Les Dernières Nouvelles du Jazz
Partager l'article ! MARILYN DE A à Z: Parution 23 avril 2012 TANA EDITIONS 456 pages (170x230mm) Prix : 31 euros Dans LE PETIT LIVRE ...
Les Dernières Nouvelles du Jazz
Parution 23 avril 2012
TANA EDITIONS
456 pages (170x230mm)
Prix : 31 euros
Dans LE PETIT LIVRE A OFFRIR A UN AMATEUR DE JAZZ, du même éditeur TANA, on peut lire :
Le jazz se découvre en tous lieux, à tout âge et de mille manières : par la chanson, en discernant le groove
incomparable d’Eddie Louiss dans les chansons de Nougaro ; par la danse et la comédie musicale avec le bondissant Gene Kelly dans Un Américain à Paris ou Singin in the Rain ; par
le cinéma encore avec le chant si poignant de Marilyn Monroe, à la fin de Certains l’aiment chaud, susurrant I’m through with love
Dans le Marilyn Monroe de A à Z, 200 photos et 200 entrées reconstituent les fragments d’un portrait- puzzle
passionnant de la star. Les références au jazz existent, dans les 30 films qui sont retenus à son actif, dans les chansons qu’elle interpréta ( I wanna be loved by you,
Specialization, Let’s make love, Incurably romantic, My heart belongs to Daddy...)
On apprend aussi au hasard des entrées que sa chanteuse préférée était Ella Fitzgerald (p.166), qu’elle eut une relation
très particulière avec Frank Sinatra et les autres membres du « rat pack », qu’elle n’aimait pas chanter en public ...
Avec ce dictionnaire qui se lit comme un roman, ou se feuillette au gré de ses envies, on apprend beaucoup de choses sur le
cinéma et l’Amérique : se dessine en filigrane le portrait d’une époque où le jazz régnait de façon absolue ...
NB : Consultez sans hésitation l’index, la bibliographie et la filmographie très complets.
Sophie Chambon
Quelques nuances ou précisions :
- on n'a tout de même pas attendu cet ouvrage pour connaître "la relation très particulière" entre Marilyn et le "rat pack" !
- il faut remarquer par ailleurs que la périodde de gloire de l'actrice n'est précisément plus celle d'un règne absolu du jazz (cela c'est les années 30 / 40) dont l'influence est mise à mal par l'émergence du rock et bientôt de la soul music lorsqu'elle quittera les circuits locaux confidentiels ;
- en complément à l'ouvrage chroniqué, je signale l'incontournable opus du grand Donald SPOTO, "Marilyn, la biographie" (1993, Presses de la Cité) qui a en effet éclairé de manière définitive la constitution progressive, au travers de son enfance et de son adolescence, de l'icône Marilyn, les circonstances précises de sa mort et, plus directement pour ce qui est évoqué dans l'article, certaines moeurs hollywoodiennes : le rôle de divers "gourous-psychologues-psychiatres" tels Ralph Greenson dont l'emprise sur la star fut considérable et, à travers eux, un accès quasi-illimité à toutes les substances médicamenteuses et / ou toxiques....
- une appréciation personnelle enfin : le chant de Marilyn comme clé d'entrée dans le jazz me paraît secondaire auhourd'hui. Le rôle d'un H. Mancini (sa bande-son d'Hatari ou de Breakfast at Tiffany's), de Lalo Schifrin (l'indicatif de Mannix reste un régal) et de la publicité (soyons contemporains) en ce qu'elle a mondialement révélé à qui les ignorait les voix noires de B. Holiday et de D. Washington, me semble beaucoup plus conséquent....
Cordialement,
S.CARINI.