<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.lesdnj.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[les dernières nouvelles du jazz (Chroniques CD)]]></title>
    <link>http://www.lesdnj.com/categorie-524948.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Chroniques CD&quot; du blog &quot;les dernières nouvelles du jazz&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/27/67/39/avatar-blog-3440632-tmpphpSz7I1o.jpeg</url>
        <title><![CDATA[les dernières nouvelles du jazz (Chroniques CD)]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/categorie-524948.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 22:16:23 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 12 Feb 2012 22:16:23 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lesdnj.com</copyright>            <category>Chroniques CD</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Andy Sheppard : « Trio Libero »]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-andy-sheppard-trio-libero-99053774.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US">ECM – 2012</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US"><em>Andy Sheppard (Ten., Sop. sax), Michel Benita (Cb), Sebastian Rochford (dms)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/100x88/0/27/67/39/photos-2011-2012/TrioLibero.jpg" class="noAlign" alt="TrioLibero.jpg" height="88" width="100">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;Le nouvel album du saxophoniste et compositeur britannique Andy Sheppard ne laisse pas indifférent. Basé sur
    une orchestration classique du sax-contrebasse-batterie, ce «&nbsp;Trio Libero&nbsp;», composé du contrebassiste français Michel Benita et du batteur écossais Sebastian Rochford, nous offre
    l’occasion d’entendre des sonorités inédites organisées sous forme de dialogues instrumentaux riches en créativité. Enregistré sous le label mythique ECM à l’Auditorio Radiotelevisione Svizzera
    de la ville de Lugano en Suisse, cet album raconte une histoire bien particulière. Une histoire profondément ancrée dans un certain lyrisme plein de grâce et d’invention. En témoigne l’absence de
    tempo dans certaines compositions favorisant l’affluence d’un romantisme débordant de fraicheur, comme par exemple dans <em>Libertino</em></span> <span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">ou bien encore <em>Dia da Liberdade</em></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><span style="font-size: 12pt;">.
    Alternant soprano et ténor, Andy Sheppard, comme à son habitude, vogue sur les sonorités diverses de son instrument, laissant en permanence libre cours à son imagination. La mélancolie émanant de
    certaines mélodies dénote une grande intelligence de composition, sans qui l’interprétation ne vaudrait pas grand-chose. Nous sommes bercés à chaque mesure par un onirisme voluptueux car ce
    projet s’inscrit définitivement dans une grande profondeur émotionnelle. La grande Musique qui en ressort, faite d’espaces excessivement larges, laisse se développer une savante intéraction
    quasi-perpétuelle entre les membres de l’orchestre. D’ailleurs, la patte sonore ECM ne va pas à l’encontre de cette démarche, en témoigne encore et toujours cette incommensurable passion pour la
    résonnance à outrance. Tout au long de l’année 2012, le «&nbsp;Trio Libero&nbsp;» entamera une vaste tournée de concerts à travers l’Europe. C’est l’occasion de découvrir la Musique instinctive
    de ce trio d’audacieux improvisateurs.</span> Tristan Loriaut</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 22:11:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5a181e60b3edc4f1375165f4e0d9b55e</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-andy-sheppard-trio-libero-99053774-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[MALIA : « Blak Orchid »]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-malia-blak-orchid-99188157.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Universal 2012</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Malia (vc), Alexandre Saada (p, orgue, kaimba), Jean-Daniel Botta (g, cb), Laurent Sériès (dm), Danile Yvinec (
    vibphonette)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/Malia_BlackOrchid.jpg" class="noAlign" alt=
    "Malia_BlackOrchid.jpg" height="253" width="253"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">A priori, sur le papier c’est suicidaire. Pour une chanteuse, c’est comme d’entrer sur un terrain interdit,
    forbidden, chasse gardée avec des panneaux gros comme ça «&nbsp; défense d’entrer, on tire à vue&nbsp;».&nbsp; Car en choisissant de reprendre le répertoire de son idole, Nina Simone dont chacune
    des chansons est chargée d’une histoire personnelle de la chanteuse américaine, elle sait que d’emblée elle s’expose au modèle original. Mais Malia que l’on n’avait pas entendu depuis près de 5
    ans n’en a cure et décide de s’approprier ce répertoire qui confine au sacré. Pensez&nbsp;: <em>My baby Just Care for me</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, <em>Don’t
    explain</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">( que pour ma part j’associe plus à Billie),&nbsp;<em>&nbsp;</em></span> <span style=
    "font-family: Arial; color: silver;"><em>Four women</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">,<em>I Love you porgy</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">,
    <em>I put a spell on you</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">etc….rien de moins que ça&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Mais avec brio, petit à petit , plus on avance dans le disque plus on comprend que Malia est&nbsp; parvenue à
    apprivoiser ces thèmes sur son propre terrain. Soyons francs, pas toujours. Le début de l’album en effet relève un peu de l’imitation quant au registre de sa voix emenée un peu trop du côté de
    Billie Holiday. Mais petit à petit cette voix, magnifique, cassée, cette voix qui dompte l’émotion toujours au bord des lèvres prend le dessus et conquiert son public. La direction artistique du
    projet, confiée à Daniel Yvinec est formidable. La chanteuse prend alors ses aises , ralentit à l’envie le tempo de <em>My Baby Just Care</em></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">ou s’appuie simplement sur des couleurs crépusculaires sur <em>Feeling good</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">aux accents d’une pop
    moderne alors que sur <em>Four Women</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">Malia incarne ces quatre figure avec une autre féminité moins empreinte de colère que dans la
    version de Nina Simone. Malia parle d’amour avec une presque candeur et <em>I Love you porgy</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">parvient à nous émouvoir d’une autre
    façon. Il y a chez Malia une nonchalance de la voix, une façon de laisser traîner les mots dans un sillage envoûtant. Son duo avec Alexandre Saada sur <em>He ain’t comin’ home no more</em></span>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">redonne vie à ce titre enregistré en 1967 sur High Priestless of Soul où, débarrassée des violons de l’original Malia s’impose aussi dans le
