Les Dernières Nouvelles du Jazz
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Pour l’ouverture de ce beau festival en plein cœur de l’Eté parisien les organisateurs avaient choisi une affiche plus qu’alléchante avec cet all-star composé de John Abercrombie à la guitare, de Dave Liebman aux saxs soprano et ténor, Marc Copland au piano, Doug Weiss à la contrebasse et un Billy Hart étincelant à la batterie.
Un disque (Contact One) sorti cet année chez Pirouet Record avait pourtant laissé certains auditeur un peu sur leur faim. Il est vrai que la personnalité musicale de ces cinq est bien spur largement affirmée mais pas forcément dans les mêmes approches esthétiques et ce quand bien même ces musiciens ont bien sûr tous eu l’occasion de jouer ensemble dans d’autres contextes.
Commençant ici leur tournée européenne de 15 jours en Europe ( il s’agissait de leur 2ème concert hier soir), le quintet intriguait donc (sur le papier). Et pourtant c’est bien à partir de cette différence-là que les 5 hommes arrivaient à produire une musique d’une superbe sur des musiques totalement envoûtantes. Un début de concert totalement zen s’il en est avec ce soleil déclinant sur le ciel rose de Paris. John Arbercrombie pouvait bien rendre un hommage à Miles et à Sony Rollins, c’est plutôt à Wayne Shorter ou à Coltrane que l’on pensait. Le guitariste était d’ailleurs visiblement ravi de se retrouver là. Mais si dans l’ensemble le concert aurait pu rester dans une sorte de torpeur estivale c’était sans compter sur l’incroyable force de Dave Liebmann avec qui il se passe toujours quelque chose de formidablement intense. Le batteur Billy Hart aux anges lui aussi trouvait d’ailleurs avec le saxophoniste une superbe complicité. On pensait par exemple aux duos Coltrane/Jones tant cette association fonctionnait à merveille.
Au gré du concert, on a noté une superbe composition Lost Horizon ou encore une très beau like it never was de Drew Gress.
Une fort belle manière de poursuivre ici en plein cœur de Montmartre un beau moment de partage musical.
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