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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 13:34

 
 
Révélation de l’édition 2011 du Nice Jazz Festival, Troy Andrews plus connu sous son nom de scène Trombone Shorty (photo) a fait l’unanimité parmi les spectateurs, toutes générations confondues, le 10 juillet au Théâtre de verdure de la cité natale de Garibaldi. Et d’ailleurs le jazzman de la Nouvelle-Orléans est bien apparu lui aussi comme un combattant, brandissant haut alternativement le trombone, son instrument de prédilection, et la trompette dont il tire des sons dans l’aïgu extrême.

 

Trombone-Shorty---PhotoCredit-Kirk-Edwards-2.jpg

Photo Crédit: Kirk Edwards

Précédé sur scène par l’une des icones de la Nouvelle-Orléans, Dr John, pianiste-chanteur-compositeur, le prometteur Trombone Shorty n’a pas manqué de rendre hommage au berceau du jazz en reprenant « On The Sunny Side of The Street », un des titres-fétiche de Louis Armstrong. Mais le polyinstrumentiste et chanteur (« For True ». Universal) lui a donné des accents rock, illustrant bien l’évolution de son registre, quitte à surprendre ses fans de la première heure.

 

Trombone-shorty-ForTrueCover.JPG

 

Accompagné de jeunes interprètes, dont la moyenne d’âge atteint à peine la trentaine, Trombone Shorty, tout de noir vêtu (avec un Marcel dévoilant un tatouage à l’épaule) joue à l’énergie, s’appuyant sur deux saxophones, deux guitaristes et un batteur survitaminé.  Le courant passe avec le public et le show n’est pas sans rappeler les belles heures de « bêtes de scène » comme James Brown.
L’autre grand vainqueur de cette troisième soirée du Nice Jazz Festival (8-12 juillet.) aura été le trombone. Un cuivre qui est à tous égards sorti de la coulisse pour occuper le devant de la scène du Théâtre de verdure lors des trois concerts qui se sont succédé de 19h30 à minuit. Avant la démonstration de Trombone Shorty, les spectateurs avaient pu apprécier sa sonorité au sein des groupes de Long John et du Jimy Brown Experience, formation niçoise dédiée au funk.
Assurément, l’ancêtre des festivals de jazz estival (1948), repris en régie municipale par la ville de Nice en 2011, et revenu sur son site historique du bord de mer, avait pris ce 10 juillet autour de minuit une réelle cure de jouvence.
Jean-Louis Lemarchand

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Published by Jean-Louis Lemarchand - dans Compte-rendus de concerts
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