    registre soul avec un extrême dénuement.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a href="http://www.universalmusic.fr/malia/video-clip/malia-my-baby-just-cares-for-me/"><img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/malia-baby.jpg" class="noAlign" alt=
    "malia-baby.jpg" height="168" width="300"></a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.universalmusic.fr/malia/video-clip/malia-my-baby-just-cares-for-me/">voir la vidéo de My baby just care for me</a></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">On pourra penser que ces reprises sont, du coup débarrassé de la rage et de la colère de Nina Simone. Mais Malia n’en chante pas
    moins avec une très grande plénitude. On croit à la sincérité de sa démarche et de son hommage tant elle parvient à nous livrer ce que l’on décèle être une influence déterminante dans sa
    carrière. La chanteuse fille d’une mère originaire du Malawi et d’un père britannique rend alors cet hommage avec sa propre histoire. Qui allie sa fémininité et sa condition de femme noire dans
    un monde d’un autre siècle. Et à sa manière ce qu’elle revendique ne manque pas de passion brûlante.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Jean-Marc Gelin</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;">Ps : et comment ne pas succomber au charme de ces divines coiffures de Malia !!!<br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 21:45:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0c90030848fcf2a81b5c4ee8c8d5acb2</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-malia-blak-orchid-99188157-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[AHMAD JAMAL : " Blue moon"]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-ahmad-jamal-blue-moon-98973966.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: silver; font-size: 8pt;">Ahmad Jamal (p), Reginald Veal (cb), Herlin Riley (dms), Manolo Badrena (percus)</span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/ahmad_jamal_blue-moon_feb2012.jpg" class="noAlign" alt=
    "ahmad_jamal_blue-moon_feb2012.jpg" height="227" width="227"></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Le secret de jeunesse du pianiste de Pittsburgh de 81 ans n'est il pas dans cet art de prendre son temps. Cette
    fa</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">ç</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">on de ne jamais pr</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">cipiter le tempo tout en le chahutant avec fac</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">tie. C</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">’</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">est en tous cas la premi</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">è</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">re remarque qui m</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">’</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">est venue</span> <span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">à</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">l</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">’</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">esprit en</span> <span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">coutant le nouvel album de ce monstre sacr</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">sur ce nouveau label avec cette nouvelle rythmique. Cette
    permanence.</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Dans la musique de Jamal il y a toujours cette fa</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">ç</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">on de se donner le temps et l'espace avec une maitrise et une respiration
    jubilatoire. Il y a du Eroll Garner en lui.</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;"><em>Laura</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">par exemple. Ele lui appartient et il peut la
    faire attendre, tourner autour d'elle et d</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">cider de son sort
    avec cet art du suspens, cette fa</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">ç</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">on de suspendre la note,
    de cr</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">er la surprise harmonique, bref d'enchanter. Et si
    tout cela avec un sens du groove incroyable. Jamal peut s'arr</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">ê</span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">ter, jouer les silences et reprendre sur le temps, le groove lui reste chevill</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">. C'est un art absolument magistral. Il faut entendre son groove sur <em>This
    is the life</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">. C'est le ternaire presque binaris</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, presque funk . Du funk chez Debussy.</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Ou encore cette magistrale interpr</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">tation de <em>Blue Moon</em></span> <span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">o</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">ù</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">le pianiste
    parvient</span> <span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">à</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">donner vie et</span> <span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">â</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">me</span> <span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">à</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">son quartet. On l'imagine</span> <span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">à</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">d</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">signer d'un doigt point</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, ses accompagnateurs port</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">s alors</span> <span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">à</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">se transcender au gr</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">de la r</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">invention, du r</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">enchantement du th</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">è</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">me.</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Il y a aussi quelque chose de bouleversant dans <em>I remember Italy</em></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">, cette balade qui, sous les doigts de Jamal prend ses deux sens. Une d</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">ambulation dans des souvenirs que l' on sait au coeur de l'intime. Non
