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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 00:18

 

Naim Jazz – 2011

Neil Cowley (Pno, key), Rex Horan (Bass), Evan Jenkins (dms) 

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Cet album est le quatrième opus du trio du pianiste et génial compositeur anglais Neil Cowley. Faite de sonorités diverses, la Musique de ce power trio est d’un éclectisme sans équivalent, teintée à la fois d’humour noir « so british » et d’onirisme décalé. Outre ses influences premières qui furent Chostakovitch et Debussy entre autres, Neil Cowley se révèle être depuis de nombreuses années comme étant l’un des principaux acteurs de la scène britannique par le biais d’un Jazz résolument moderne, à la fois ancré dans la Pop, le Rock, et d’autres influences aussi diverses qu’actuelles. On pourrait y entrevoir une certaine filiation avec E.S.T ou bien encore The Bad Plus tant la manière est audacieuse. C’est dans un certain sens de la même façon que Neil Cowley eut imaginé son propre trio, composé aujourd’hui du contrebassiste Rex Horan et du batteur Evan Jenkins. Lorsque ces compositions défilent les unes après les autres, on ressent aussi chez ce trio un certain goût pour la Musique écrite, en témoigne la présence presque perpétuelle d’un ensemble de cordes (non cité sur la pochette du disque ?). N’étant jamais au bout de nos surprises à l’écoute du disque d’un tel créateur, il fallait aussi souligner l’utilisation progressive d’éléments samplés, par exemple dans Mini Ha Ha où le thème est construit sur les intonations du rire répétitif d’un enfant. Ce qui rappellera sans doute les expériences passés d’un certain Jason Moran. Cet album nous offre de jolies ballades interprétées comme de majestueux folk songs, de lentes méditations autour de résonnances noyées dans une immensité acoustique. Ces poétiques effluves sonores de l’outre-manche résonnent en nous comme un romantisme incommensurable. Même si cette œuvre est définitivement hors de tous sentiers battus, dommage que l’absence flagrante d’improvisation reflète en quelque sorte un certain manque de prise de risque, malgré un sens aigu du détail sonore. Quoi de plus normal que de vérifier cela en allant assister à un concert du trio de Neil Cowley ! Tristan Loriaut

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