, Peggy, Anita, Dinah.&nbsp; Mention particulière
    à&nbsp; Nina Simone à la voix de contralto dans un bouleversant «&nbsp;He needs me&nbsp;» en 1957, alors qu’à la même période, Betty Carter lance un «&nbsp;Let’s fall in love&nbsp;»
    enthousiasmant et inégalé.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">L’un des objectifs de cette sélection est de faire découvrir&nbsp; celles qui n’ont pas atteint la même célébrité, sont restées dans l’ombre&nbsp;; qui, avec le
    même talent, comme Lorez Alexandria, demeurent injustement méconnues.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Connaissiez-vous Yvonne Lanauze, Pearl Bailey, Sylvia Syms, Kai Starr…&nbsp;?</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">La liste est longue et ce n’est pas l’un des minces mérites de ce numéro d’une collection impeccable, de surcroît, à petit prix que de vous faire entendre toutes
    ces voix enchanteresses.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">A se procurer et à écouter ... très vite&nbsp;!</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Sophie Chambon</span></strong><br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 12 Apr 2011 23:24:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a1db2b0e8b6071e495efc21a345ccc94</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-cabu-jazz-sarah-vaughan-50-singing-ladies-71598244-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CABU JAZZ: Woody Herman & Quincy Jones]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-cabu-woody-herman-quincy-jones-71597822.html</link>        <description><![CDATA[<p class="western" style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Cabu Jazz Masters</span></strong><br>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Une collection de 32 titres</span></strong><br>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Sortie le 28 mars</span></strong><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.bdmusic.fr" target="_blank">BDMusic</a></span> / <span style="font-size: 10pt;">Harmonia mundi</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/100x88/0/27/67/39/photos-2010-2011/Cabu-Woody-Herman.jpg" class="GcheTexte" alt="Cabu-Woody-Herman.jpg" width="100"
    height="88">Woody Herman une anthologie&nbsp; 1949/1959</span></strong><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Décidément, on aime&nbsp; beaucoup la dernière livraison des Cabu jazz consacrée à Woody HERMAN et à Quincy JONES, chefs d’orchestre.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Le dessinateur de Charlie Hebdo et du Canard Enchaîné continue à croquer des portraits des grands du jazz, alors que Wozniak en assure la mise en couleur sur un
    fond jaune éclatant. Le label affectionne la BD et le Jazz,&nbsp; on le sait&nbsp; et on attend à présent comme pour un épisode de la nouvelle saison de la série l’ anthologie maison concoctée
    par Christian Bonnet.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Si l’objectif de cette collection est de faire découvrir ces perles rares, ces joyaux d’une époque bien révolue, voilà encore quatre beaux numéros.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">On commence par les leaders.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Woody Herman est une des personnalités attachantes de l’histoire du jazz, puisqu’il n’aura eu de cesse, sa vie durant, de faire vivre son propre big band
    .</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">De 1936 jusqu’à son dernier souffle en 1987, le clarinettiste-saxophoniste altiste aura lutté pour que sa belle machine, particulièrement rutilante exprime cet
    amour irrépressible du jazz.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Son véritable mode d’expression était son orchestre qu’il arriva à maintenir tout en changeant souvent de personnel et même de dimension.&nbsp; On a tout de même
    l’occasion de l’entendre à la clarinette dans «&nbsp;Rhapsody in wood&nbsp;» (qui fut aussi un film en 1947) et chanter de belle manière dans le célèbre «&nbsp;I’ll be glad when you’re dead, you
    rascal you&nbsp;».</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ainsi Woody Herman et ses «&nbsp;troupeaux&nbsp;» successifs ( «&nbsp;Herd&nbsp;» en anglais) virent défiler la fine fleur du jazz de ces années bénies, les
    trompettistes Shorty Rogers, Conte Candoli, les trombonistes Bill Harris, Carl Fontana, Urbie Green.. et évidemment Jimmy Giuffre qui à cette époque ne jouait pas encore «&nbsp;free&nbsp;» mais
    enchantait avec les «&nbsp;Four brothers&nbsp;», lançant une nouvelle sonorité.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Si on ne trouve pas dans la sélection le fameux solo de Stan Getz débutant, «&nbsp;Early Autumn&nbsp;» en 1947, citons quelques pépites comme</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">ce «&nbsp;Spain&nbsp;» en 1950 qui permet d’entendre Milt Jackson au vibraphone, un fondant «&nbsp;East of the Sun&nbsp;» de septembre 1952&nbsp; ou encore « Nice