    seulement</span> <span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">à</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">81 ans c</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">’</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">est s</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">û</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">r, on ne triche ps mais de surcroit Jamal</span> <span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">vite le pi</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">è</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">ge de tous les vieux pianistes qui avec l</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">’â</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">ge devinnent&nbsp; minimalistes. Jamal est au contraire d'une jeunesse
    hallucinante. Toujours fid</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">è</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">le</span> <span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">à</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">son propre style Jamal bouillonne d'id</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">es et d'inventions harmoniques. Voire un poil fac</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">tieux avec ces petites incises d</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">cal</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">es comme sur <em>Gipsy</em></span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">.</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Port</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span> <span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">aux nues par sa nouvelle rythmique ( on y retrouve n</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">namoins le formidable Manolo Badrena aux percussions) Jamal s'affranchit de tout et de toute contrainte qu</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">’</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">elle pourrait lui apporter. Au contraire, en homme libre il survole son
    clavier avec une l</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">g</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">è</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">ret</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">qui est comme un defi aux lois les plus</span> <span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">l</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">mentaires de l'apesanteur. A la fois puissant dans ses attaques et
    d</span><span style="font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">’</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">une d</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">licatesse a</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial Unicode MS&quot;; color: silver;">é</span><span style="font-family: Arial; color: silver;">rienne dans son lyrisime. On retrouve du parfois du Jamal comme au temps du
    Pershing. Jamal, la maitrise de soi, l'art du silence ou du suspens. Du grand Jamal. Immense !</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;"><strong>Jean-Marc Gelin</strong></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    &nbsp; <a href="http://www.lesdnj.com/article-ahmad-jamal-le-magicien-99052880.html">Ahmad Jamal, le magicien, le compte rendu du concert au Chatelet</a>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver; font-size: 12pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <div>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/74P0708htk0" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe>
  </div>
  <p>
    <strong><br></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 22:25:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cb7c78fde9bd31ea7ee55f906aec4f02</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-ahmad-jamal-blue-moon-98973966-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Jean My Truong : « Tribute To Miles Davis : The Blue Light »]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-jean-my-truong-tribute-to-miles-davis-the-blue-light-99053523.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US">Socadisc – 2011</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US"><em>Jean My Truong (dms), Sylvain Gontard (Tmp), Irving Acao (Sax), Leandro Aconcha (Pno, Key.), Pascal Sarton
    (Bass),Didier Lockwood (violon),Mike Stern (Guitar).</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: silver;" lang="EN-US"><img src="http://img.over-blog.com/100x97/0/27/67/39/photos-2011-2012/my-truong.jpg" class="noAlign" alt="my-truong.jpg" height="97" width=
    "100"></span><span style="font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US"><span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Il s’agit là d’un énième hommage au plus grand et au plus énigmatique des musiciens du siècle que nous venons de
    quitter, Miles Davis l’insaisissable. Cet honorable hommage intitulé « The Blue Light&nbsp;» est l’œuvre du batteur et compositeur français d’origine vietnamienne, Jean My Truong, devenu
    incontournable depuis les années 80 avec des groupes comme Zao, Indochine ou Surya, accompagnant entre autres des artistes aussi divers qu’Alain Bashung, Christian Escoudé ou bien encore Chuck
    Berry. Lorsque l’on choisit de rendre hommage à Miles, il faut malheureusement se limiter en choisissant une seule esthétique, une seule instrumentation. C’est principalement dans le Jazz-Rock
    que le batteur décide de frapper un grand coup, et cela entouré de remarquables talents en la personne du trompettiste Sylvain Gontard, du saxophoniste Irving Acao, du claviériste Leandro Aconcha
    et du bassiste Pascal Sarton. Il fallait aussi la présence d’incontournables du genre en tant qu’invité&nbsp;: le guitariste Mike Stern répond évidemment présent à l’invitation sur
    <em>Decoy</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, tout comme le violoniste et ami de 30 ans, Didier Lockwood. Difficile de rendre hommage à l’œuvre d’un esthète aussi
    gourmand de nouveauté que fut Miles Davis. Comment interpréter <em>Mademoiselle Mabry</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">en négligeant <em>All
    Blues</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">. Pourquoi rendre hommage au <em>Blue In Green</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">si cher à Bill Evans,
    en oubliant le <em>Pee Wee</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">de Tony Williams. Le célèbre <em>Catembe</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">de
    Marcus Miller fait partie aussi de la fête, sans faire offense au légendaire <em>Joshua</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, interprété là aussi avec l’intelligence de
    l’arrangement. Il fallait bien le talent de Jean My Truong pour réunir tous ces chefs-d’œuvre avec autant d’audace. Chaque arrangement est d’ailleurs empli d’une sensibilité hors du commun, le
    plus souvent axés sur une fantaisie rythmique millimétrée, comme par exemple le thème de <em>Milestone</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, s’il ne fallait en citer
    qu’un. La folie improvisatrice existe en chacun des interprètes et le quintet use d’une homogénéité sans pareil. Entendons-nous bien là&nbsp;: il s’agit dans ce disque de la continuation d’un
