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CONCERT DE YARON HERMAN « FOR PEACE BAND » Avec Michel Portal, Emile Parisien, Simon Tailleu et Ziv Ravitz
© Lionel Eskenazi
“ J’y étais”, voici la seule phrase que la foule émerveillée arrivait à prononcer en sortant du très confortable auditorium de l’Institut Pasteur, après 90 minutes d’un concert unique, intense et exceptionnel. Une foule qui vient de prendre conscience d’avoir assisté à un évènement jazzistique considérable, d’avoir vu cinq musiciens qui n’avaient jamais joués ensemble, exécuter une performance inouïe en s’amusant comme des gamins allant au bout d’eux-mêmes, provoquant en nous une joie et un plaisir intense. « J’y étais » et j’ai eu la chance de voir le quintette le plus improbable, le plus fou et en même temps, le plus cohérent de l’année. Quelle chance d’avoir pu assister à la première exécution des toutes nouvelles compositions de Yaron Herman. Rien que du neuf, rien que de l’inédit, Yaron frappe très fort d’entrée et ne va pas arrêter de nous surprendre, de nous éblouir et de nous séduire. Le concert démarre en trio avec Simon Tailleu à la contrebasse et un batteur israélien (installé à New-York) Ziv Ravitz, que l’on ne connaissait pas et qui s’avère phénoménal. La très belle mélodie d’« Aladdin Psychedelic Lamp » s’enchaîne à merveille avec l’énergique « Try on », puis le trio continue de carburer à plein régime avec la reprise de « Heart-Shaped Box » de Nirvana (tiré de l’album « In Utero »). Puis le trio devient quartette avec l’arrivée d’Emile parisien au saxophone soprano pour nous interpréter un morceau toujours inédit et très « groovy » qui avait été majestueusement introduit par un magnifique passage en piano solo (comme la plupart des titres joués ce soir). Puis Emile Parisien cède la place à Michel Portal (qui ne jouera exclusivement que de la clarinette basse) dans une remarquable composition intitulée « Saturn Returns ». Après la mélodie enivrante d’un mémorable nouveau titre jouée en trio, place au quintette qui va réunir tout le monde dans une entente parfaite. On appréciera en particulier la belle osmose entre les sonorités du soprano d’Emile parisien et celles de la clarinette basse de Portal. Quarante sept ans séparent ces deux souffleurs et on ne s’en rend absolument pas compte car nous voyons deux gamins s’amuser comme des fous et « pousser » leurs instruments respectifs aussi loin que possible pour le bonheur des spectateurs. C’est d’ailleurs en duo qu’ils vont introduire le magistral « The Mountain in G Minor », véritable morceau de bravoure qui permet à Yaron de nous livrer un chorus de piano spécialement endiablé. Le premier rappel nous fait apprécier des superbes mélodies hébraïques et enfin pour l’ultime rappel, Yaron réussit un véritable exploit car il réussit à faire jouer à Portal un morceau de Britney Spears ! Eh oui, on n’est pas près d’oublier la version de « Toxic » que le quintette nous livre en bouquet final d’un concert mémorable, qui restera certainement comme un des moments les plus forts de ce 10 ème festival de Jazz à Saint Germain-des-Prés.
Lionel Eskenazi
Bonsoir,
Merci pour votre critique que bien sûr nous mettons en ligne ( aucune censure aux DNJ, jamais ). Votre point de vue se défend pour ce qui est de l'image très Jarretienne que Yaron Herman revendique d'ailleurs très librement et je crois, assume tout à fait.
Sur l'hyper médiatisation, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous à en voir les titres de la presse spécialisée.
En revanche je m'inscris totalement en faux sur vos accusations de lobbying qi ne se fondent sur rien ( un tantinet paranoïaque tout de même).
Il n'y a aucune pression d'aucune sorte sur les journalistes des DNJ ( manquerait plus que cela) et si vous suivez régulièrement nos éditos vous pourrez constater que notre ligne est farouchement indépendante ( que ce soit vis à vis des labels, des musiciens, des autres journalistes).
Donc , exprimez vous, lâchez vous mais de grâce dans le respect de tous les journalistes BENEVOLES, qui ne font parler que leur unique passion.
Réponse au commentaire de Didier Joras : De quel lobby parlez-vous ? J'ai bien peur que vous fassiez allusion au fameux lobby juif que tous les antisémites et intolérants notoires (Le Pen, Dieudonné et bien d'autres...) dénoncent à la face du monde. Vos propos sont puants et n'ont rien à voir avec la musique car si vous vous donniez la peine d'écouter Yaron Herman, vous saurez que l'on ne peut pas le réduire à sa seule fascination pour Jarrett. Il est aussi fortement influencé par les groupes de rock dont il aime reprendre les mélodies (jamais Jarrett ne ferait ça, par contre Brad Mehldau lui, le fait aussi) et il est aussi influencé par ses racines, la musique juive et les mélodies hébraïques, mais ça visiblement, ça n'a pas l'air d'être votre tasse de thé ! D'autre part je sais très bien ce qu'est un génie et je n'ai jamais employé ce mot à propos de Yaron Herman !
Cher Lionel
vous vous emportez beaucoup trop hélas....
J'adore la musique hebraique , j'ai des amis juifs que j'adore , je fuis le racisme et l'antisémitisme , et pour info , un lobbying n'est pas nécessairement juif puisqu il existe plusieurs sortes de Lobbying...
De plus je faisais simplement une généralité sur ce que je lis dans la presse à propos de Yaron Herman , et je reste sur mes positions par rapport à cela...
Donc , vraiment rien à voir avec l'antisémitisme , on va se calmer 5 minutes.... , et on accuse pas les gens (sans les connaitre) de racisme de cette manière...donc du calme...please , respirez...soufflez...
Par contre si vous vous documentez un petit peu , vous retrouverez certainement un article paru dans un magazine de jazz datant de Février 2009 , concernant les groupes de pression et lobbying qui existent dans le mileu du jazz . cet article existe , je ne l'ai pas inventé ...
Après , je pense que , dans cette démocratie , dans laquelle on essaie de vivre tant bien que mal , on a le droit d'exprimer ce que l'on pense d 'un artiste ( en bien ou en mal ) ( pour info , j'adore Emile Parisien et Michel Portal)
Maintenant , s il existe une clause provenant d'un traité , qui stipule qu il ne faut surtout pas toucher au pianiste Yaron Herman de peur de s'attraper les foudres de la société dans le coin de la machoire , eh bien....c 'est bien dommage , car il faut savoir de temps en temps accepter la critique , tout sachant qu un artiste ne fait jamais l'unanimité
Sur ce , cher Lionel , je vous souhaite une excellente journée , sans haine , sans animosité et bien évidemment sans antisémitisme , je vous le signe sans retenue
Bien à vous
Par rapport à Keith Jarrett, qu'il a bien sûr écouté, Yaron amène également ses influences pop et rock. Il peut être à la fois explosif et lyrique, mais surtout plus concis qu'un Keth, il me semble. C'est ce qui fait sa force. Et puis, il y fait preuve, quoiqu'on en dise, d'une belle originalité et de modernité... à mon avis.
Quant à Ziv Ravitz, je confirme, c'est un batteur excellent!
Vu avec Omer Klein (à découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas) ici:
http://jazzques.skynetblogs.be/post/7381250/omer-klein-trio--hnita-jazz
A+
Jacques
Le compte rendu boillonnant confirme que le jazz est une vie à part entière et même au-delà.
Merci Lionel.