    work if you can get it&nbsp;» avec the «Third Herd».</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Il y en aura pour tous les goûts avec cette curiosité de 1958&nbsp; «&nbsp;New cha cha&nbsp;» avec Tito Puente très «&nbsp;caliente&nbsp;», très tendance
    actuellement.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Voilà une époque heureuse où le jazz s’écoutait en club, à la radio, se dégustait au cinéma&nbsp;: une esthétique aujourd’hui révolue mais les sonorités de ces
    collectifs, à géométrie et personnel variables, demeurent uniques&nbsp;. Avec de très grands arrangeurs comme Nat Pierce (une version superbe de «&nbsp;Blue Lou&nbsp;»), Ralph Burns, Gene Roland
    . Plus de soixante après, le frisson demeure…</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="western" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/100x85/0/27/67/39/photos-2010-2011/Cabu-Quincy-Jones.jpg" class="noAlign" alt="Cabu-Quincy-Jones.jpg" width="100" height="85">
    <strong>Quincy JONES</strong></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">On connaît ce maître de la musique noire, ce virtuose de l’éclectisme, arrangeur, producteur génial de stars planétaires Ray Charles, Michael Jackson, auteur de
    musiques de films, déclencheur d’événements comme «&nbsp;We are the World&nbsp;». Mais sait-on que ce musicien exceptionnel né en 1933, était un bopper dans l’âme et qu’il eut toujours le chic de
    savoir ce qui allait être au goût du jour, donc à l’époque, du jazz.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Un des mérites de ce numéro de Cabu Jazz est de mettre en lumière dans un premier Cd, son rôle de leader, à la tête de son big band, de 1955 à 1959. Et là défilent
    absolument tout ce que le jazz comportait de pointures, instrumentistes exceptionnels Zoot Sims, Al Cohn, Phil Woods, Lucky Thompson pour les saxophonistes, le pianiste Hank Jones, Clark Terry,
    Harry Edison à la trompette,&nbsp; Frank Wess à la flûte, Charlie Mingus apparaît sur un «&nbsp;Lullaby of birdland&nbsp;» de 1956.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Quand&nbsp; Quincy Jones ne compose pas pour son orchestre, il arrange (déjà) les merveilleuses compositions de Benny Golson&nbsp; («&nbsp;I remember
    Clifford&nbsp;» ) avec un solo de bugle de Clark Terry, et sur «Whisper not», un solo de Zoot Sims. On passe d‘émouvantes et tendres ballades à un blues «&nbsp;Everybody’s blues&nbsp;», ou à des
    compositions&nbsp; résolument swing comme «&nbsp;Tickle toe&nbsp;» ou «&nbsp;A Change of Pace&nbsp;». On se rend compte que les années cinquante étaient particulièrement excitantes avec un large
    éventail de styles et des musiciens formidablement talentueux.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Le second Cd montre la «&nbsp;versatilité&nbsp;»&nbsp;remarquable de Quincy Jones qui travailla autant pour le jazz vocal avec Dinah Washington, Helen Merrill, Ray
    Charles dont il fut aussi producteur que pour certains leaders comme Lionel Hampton «&nbsp;Kingfish&nbsp;», Art Farmer Septet (un «&nbsp;Work of Art&nbsp;» qui porte si bien son nom ), Gigy Gryce
    à Paris toujours avec le trompettiste Art Farmer mais avec Henri Renaud et Pierre Michelot, Sonny Stitt…</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">En tournée mondiale avec Dizzy Gillespie en 1956, Quincy Jones, infatigable activiste de la scène jazz, fut aussi le directeur artistique d’Eddy Barclay la même
    année&nbsp;: «Tout doucement » avec un solo de Don Byas au ténor. Pour nous Français, une curiosité, notre Henri Salvador dans une traduction de Vian chante une version un peu différente de
    «&nbsp;O When the saints&nbsp;» en 1958. On terminera par une autre «&nbsp;madeleine&nbsp;», ce «&nbsp;For Lena and Lennie » du Count Basie orchestra, qui fut&nbsp; repris avec brio par Nougaro
    et qui fut aussi l’indicatif d’une émission suivie de Pierre Bouteiller sur France Inter.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Quincy Jones façonna en partie le paysage musical du jazz pendant plusieurs décennies.&nbsp; Il est bon que l’on s’en souvienne&nbsp;!</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Sophie Chambon</span></strong><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">NB&nbsp;: On souligne la praticité de l’objet digipack,&nbsp; avec des enregistrements restaurés avec le plus grand soin, les précieuses informations
    discographiques se lisant directement à l’intérieur.Et le prix modique de cette série très didactique.</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p class="western" style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="western" style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 12 Apr 2011 23:16:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">96611df6e86ad5fe742facf1200f52c9</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-cabu-woody-herman-quincy-jones-71597822-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Guillaume BELHOMME: "Way Ahead"]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-guillaume-belhomme-way-ahead-67943344.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2010-2011/belhomme-way-ahead.gif"><img src=