    mouvement de pensée, d’une philosophie. Jean My Truong et les siens y partagent leur immortelle passion pour cet idéal musical légendaire et... éternel. Tristan Loriaut</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 22:06:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9b01fd71eb63b020a6e0c3e7eeb21c0d</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-jean-my-truong-tribute-to-miles-davis-the-blue-light-99053523-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[GUILLAUME SAINT-JAMES JAZZARIUM / POLIS]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-guillaume-saint-james-jazzarium-polis-99100742.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>PLUS LOIN MUSIC/ JAZZ aux ECLUSES production</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;"><a href="http://www.plusloin.net/"><span style="color: silver;">www.plusloin.net</span></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;"><strong>Distribution Harmonia mundi</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Sortie le 8 février 2012</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/jazzarium.jpg" class="noAlign" alt="jazzarium.jpg" height="265" width="293">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;"><strong>Guillaume St James</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">n’en est pas à son coup
    d’essai avec ce <strong>Polis</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, même s’il a quelque peu renouvellé le personnel de son sextet JAZZARIUM, créé en 2005&nbsp; autour
    d’un trio de soufflants. D’une modernité métissée comme il se doit d’effets électroniques, de funk porté par une mini section de cuivres (<strong>Geoffrey Tamisier</strong></span> <span style=
    "font-family: Arial; color: silver;">à la trompette et <strong>Jean Louis Pommier</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">au trombone) &nbsp;brillamment frottés,
    polis,&nbsp; la musique du saxophoniste tisse une toile étonnamment mouvante et fluide&nbsp;: on se déplace sur l’échiquier de la cité, sans autre souci que d’observer <em>la vie qui
    va..</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">. dans le sillage véloce de cette symphonie ou de ce concerto urbains. La musique qui résonne dans cette ville irréelle est
    joyeuse, effervescente, totalement imaginée par Guillaume St James&nbsp;: ça bouillonne et palpite&nbsp;un peu comme dans un film noir style «&nbsp;Asphalt jungle&nbsp;» ou dans la série
    «&nbsp;Les rues de San Francisco&nbsp;»&nbsp;:&nbsp;klaxons, alarmes new yorkaises, sirènes d’ambulances, tout le folklore bruitiste urbain y passe jusque dans les derniers morceaux&nbsp;!&nbsp;
    Mais on &nbsp;ne respire pas que des gaz d’échappement : sans doute, l’accordéon de Didier Ithurssary &nbsp;y est pour quelque chose, adoucissant&nbsp; la dure ambiance urbaine de nuances du
    musette ou de tonalités du folklore basque. On l’aura compris, le saxophoniste Guillaume St James est dans cet album du moins, un urbain convaincu, déterminé à affronter cette jungle, peu
    déterminé à s’enfermer dans le silence des bois, pour vivre en harmonie avec la nature. Ce qui l’intéresse (le titre en est la preuve) est la cité qui bruisse et bruit, la «&nbsp;polis&nbsp;»
    civique et politique&nbsp;: on est aspiré dans le tumulte urbain et sa folie créative, sans temps mort ni volonté contemplative, au cœur du spectacle actuel de la misère &nbsp;dans <em>Ceux qui
    restent</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">et <em>Social Climber.</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">Et puis, on aime &nbsp;la <strong>Polis
    Phonic Map</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">qui séduira les amateurs de cartes et de plans de ville, qui a tout du jeu de l’oie. Il faut tout de suite déplier la
    cartographie de <strong>Clément Aubry</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">composée ingénieusement sur des indications de Saint-James. A contre jour, les silhouettes
    des musiciens photographiées au verso apparaissent en filigrane sur le tracé de la carte. On démarre à la <em>Balkanic station</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">où
    personne ne s’entend, on se laisse porter sur un second titre romantique, bal(l)ade vive sans effet papillon, on entreprend une course en taxi, à la découverte des Basques bondissants et de leur
    folklore <em>Iruten ari nazu</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, à moins que la poursuite en Mustang évoquant Bullit, et bien sûr Steve MacQueen , ne vous plonge dans la
    nostalgie. Une fausse &nbsp;vraie rumba pour libérer les animaux du zoo entre <em>le Père Noel</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">et un vieux tube de Simon and Garfunkel
    et toujours un arrière-plan politique, <em>Speed for Spike</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">en hommage au metteur en scène Spike Lee auteur de l’emblématique
    <strong>Do the right thing</strong></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">. Le cinéma, le jazz, le polar, la ville ont partie liée, on le sait et on le ressent, la musique étant
    en tous les cas, propice à réveiller en images notre propre imaginaire urbain. Une fois encore, l’Amérique resurgit dans cette suite de tableaux musicaux, &nbsp;car ne l’oublions jamais, cette
    musique aimée, le jazz, vient de là-bas... Même si&nbsp; le festival&nbsp; <strong>Jazz aux écluses</strong></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">à Hédé, en Ille et Vilaine,
    est l’antre, l’autre point d’ancrage, la terre de repli du saxophoniste.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Sophie Chambon</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">NB&nbsp;: Pour peu que l’on connaisse les musiciens, on peut aussi s‘amuser, en suivant la légende, à rechercher en quoi les animaux qui les
    représentent, leur correspondent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 13:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b1f8411a3adff722970fad4cf1a7050b</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-guillaume-saint-james-jazzarium-polis-99100742-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[DAVE BRUBECK QUARTET : " Their last time out concert"]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-dave-brubeck-quartet-their-last-time-out-concert-98666926.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; color: silver;">Dave Brubeck (p), Paul Desmond (as), Eugène Wright (cb), Joe Morello (dm))</span>
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; color: silver;">Sony Music 2012</span>
  </p>
  <p class="Body1">
    <img src="http://img.over-blog.com/300x300/0/27/67/39/photos-2011-2012/CDs-2012/dave-brubeck-their-last-time-out.jpg" class="noAlign" alt="dave-brubeck-their-last-time-out.jpg" height="300"
    width="300">
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Le 26 décembre 1967 est assurément un jour qui fait date dans l'histoire de ce quartet mythique. Et savez vous pourquoi cette
    date devait être gravée dans le marbre ? Figurez vous que ce jour-là, il s'agissait ni plus ni moins du jour de leur tout dernier concert. L'ultime, the very last one, le "encore un petit dernier
    pour la route", le " encore un et après j'y vais". Car le quartet sous l'impulsion du pianiste avait décidé qu'il s'agirait de leur toute dernière fois après quoi ils iraient chacun vivre leur
