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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 06:46

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Tout commence sur la route avec une vue du ciel et des nuages, et naturellement, la musique de Django interprétant son plus grand tube, Nuages.  Le ton est donné. Dans « Les fils du vent », documentaire sur les écrans le 10 octobre, le génial guitariste s’invite en permanence dans l’esprit des spectateurs. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Django n’est pas la vedette du film de Bruno Le Jean. La véritable star de ce film, c’est la Gitanie.

LFDV1Bruno Le Jean nous emmène dans les camps, les caravanes où vivent les héritiers de Django, ceux-là qui perpétuent la tradition du jazz manouche. Cinq ans durant, le réalisateur a promené sa caméra dans l’intimité de quatre guitaristes, interprètes talentueux et hommes de cœur, Angelo Debarre, Ninine Garcia, Moreno, Tchavolo Schmitt. Nous découvrons ainsi le quotidien de ces « Fils du vent », leur vie professionnelle de musiciens, mais surtout leur existence au cœur de leur communauté, celle des manouches : leur attachement au voyage, à la vie ensemble sur les routes, les difficultés administratives rencontrées comme ces documents de circulation (1) qui doivent être visés régulièrement à la police et tiennent lieu de carte d’identité.

C’est un bien bel hymne au nomadisme, au droit à la différence, au respect de la culture manouche que propose Bruno Le Jean. Un réalisateur qui a su gagner la confiance de ces quatre « Fils du vent » qui apportent chacun dans un registre différent-Moreno, charmeur, Ninine, un cœur d’enfant, Tchavolo, tranquille, Angelo, le plus politique- un témoignage fort et sans langue de bois sur leur métier, leur mode de vie.

Un documentaire de 96 minutes à conseiller fortement et pas seulement aux fans de jazz manouche. Un document citoyen plein de rythme et de poésie.

 

Jean-Louis Lemarchand

 

 

 

Le Conseil constitutionnel a abrogé le 5 octobre les articles 2 à 11 de la loi de 1969 imposant aux gens du voyage de plus de seize ans un «carnet de circulation» à faire viser tous les trois mois au commissariat de police ou de gendarmerie, les jugeant discriminatoires. En revanche, le «livret» de circulation, qui doit être visé tous les ans, est maintenu, le Conseil ayant jugé qu'il n'était pas «contraire au principe d'égalité et à la liberté d'aller et de venir».

 

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Published by Jean-Louis Lemarchand
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