    "http://img.over-blog.com/70x100/0/27/67/39/photos-2010-2011/belhomme-way-ahead.gif" class="noAlign" alt="belhomme-way-ahead.gif" width="70" height="100"></a> <span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">&nbsp;</span></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>Editions <a href=
    "http://www.atheles.org/lemotetlereste" target="_blank">Le mot et le reste</a></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>- 2011</strong></span></span></span>
  </p>
  <h1 class="western"></h1>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Après</span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><strong>Giant Steps, Jazz en cent figures</strong></span>
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><em><strong>(et cinq cents chroniques de disques),</strong></em></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;">le journaliste et musicien</span>
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><strong>Guillaume Belhomme</strong></span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;">persiste et signe avec ce</span> <span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;"><strong>Way ahead, Jazz en cent autres figures</strong></span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;">.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif; font-size: 10pt;">Avec ce chiffre rond (il faut bien se donner une limite), il livre le second tome d’une anthologie du jazz assez personnelle qui
    raconte l’histoire de cette musique, au travers de portraits&nbsp;et de rapides discographies. Filiation ou récupération, transgression, déviation, tout ceci est éclairé et présenté d’un point de
    vue biographique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif; font-size: 10pt;">Le découpage original, qui ne se prétend pas exhaustif, affirme haut et fort ses choix, le mérite de l’ouvrage étant de montrer que
    le jazz que certains figeaient ou déclaraient mort, il y a déjà quelque temps, n’en finit pas de renaître, n’a cessé de changer, d’avancer en zig zag.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif; font-size: 10pt;">Ayant franchi allègrement le 21 ème siècle, cette musique continue d’exister autrement, suffisamment pour que l’on prête l’oreille à
    l‘histoire musicale en train de se faire, «&nbsp;a work in progress&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">C’est la préface du saxophoniste chicagoan</span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><strong>Ken
    Vandermark</strong></span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;">qui définit parfaitement les objectifs du livre et en pose la problématique&nbsp;: présenter l’histoire du jazz, de ceux
    qui l’ont fait et continuent de la faire, sans chronologie écrasante&nbsp;; en évitant l’énumération des écoles et courants esthétiques, qui se succèdent comme dans toute histoire de l’art&nbsp;.
    Encore qu’il y ait des modes et des cycles récurrents justement… cercles un peu «&nbsp;vicieux&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Certains musiciens méritent d’être redécouverts régulièrement, en dehors de leur temps, à l’aune de ce qui se fait
    aujourd’hui. Ainsi, Pee Wee Russell (1906-1969) (très bonne pioche) débute la liste des musiciens classés par la date de naissance. Ce clarinettiste des plus inventifs, original, qui a su rester
    libre, mérite d’être remarqué. Quant à la dernière figure choisie dans Way Ahead, il s’agit de</span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><strong>Matt Bauder</strong></span> <span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;">né en 1976, élève à la Wesleyan university d’Anthony Braxton.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif; font-size: 10pt;">Le critère de classement divise les artistes en trois catégories&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">les</span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><em><strong>novateurs</strong></em></span><span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;">, «&nbsp;</span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><em><strong>la seconde vague</strong></em></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;">&nbsp;»
    de «&nbsp;ceux qui ont élargi le champ des possibles&nbsp;», les</span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><em><strong>radicaux</strong></em></span><span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;">, «&nbsp;à distance de toute continuité apparente du jazz&nbsp;», inclassables, plutôt déstabilisants. On sent bien que ceux-ci ont toute la sympathie de
    l’auteur, mais on ne reviendra pas sur sa sélection, ayant compris où il se situe. Guillaume Belhomme précise ses sources (lecture des revues de jazz et de magazines, des publications sur