    vie ailleurs. Apres 10 ans à avoir sillonné le monde ensemble ils s'en iraient une fois le public rentré chez lui et les instruments rangés dans leur housse, suivre tous les quatre une route
    différente.</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Il y avait donc ce soir là tout pour faire un événement inoubliable. Les 4 compères font tourner le répertoire, le
    best of, les tubes&nbsp;: " <em>Three t get ready, Take five</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">etc…" ainsi qu’un certain nombre de standards ( <em>These Follish THings,
    you go to my head, St Louis Blues</em></span> <span style="font-family: Arial; color: silver;">etc….).</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">On fera silence sur la qualité de l’enregistrement qui n’est pas forcément optimale. Il faut dire que ces bandes dormaient
    quelque part sur une étagère du pianiste&nbsp; ( il a aujourd’hui 90 ans) qui les a en quelque sorte exhumé pour le plus grand plaisir des collectionneurs.</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Il y a dans ces prises en live enregistrées le 26 décembre 1967 à Pittsburg un vrai plaisir, une joie de jouer ensemble pour
    cette dernière fois. Dave Brubeck au piano est une mine d’invention et Joe Morello, l’incroyable batteur qui nous a quitté l’an dernier est véritablement à son apogée dans cette science de la
    polyrythmie dont on ne dira jamais assez combien elle a contribué à révolutionner l’histoire de la batterie en jazz. Une fois n’est pas coutume, Paul Desmond semble légèrement un retrait, un poil
    moins inspiré que d’habitude, un poil moins puissant dans la pureté de son son. Peut-être les prémisses de sa maladie qui rendront à partir de cette année 67 ses apparitions plus épisodiques (
    Paul Desmond était en effet atteint d’un cancer au poumon). N'empêche, une seule note de l'altiste et tout le monde succombe. Alain Gerber le disait bien : Paul Desmond et le côté féminin du
    monde ! Quand à Eugène Wright il est malheureusement victime d’une prise de son qui le relègue bien loin derrière.</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Le public ( on ne sait pas s'il est avisé de cette ultime réunion) est aux anges. Le quartet peut bien lancer La Paloma, le
    public jubile parce que ce quartet-là n'en fait qu'à sa tête, réinvente tout toujours.</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Aucune pointe de nostalgie, aucune tristesse, pas la moindre effusion lors de ce dernier set qui ressemble à beaucoup
    d'autres.Juste l'ultime trace d'un groupe exceptionnel.</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Jean-Marc GELIN</strong></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong><br></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 21:42:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8c67a095d72ed9c135ae524eee56415b</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-dave-brubeck-quartet-their-last-time-out-concert-98666926-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[TORD GUSTAVSEN QUARTET : « The Well »]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-tord-gustavsen-quartet-the-well-98084853.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">Tore Brunborg (ts), Tord Gustavssen (p), Mat Elertsen (cb), Jarle Vespestad (dm)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; color: silver;">ECM 2012</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: silver;"><img src="http://img.over-blog.com/300x266/0/27/67/39/photos-2011-2012/tord-gustavsen.png" class="noAlign" alt="tord-gustavsen.png" height="266" width=
    "300"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Admettons, soit, les clartés crépusculaires qui donnent à cet album le charme de ces mélopées nordiques aussi beau et chaud que
    le soir qui tombe sur les rivages de la Baltique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Le pianiste norvégien, avec son quartet se coule en effet dans le moule de son label et de son propre univers. Prisonnier de son
    esthétique minimaliste, le pianiste s’auto-plagie, semble tourner en rond autour d’un climat mais sans réelles idée neuve. On la guette pourtant cette idée qui nous ferait un peu sortir de cette
    torpeur éthérée. Mais elle ne vient pas la bougresse. On n’en voit même pas les prémisses.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Ce climat entre névrose et mélancolie nous assomme un peu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">L’émotion parvient parfois, de très rares fois, à surgir du trio ( lorsque Tore Brunborg se rassoit) sur quelques morceaux comme
    «&nbsp; Playin&nbsp;» justement bien nommé où le pianiste dit effectivement avec peu. Mais là encore le pianiste offre une sorte de modèle de non jeu tournant autour des mêmes principes
    harmoniques et sans réelle conviction.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Au 6<sup>ème</sup> titre on se dit que la nuit va commencer à tomber, que l’on en voit à peu près le bout&nbsp;; que le pianiste
    va bien finir par quitter le studio parce que sa femme, ses enfants, son copain l’attendent pour aller voir un film au ciné et que c’est pas tout ça mais y faut que j’y aille. Et bien non chers
    amis car au 6<sup>ème</sup> titre, vous n’en êtes là qu’à la moitié de l’album qui n’en finit plus de s’étirer. C’est un peu comme lorsque l’on invite des amis à la maison et que vers la fin de
    la soirée ils se lancent dans un monologue ennuyeux dont vos n’arrivez plus à les extraire alors que quand même vous iriez bien vous coucher parce que c’est pas le tout mais demain y a
    «&nbsp;usine&nbsp;»&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">«&nbsp;The well&nbsp;», mauvais titre en l’occurrence dans ce cas où le bien se fait justement l’ennemi du mieux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Alors qu’est ce qui justifie pour le label de publier ce disque ni bon ni mauvais mais sans accroche et dont on sait qu’une fois
    écouté il rentera bien sagement dans notre discothèque pour certainement ne plus en sortir avant longtemps&nbsp;?&nbsp; Mystère et nimbes boréales&nbsp;!</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Jean-marc Gelin</strong></span>
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong><iframe src="http://www.youtube.com/embed/_3A6ziUPbdk" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe></strong></span>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 16:19:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2407a40737228d91f27ea9927e5b5d66</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-tord-gustavsen-quartet-the-well-98084853-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Maria Laura BACCARINI: "Furrow" - A COLE PORTER TRIBUTE]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-maria-laura-baccarini-furrow---a-cole-porter-tribute-98296140.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/CDs-2012/BACCARINI.jpg"><img width="100" src=
    "http://img.over-blog.com/100x100/0/27/67/39/photos-2011-2012/CDs-2012/BACCARINI.jpg" alt="BACCARINI.jpg" height="100" class="noAlign"></a><span style=
