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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 21:29

 

BLUE NOTE 2012

Robert Glasper: piano, Fender Rhodes, keyboards; Casey Benjamin: vocoder, alto saxophone, flute (1, 2, 4-6, 8-12); Derrick Hodge: bass; Chris Dave: drums; Jahi Sundance: turntables (1, 10); Eykah Badu: vocals (2); Lalah Hathaway (3, 12); Mos Def: vocals (10); Shafiq Husayn: vocals (1); Bilal (4, 11); Stokley Williams: vocals, percussion (9, 12); Chrisette Michele: vocals (7); Musiq Soulchild: vocals, sampling (7); Meshell Ndegeocello: vocals (8); Amber Strother: vocal (6), Anita Bias: vocals (6); Ledisi: vocals (5); Lupe Fiasco: vocal (4).

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Après nous être fait l’écho du dernier album de la bassiste Esoperanza Spalding, il nous est paru intéressant de nous pencher sur une autre superproduction à l’américaine avec le dernier album de Robert Glasper.

Pourquoi les mettre tous les deux sur le même plan ? Tour d’abord parce que l’un comme l’autre, malgré les 6 ans qui les séparent illustrent bien cette nouvelle scène du jazz outre-atlantique. La bassiste a 28 ans alors que  Robert Glasper en a 36. Et c’est pourtant le pianiste qui semble s’imprégner de références plus modernes associant à son album des chanteurs de Hip hop comme Bilal ( always shine) ou des chanteuses de la trempe de Meschell Ndegeocello ou encore le rappeur Lupe Fiasco. Un foison d’invités. Pareil chez Esperaneza Spalding qui ouvre les portes en grand mais qui se montre plus classique dans ses choix affirmant son attachement à une certaine forme de jazz et allant chercher soit du côté d’un funk revival soit du côté de Wayne Shorter qui, on le sait son terrain de prédilection.

 

Dans un cas Esperanza Spalding retrousse les manches et fait à peu près tout ce que l’on peut faire pour réaliser un disque se mettant volontairement très en devant, soit par son jeu d’instrimentiste soit en tant que chanteuse. Dans l’autre Robert Glasper joue un rôle énomre dans l’album mais se fait beaucoup plus discret et néanmoins très présent à la fois, refusant pour autant de faire un nième disque classé jazzy et dans lequel où on l’entendrait prendre des chorus ( il l’explique dans jazzmag). C’est moins lui que l’on entend ( quoique), que ses invités qui se relaient à tout de rôle.

 

Dans un cas, avec la jeune chanteuse, l’album est groovy et invite à la pulse. C’est un album que l’on sait pouvoir exporter sur scène.

Dans l’autre, il s’agit plus d’un album à climat lounge, assez fascinant par son univers entre-deux, entre chien et loup et qui ne manque pas de charme et de sensualité. Mais de cette forme de smooth jazz on a un peu de mal à imaginer qu’elle puisse passer le cap du live sans provoquer à la longue une pointe de lassitude.

Car autant Esperanza Spalding nous surprend chaque fois au détour de ses compositions, autant après être rentré dans l’album de Glasper, on est saisi par son caractère très linéaire jouant sur une esthétique un peu monotone mais néanmoins totalement captivante. Des moments émergent parfois comme cette façon très R’n B avec laquelle la chanteuse Ledisi ( Gonna be allright) apporte son énergie et l’on est totalement dans ce charme vaporeux de Bilal sur letter to Hermione. Moins conaicus en revanche par ces deux tubes coltraniens , Love Supreme et Afro Blue (qui n’est d’ailleurs pas un thème de Coltrane).

 

Les deux jeunes artistes savent aussi que tout se cache dans les détails et dans l’art de la post production qui devient de plus en plus la partie, sinon la plus importante, du moins majeure dans la production d’un album au même titre que le studio. La leçon de Miles peut être.

Il faut ainsi entendre la version  très surprenante et décalée de Smells like teens spirit tiré de l’album « Nevermind » de Nirvana où, indépendamment du traitement assez spectaculaire du son au vocoder, les rajouts hors studio sont assez stupéfiants.

Jean-Marc  Gelin


 Ps : Pur hasard ( ou pas), dans les deux cas, une même invité, Lalah Hattaway, la fille de Donny, qui fait notamment sensation chez Glasper sur Cherish the Day.

 

 

Ps : Pur hasard ( ou pas), dans les deux cas, une même invité, Lalah Hattaway, la fille de Donny, qui fait notamment sensation chez Glasper sur Cherish the Day.

 

RETROUVEZ ICI LA CHRONIQUE DE ESPERANZA SPALDING : « Radio Music Society

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