    internet (</span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><em>All about jazz, European Free Improvisation Pages, le son du grizzli…)</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif; font-size: 10pt;">Son angle d’approche, intéressant, fait la part belle au jazz américain et on ne saurait le déplorer, puisque le jazz vient de
    là-bas, tout de même&nbsp;! Figurent donc au côté de certains incontournables, des «&nbsp;seconds couteaux&nbsp;», un peu oubliés aujourd’hui, tout à fait passionnants.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Le jazz européen est plus limité dans ses manifestations et semble se réserver au free. Les Français, sont</span>
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;">largement sous-représentés&nbsp;:</span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;">sauf erreur, nous n’avons relevé que trois noms</span>
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><strong>Michel Doneda, Jean Luc Guionnet et Daunik Lazro.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Maintenant que le jazz est une musique «&nbsp;du monde&nbsp;», beaucoup de musiciens talentueux et méconnus
    mériteraient d’être entendus par un public plus large que celui des amateurs et des «spécialistes&nbsp;»</span><span style="font-family: Arial,sans-serif;">. D</span><span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;">e New York à Chicago, de Los Angeles à Londres, Amsterdam etTokyo, le jazz est une réalité vivante, parfois urgente.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Ainsi, s</span><span style="font-family: Arial,sans-serif;">ans prétendre au</span> <span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;"><strong>Dictionnaire du Jazz</strong></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;">, bible incontournable de tout amateur éclairé ( à renouveller
    régulièrement pour tenir compte de l’intense vie musicale actuelle), ce</span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><strong>Way ahead</strong></span><span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;">pourrait désormais trouver une place à ses côtés, en signe d’ouverture à la musique et d’esprit libre.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">NB&nbsp;: Précisons enfin que l’ouvrage a une mise en page simple, claire et précise avec des vignettes illustrant les
    albums marquants de chaque musicien choisi. Un index et une bibliographie complètent ce nouveau numéro de la maison marseillaise que l’on ne présente plus,</span> <span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;"><strong>Le mot et le reste</strong></span> <span style="font-family: Arial,sans-serif;">qui continue à imprimer une certaine direction éditoriale, insolite et
    souvent avant-gardiste .</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <h2 class="western">
    <span style="font-size: 10pt;">Sophie CHAMBON</span>
  </h2>]]></description>
        <pubDate>Sat, 26 Feb 2011 00:45:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">223f7e3e87e6594540da7a8edca46e26</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-guillaume-belhomme-way-ahead-67943344-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[LE JEU INCESSANT DE DANIEL HUMAIR]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-le-jeu-incessant-de-daniel-humair-67119365.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; color: silver;">Jacques BOUZERAND, Michel ROHBOT, Gilles DE MONTAUZON, Catherine BELOEIL, Francis HOFSTEIN</span>
  </p>
  <h1>
    <span style="font-size: 9pt; color: silver; font-weight: normal;">Editions Delatour France</span>
  </h1>
  <p>
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; color: silver;">300p- 49 euros</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2010-2011/lejeuincessantdedanielhumair.jpg" class="noAlign" alt=
    "lejeuincessantdedanielhumair.jpg" height="80" width="60"></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Si l’on a pas eu la chance de voir exposées à la <strong>Galerie de la Pointe</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">à
    Paris, les toiles de Daniel Humair, on pourra prendre sa revanche avec <strong>Le Jeu incessant de Daniel Humair,</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">superbe livre
    d’art, sorti aux <strong>Editions Delatour France.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Une somme captivante qui revient sur la carrière prolifique de Daniel Humair avec des illustrations pleine page, des&nbsp;«&nbsp;pages-fenêtre »
    reproductions soignées de<span>&nbsp;</span> la palette de l’artiste&nbsp;: on plonge dans la couleur et son&nbsp;«&nbsp;<em>théâtre de formes inventées</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;"><em>à la fois fixes et flottantes.»</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Daniel Humair n’est jamais arrivé à choisir entre peinture et musique qu’il a pratiquées parallèlement depuis plus de quarante ans. Cette