    "font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">FURROW -</span> <span style="font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A COLE PORTER TRIBUTE</span><br>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a href="http://www.abaloneproductions.com/liste-d-artistes/maria-laura-baccarini.html" target="_blank">ABALONE</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: Verdana;">Régis Huby (v), Eric Echampard (dr),&nbsp;Guillaume Séguron (cb),&nbsp;Roland Pinsard (cl),&nbsp;Olivier Benoît (g), Maria
    Laura Baccarini (voc)</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em><br></em></span><span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Cole Porter</strong></span>, ça dit encore quelque chose en 2012
    ? A part les nostalgiques de la 42ème rue et des comédies musicales américaines d’avant-guerre, les jazzmen actuels ne reprennent plus guère ce type de standards. Quant aux chanteuses, après
    avoir écouté Ella Fitzgerald dans son American Songbook (pour ne citer que l’une parmi les plus brillantes), elles ne se hasardent guère à se lancer dans pareille entreprise. Chaque standard a
    été repris tellement de fois que nous en avons tous une idée préconçue.&nbsp; Difficile de passer après « My heart belongs to Daddy » ou « I’ve got you under my skin » marqués immanquablement par
    une Marylin ou un Sinatra à la voix de velours. Maria Laura Baccarini&nbsp; qui n’a peur de rien, s’est jeté dans le projet un peu fou mais très jazz, dans le fond, de revoir les plus belles
    pages de Cole Porter, à sa façon. C’est qu’elle connaît et aime tout particulièrement cet auteur, elle a déjà chanté son répertoire dans une vie (artistique) antérieure, quand elle faisait
    carrière dans&nbsp; la comédie musicale. Quand elle est arrivée en France, elle a participé à la belle aventure de&nbsp;<strong>La nuit américaine,</strong> avec le comédien-baryton
    <strong>Lambert Wilson</strong>, à l’opéra Comique. Maria Laura <strong>Baccarini</strong> (meneuse de revue, danseuse, actrice et chanteuse dans les reprises de <strong>Cabaret</strong>,
    <strong>Chorus Line</strong>, <strong>Chicago</strong>) allait trouver un partenaire de prédilection en la personne du violoniste Régis Huby qui a signé les arrangements de cette évocation très
    réussie.<br>
    Cet hommage à Cole Porter est une aventure nouvelle, après <strong><span style="font-size: 8pt;"><a href=
    "http://www.lesdnj.com/article-regis-huby-yann-apperry-maria-laura-baccarini-all-around-65265176.html" target="_blank"><strong>ALL AROUND</strong></a></span><em>,</em></strong> une tentative
    réussie, même si surprenante au premier abord, de chanter ce répertoire autrement. Ce n’est donc pas un disque de standards, ni du Cole Porter tel qu’on a coutume de l’entendre,&nbsp; joyeux,
    léger, aérien et dansant. Laura Maria Baccarini ne renie rien de son passé artistique mais elle aspirait à sortir d’un genre parfaitement balisé, sans place pour l’expérimentation. Elle désirait
    se mesurer à&nbsp; quelque chose de plus personnel et créatif qui modifierait également l’approche que nous pouvons avoir de Cole Porter. « What is this thing called love ? » dont les premières
    minutes sont inquiétantes comme dans un film de genre, jusqu’à la rupture de rythme quand Maria Laura commence à chanter « sprech gesang » sur la question existentielle du titre, en rapport avec
    le désespoir masculin de son auteur ; la chanteuse&nbsp; rejoint obliquement le « bitter sweet » de Cole Porter. La démarche de la chanteuse&nbsp; rend hommage à une personnalité humaine et
    musicale complexe. Cole Porter qui écrivait toujours paroles et musiques, a écrit des chansons faussement simples ou naïves,&nbsp; à la rythmique très particulière. Quant aux textes, très
    modernes, ils résument toute l’inadaptation à la chose amoureuse, la douleur cachée, le désarroi et la mélancolie véritables, l’humour teinté de cynisme parfois, la lucidité que cache l’élégance
    d’un sourire, ces traits qui résument son art. La musique de Régis Huby fait émerger « la part de l’ombre », remonter le malaise profond, la fragilité de tout discours amoureux, l’impossibilité
    d’un amour abouti. Ce serait donc une erreur de n’y voir que la légèreté apportée par Broadway.&nbsp; Maria Laura est une mezzo soprano qui arrive à gommer certains effets spécifiques du lyrique,
    que l’on pourrait nommer « clichés », se mettant en danger par exemple auprès de puristes qui attendraient les effets de vibrato qu’elle a volontairement&nbsp; écarté, alors qu’elle le maîtrise
    et sait en jouer à merveille. Elle tire les chansons vers la pop, douce sans être jamais sucrée, le rock progressif, énergisée par l’équipe de choc qui l’entoure, autour de <strong>Régis
    Huby</strong> où l’on retrouve le batteur <strong>Eric Echampard</strong>, le&nbsp; contrebassiste <strong>Guillaume Séguron</strong>, le clarinettiste <strong>Roland Pinsard,</strong> le
    guitariste <strong>Olivier Benoît</strong> (actif dans de nombreux contextes, on est loin de <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><a href=
    "http://www.lesdnj.com/article-olivier-benoit-serendipity-78780203.html" target="_blank"><strong>Serendipity</strong></a></strong></span> chez Circum ). Les ruptures de rythme, de ton
    s’enchaînent rapidement&nbsp; et la chanteuse a fort affaire pour résister au raz de marée de l’orchestre. Un désir vibrant parcourt toutes les interprétations de cet album réussi qui estompe les
    frontières, rend vraiment ténue la ligne de démarcation entre les styles de musique, tous étant adeptes de la fusion des genres... Ainsi ce <strong>Furrow</strong> qui creuse son sillon
    n’est&nbsp; pas un écho&nbsp; à Broadway, mais une expérience autrement complexe, où le choix des musiques s'est fait sur de nombreux&nbsp; titres, des heures d'écoute et de partage pour «
    réinventer » ces mélodies. Régis Huby a étudié toutes les versions imaginables des titres choisis et, pour interpréter ses arrangements et s’adapter à son esthétique, s’est entouré&nbsp; de
    musiciens que l’on aime tout particulièrement, qui officient sur les scènes de musiques plus « actuelles », a priori éloignés de la comédie musicale, mais qui rendent leur « partie » avec
    conviction. Son écriture ne va pas pour autant flirter avec les clichés des chanteurs de rock, mais elle souligne subtilement la tension, toujours en équilibre acrobatique. Régis Huby aime cet
    état instable, sur le fil entre « major and&nbsp; minor » comme dans l’admirable « Everytime we say goodbye ». L’énergie qui se dégage d'une telle session est de nature à réconcilier les anciens
    et les modernes avec une section rythmique superlative, des cordes et des anches raffinées. Le résultat est assez stupéfiant : tout en conservant la mélodie -le fredon est toujours là,
    parfaitement identifiable- la couleur est changée, les métriques différentes détournent, décalent&nbsp; les harmonies.<br>
    Tout est différent en restant fidèle à la mélodie d’origine : « Anything goes »&nbsp; démarre sur les chapeaux de roue avec la batterie qui la joue « Kashmere », on suit la pulse, et si ça
    déménage, on retrouve très vite le fredon, la mélodie de la chanson que fredonne&nbsp; Michael <strong>Caine</strong> dans <strong>The Sleuth</strong> de Joseph L.
