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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 07:12

 

Stéphan Oliva (p), Claude Tchamitchian (b), Jean-Pierre Jullian (dm).

La Buissonne/Harmonia Mundi – 2009

oliva

 

Quel bonheur de retrouver en studio le pianiste Stephan Oliva dans un projet en trio (neuf ans après « Fantasm » avec Bruno Chevillon et Paul Motian). Un trio qui lui tient particulièrement à cœur puisqu’il s’agit de la formation avec qui il enregistra son premier album (« Novembre » en 1990 pour le label Owl) avec déjà l’ingénieur du son Gérard de Haro, qui participera d’ailleurs à l’élaboration de la plupart de ses disques. Des retrouvailles autour d’une forte amitié, doublée d’une évidente connivence musicale, participent à ce projet où la musique évolue librement et très naturellement, propulsée par une interaction quasi télépathique entre les trois musiciens. « Stéréoscope », un titre d’album qui évoque la photographie en relief : un espace en 3 D où chaque musicien, à part égale, apporte une profondeur de champ poétique aux compositions belles, fines et subtiles de Stephan Oliva. Une ambiance mélancolique et délicate au son feutré pour une musique de chambre intimiste, envoûtante et magique (« Stéréoscope », « An Happy Child » ou « Cortège »). Quelquefois, le tempo est plus enlevé, comme dans le tourmenté « Labyrinthe » où l’on se perd, à bout de souffle, au rythme haletant de l’inventive batterie de Jean-Pierre Jullian ou « Cercles » avec un Claude Tchamitchian très véloce pendant l’exécution d’un frénétique chorus endiablé. Douze morceaux assez courts, comme autant de pépites oniriques, sombres ou rayonnantes, mais qui vous vont toujours droit au cœur, au plus profond de votre sensibilité.

Lionel Eskenazi
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