    personnalité gémellaire a équilibré, en les réconciliant, deux passions essentielles. Francis Hofstein, l’un des auteurs, précise pourtant que <em>Daniel Humair ne peint pas le jazz qui
    d’ailleurs ne se peint pas. Et comment rendre le swing&nbsp;?</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Selon la technique de <strong>monotypes</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, le peintre s’est inventé un vocabulaire
    formel,<span>&nbsp;</span> toujours en gestation, avec un côté rustique, faussement maladroit.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Son catalogue de formes en série, abstraites ou réalistes, mais plurielles, résiste à toutes définitions&nbsp;: fourches, marelles, lingots,
    croix, boîtes… objets étranges qui se déclinent de tableau en tableau. Il effectue des variations à l’infini sur un thème, un travail improvisé qui convient à sa pratique du jazz&nbsp;: une
    transposition du geste musical en geste pictural, la maîtrise du geste (essentielle chez le batteur) plus que du tracé, selon la «&nbsp;cuisine des hasards&nbsp;», intégrant les accidents de
    parcours.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">«&nbsp;<em>L’image aboutie ne m’intéresse que si elle est le fruit de stades accidentels et créatifs&nbsp;».</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Des formes qui reviennent, obsessionnelles, saisies dans une palette plutôt sombre, qui déborde de ces formes toujours imparfaites, mouvantes. La
    photo prise au plus près, ne révèle<span>&nbsp;</span> jamais de la haute pâte, mais une matière fluide au contraire avec les pigments tirés à la brosse. Il met en place des formes avec la
    tension provoquée dans l’espace. Ces formes perverties sont son alphabet, sa boîte à outils, assez unique&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Ce sont souvent de grands formats sur lesquels il se penche, à même le sol, sans réitérer le geste intiatique de Pollock dans
    l‘&nbsp;«&nbsp;Action painting&nbsp;». Car son style est original, même si d’évidence, Daniel Humair s’est nourri de la peinture contemporaine&nbsp;(avec des attirances bien compréhensibles) pour
    Cy Twombly, Paul Rebeyrolle, Bram van Velde, le mouvement Cobra et Pierre Alechinsky entre autres…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Une interview, en tous points remarquable, livre les préoccupations esthétiques de Daniel Humair, son credo artistique, sa problématique de
    peintre&nbsp;: <em>«&nbsp;La peinture ce sont des territoires</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">(déjà) <em>occupés&nbsp;»</em></span> <span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">qu’ il s’évertue à ne pas transgresser.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">De même que son jeu de batteur ne ressemble à aucun autre, il cherche avant tout à comprendre, puis à éclairer le sens de son travail, de son
    esprit très analytique&nbsp;: «&nbsp;<em>Il faut apprendre à dessiner consciemment ce que l’on fait inconsciemment&nbsp;</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">». Personne ne
    parle mieux de son art musical et pictural, de sa pratique qu’il considère comme artisanale. Sans fausse humilité, il sait décrire la vision d’un homme qui continue à multiplier les échanges, à
    travailler sans relâche, sachant aussi désapprendre pour se renouveller.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">A la satisfaction de lire et d’apprendre, s’ajoute le plaisir de feuilleter pour la beauté des images&nbsp;: le format choisi pour le livre met en
    valeur l’iconographie subtile, sur des supports variés&nbsp;: pochettes de disques, enveloppes, affiches des festivals de Rive de Gier ou de La Seyne, couvertures de Jazz Magazine et bien
    entendu, photos et planches-contact de tout ce que la «&nbsp;planète jazz&nbsp;» a compté d’important.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Ainsi sont soulignées avec goût les œuvres aux techniques mixtes sur papier, vinyle, aquarelles, après les Néocolor de Caran d’Ache de ses débuts,
    en alternance avec les textes précis et sensibles d’auteurs, spécialistes de l’histoire de l’art, du jazz<span>&nbsp;</span> et fins connaisseurs du parcours de Daniel
    Humair.<span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Enfin, comment ne pas apprécier le Cd bonus de Daniel Humair avec ses complices le contrebassiste Bruno Chevillon et le saxophoniste ténor Tony
    Malaby.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Ainsi, ce beau livre de couleurs et de formes devient aussi objet musical. Formidable&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><span>&nbsp;</span><strong>SOPHIE CHAMBON</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 13 Feb 2011 19:11:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e88dc0dfa20da417c6e827d8311831a0</guid>
                <category>Livres, BD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-le-jeu-incessant-de-daniel-humair-67119365-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