    <strong>Mankiecwicz</strong>,&nbsp; plus encore dans mon souvenir que la comédie musicale éponyme qui fit fureur à l’époque. « So in love » devrait vous bouleverser avec au début, le duo si
    subtil de la voix et de la guitare avec de la puissance et des aigus droits. Toute la partie violon est en pizz sur ce titre : ainsi, la guitare et le violon ont deux parties qui se complètent et
    marchent ensemble... à l'exception de la partie centrale, instrumentale où la guitare tient effectivement le "chant" ou le lead ... Ecoutez encore le début de « It’s de lovely » avec voix et
    violon seul. C’est cela qui importe, tout le monde peut s’approprier la musique de Cole Porter. Ainsi en va-t-il du tube « Night and Day » qui aurait pu être un piège, dont se tire fort bien
    Maria Laura, et devient une petite symphonie, en tout point inoubliable.<br>
    Les amateurs de Porter seront surpris, décontenancés parfois,&nbsp; et ce sont tous les autres qui devraient tendre l’oreille et se montrer plus curieux car il s’agit d’un rendez vous musical
    singulier, d’une proposition musicale originale, impeccablement rendue. Travail, talent engagement&nbsp; sont au rendez-vous d'un spectacle complet qui mérite toute notre attention... et notre
    admiration.<br>
    <strong>Sophie Chambon</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 10:20:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b77d66ea1959cc837f79d22e63ec0fa8</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-maria-laura-baccarini-furrow---a-cole-porter-tribute-98296140-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[HANK JONES ET CHARLIE HADEN : “ Come Sunday”]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-hank-jones-et-charlie-haden-come-sunday-97993361.html</link>        <description><![CDATA[<p class="Body1">
    <span style="color: silver; font-size: 10pt;" lang="EN-US">Universal 2012</span>
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="color: silver; font-size: 10pt;" lang="EN-US">Hank Jones (p), Charlie Haden (cb)</span>
  </p>
  <p class="Body1"></p>
  <p class="Body1">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/jones-haden.jpg" class="noAlign" alt="jones-haden.jpg" height="300" width="300">
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="color: silver;" lang="EN-US">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Forcement il y a la charge émotionnelle, omniprésente à l'écoute de Hank Jones jouer ces thèmes du "gospel book" à 90 ans.
    Émotion vive lorsque l'on sait que la conscience de la mort et de Dieu n'ont certainement jamais été aussi présents chez le légendaire pianiste disparu quelques semaines plus tard.</span>
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Pour ceux qui ont eu la chance de croiser le regard vif et malicieux&nbsp; du pianiste, cette émotion est d'autant plus intense
    et forte. (Dans ma très jeune carrière de journaliste en herbe, avoir croisé ce regard-là aura d'ailleurs été l'un des moments les plus inoubliables qu'il m'ait été donné de connaître). Alors, en
    entendant ces thèmes simples qui sont ceux que l'on entend dans toutes les églises tous les dimanches de l'autre côté de l'Atlantique, on repense à ce qu'il disait en interview en 2008 lorsqu'il
    évoquait sa maman l'emmenant à l'église du côté de Pontiac :</span>
  </p>
  <table style="border-color: #4c625d; border-width: 0px; width: 99%;" border="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td>
          <p class="Caption1">
            <em><span style="color: silver; font-size: 10pt;" lang="EN-US">DNJ&nbsp;: Quels ont été les moments les plus importants de votre vie, musicalement&nbsp;?</span></em>
          </p>
          <p class="Caption1">
            <em><span style="color: silver; font-size: 10pt;" lang="EN-US">&nbsp;</span></em>
          </p>
          <p class="Caption1">
            <em><span style="color: silver; font-size: 10pt;" lang="EN-US">Mais il y a eu tant de choses dans ma vie musicale. J’ai grandi dans une communauté près de Pontiac&nbsp; où chacun était
            très religieux. On allait chanter à l’église. On adorait chanter tous ces gospels. Et il y avait des groupes qui venaient de Detroit chanter Swing low swing Chariot et tout ces bons vieux
            trucs. C’est ça mon background et c’est peut être ce qui m’a le plus marqué, au départ.</span></em>
          </p>
          <p class="Caption1">
            <em><span style="color: silver; font-size: 10pt;" lang="EN-US">&nbsp;</span></em>
          </p>
          <p class="Caption1">
            <em><span style="color: silver; font-size: 10pt;" lang="EN-US">retouver l'interview sur <a href=
            "http://www.lesdnj.com/article-35852525.html">http://www.lesdnj.com/article-35852525.html</a></span></em> <span style=
            "font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: silver; font-style: normal;"><br></span>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Body1">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">Sauf qu'ici c'est Hank Jones qui nous prend par la main et nous emmène dans cette petite église en bois. Et ce qui
    est frappant c'est qu'au delà de tout pathos, au delà de cette émotion qui pourrait être triste, Hank Jones a une sorte de légèreté poignante comme si, à l'approche de la mort, il rendait
    simplement grâce à ce Dieu à qui il annonce ici sa venue prochaine. <em>Neerer my God to Thee</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, thème si éculé résonne ici avec cette
    vérité déchirante. Il faut redire que ce disque a une certaine légèreté. On peut dire "mélo" si l'on est grincheux mais il y a dans le jeu de Hank Jones quelque chose d'extraordinairement
    impliqué et détaché à la fois. Parfois même presque joyeux dans cette façon de caresser son piano avec une infinie tendresse. A Hank Jones la légèreté du vent de l'âme, du souffle d'un poète
    inspiré, à Charlie Haden de nous rappeler la gravité de la mort.</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Et ce dernier a sa part d'émotion dans ce duo, même si, après son duo récent avec Keith Jarrett, on pense le concernant à de
    motivations moins "essentielles".</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">On pourra, et certains le feront sûrement, tordre le nez à cette superproduction un peu "tire-larme" mais on pourra aussi
    accorder au pianiste la générosité de ce dernier témoignage. Il nous fait complice de cette ultime confidence dans ce dernier beau et très simple moment de musique. Un dernier moment dépouillé de
    tout pour celui dont la vie musicale aura été si riche. L'entendre venir ainsi dénudé à l'aube de sa vie, est en soi un moment de vérité saisissant.</span>
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US">Jean-Marc Gelin</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/79IgqdJJjk4" frameborder="0" height="315" width="560"></iframe>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Jan 2012 07:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">46fdc1b4344aaf8e9a0d460cba00b14b</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-hank-jones-et-charlie-haden-come-sunday-97993361-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ENRICO PIERANUNZI : " Permutation"]]></title>
        <link>http://www.lesdnj.com/article-enrico-pieranunzi-permutation-97686621.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US">Enrico Pieranunzi (p), Scott Colley (cb), Antonio Sanchez (dm)</span>
  </p>
  <p class="Body1">
    <span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; color: silver;" lang="EN-US">Cam Jazz 2012</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="color: silver;" lang="EN-US">&nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/0/27/67/39/photos-2011-2012/CDs-2012/pieranunzi-permutation.png" class="noAlign" alt=
    "pieranunzi-permutation.png" height="130" width="130"></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Voilà une façon choc de commencer l’année. Car si le pianiste transalpin nous a habitué à&nbsp; la production d’une abondante
    d’une discographie dont en suivait l’évolution d’une oreille pour tout dire un peu distraite, il est clair qu’à peine ouvert ce nouvel album en trio du pianiste italien avec deux sérieux clients,
    Scott Colley à la contrebasse et Antonio Sanchez à la batterie, on est convaincu qu’il s’est décidément passé quelque chose lors de cet enregistrement.</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Car là c’est, comment dire…. la force d'un trio qui jaillit, qui explose, qui achève de vous achever. C'est la force des
    émotions, c’est l’intensité de leur expression et c'est ce qui doit constituer ce que l'on nomme communément un “Power trio”.</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">Avec Scott Colley et Antonio Sanchez, Enrico Pieranunzi sort ici de ses tropismes qui l'amènent souvent vers Bill Evans, pour
    aller vers une autre musique, puissante et plus personnelle. Il vous suffit juste de mettre la galette dans votre platine et la machine de ces trois-là se met alors en route pour vous
    embarquer.&nbsp; Ils ne vous lâcheront pas durant près d’une heure vous faisant passer par à peu près tous les états d’un jazz moderne et classique à la fois. Car Pieranunzi est l'antithèse du
    pianiste blasé. C'est l'invention au bout de ses doigts qui donne la couleur des thèmes. Ces impros qui chevauchent allègrement les renversements d'accords les plus complexes et qui ont pour
    fière monture une rythmique déconcertante d’agilité et de puissance. Dans ce sens du rythme qu’ils partagent à trois, on en vient à se demander si le pianiste italien ne serait pas fait
    naturaliser Cubain&nbsp;!</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial; color: silver;">A eux trois ils parlent d'enthousiasme, véhiculent un vrai plaisir à jouer. C'est de cela qu'ils tirent l'énergie,
    de l'art de se surpasser à chaque instant et au détour de chaque phrase, de chaque thème. Toujours portés au delà de la simple intention. Une sorte d'over play. Il n'est que d'écouter
    <em>Permutation</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">, magnifique composition où le jeu prend une vraie densité palpable. Scott Colley y est magistral de force tellurique,
    puissant métronome, pilier indestructible. Quant à Antonio Sanchez que, pour ma part, je prends comme l’un des batteur majeur de sa génération, il s’y montre capable de toutes les métamorphoses
    polymorhes ( écouter sur <em>Distance of Departure</em></span><span style="font-family: Arial; color: silver;">).</span></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;">C’est un trio magnifique et flamboyant qui s’exprime là sur des compositions superbes du pinaiste qui affiche là une belle
    liberté. Sans jamais vouloir tout recréeer, sans jamais renier ses propres racines jazzistiques, Enrico Pieranunzi affiche une modernité que beaucoup de jeunes pianistes doivent lui
    envier.</span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>Jean-Marc Gelin</strong></span>
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Body1" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial; color: silver;"><strong>A retrouver en concert le vendredi 3 mars à Jazz à Roland garros !!<br></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Helvetica; color: silver;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 22:43:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8d451f488dbcb21ba158006ae22d0326</guid>
                <category>Chroniques CD</category>        <comments>http://www.lesdnj.com/article-enrico-pieranunzi-permutation-97686621-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
