Les Dernières Nouvelles du Jazz


Dimanche 29 juillet 2012 7 29 /07 /Juil /2012 11:56


Assurément Francois Hollande aime Marciac. Le candidat a la primaire socialiste était a la 34 eme édition de JiM. Le président élu est revenu le 28 juillet. Un programme bien rempli: visite du collège pour une master class du parrain historique (il a sa statue ici) Wynton Marsalis, écoute d'un jeune groupe de marciacais, le Nô Name sextet et en soirée (jusqu'à 23 h) concerts sous le chapiteau (alors en compagnie de Valérie Trierweiler) avec Esperanza Spalding et Joshua Redman. Sur le livre d'or du festival présidé par son fondateur, Jean-Louis Guilhaumon, maire de ce village de 1300 âmes, le président a écrit: "je souhaite revenir régulièrement ne serait-ce que pour le plaisir".

 

Holland-et-marsalis.jpg

Wynton Marsalis et François Holland - Photo Laurent Blevennec

Jean-Louis Lemarchand

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Commentaires

Lettre ouverte aux DNJ :
A l'été 2012, les DNJ ont estimé opportun de faire du "buzz" autour de la venue d'Aurélie FILIPETTI et de François HOLLANDE au festival de Marciac. A ceux dont moi, mais pas seulement, qui s'interrogeaient sur ce soudain positionnement, vous aviez fait répondre sur votre blog, par l'intermédiaire d'un producteur chevronné d'une radio publique, qu'il s'agissait "d'être dans le temps de l'action politique" (sic). Nous savons un peu mieux désormais ce qu'est ce temps-là, ce qui conduit à poser, ou à reformuler, les interrogations suivantes : 
- les DNJ sont-elles, ou ont-elles accepté d'être, au moins pour un temps, l'antichambre d'une radio publique, France Musiques en l'occurrence, en ce qui concerne la promotion des déplacements de la nouvelle équipe gouvernementale dans le domaine du jazz, étant ici rappelé qu'elles n'ont jamais agi de la sorte pour une équipe précédente ?
- les DNJ étaient-elles informées, à l'été, de possibles orientations positives concernant le jazz quand elles ont annoncé la venue de la ministre et du Président ? Que peuvent-elles nous en dire aujourd'hui ? 
- sauf erreur, les DNJ ne semblent avoir donné aucun écho à ce jour aux propositions du groupe de travail COQ / DUTHIL alors même que les réponses faites aux commentaires sur leur site permettaient d'augurer du contraire.....Peut-on espérer lire bientôt une synthèse à jour de ces réflexions et surtout, le cas échéant, des propositions retenues par le gouvernement ? 
- depuis plusieurs mois, A. Filipetti assume d'être une compétente "cost killer" dans le domaine culturel (cf . son ITV au Monde du 10.09.2012 "La culture est le disque dur de la politique" ainsi que le très documenté et nuancé article de fond de ce même journal : "La culture, ministère amer" dans son édition du 17.11.2012). Donnons au moins un chiffre : -4,3 % pour les crédits d'intervention, encore ne s'agit-il que d'un affichage, du jamais vu....Parent hyper-pauvre de la culture, le jazz a, dans ce contexte, beaucoup à craindre : les DNJ n'ont pas réagi, pourquoi ?
- précisément, dans le domaine strictement musical, un récent n° d'IRMACTU (qu'on ne peut classer parmi la presse "libérale") rend fidèlement compte de la remise en cause du projet de "Centre National de la Musique" par la ministre (que ni la scène ni, surtout, les coulisses de Marciac ne semblent avoir inspiré....) et des réactions de multiples acteurs (labels indépendants, musiques actuelles, etc.) dénonçant un revirement complet par rapport aux engagements de campagne dans un communiqué intitulé "Et si la gauche laissait le marché (dé-)réguler le secteur musical ?". Fait significatif, parmi les signataires de ce communiqué, on trouve la Fédération des Scènes Jazz (FSJ) - ah, du jazz, enfin ! - , la Fédération des Ecoles d'influence Jazz et des Musiques Actuelles (FNEJMA), etc., bref le jazz insiste....Sans prendre nécessairement parti sur le fond, comment expliquer que les DNJ, le cas échéant éclairées par leur(s) correspondant(s) institutionnel(s), ne fassent pas état de ces inquiétudes et préoccupations, au moins en un nombre de lignes équivalent à celui consacré aux déplacements estivaux de l'équipe gouvernementale ?
- plus généralement, que peuvent nous dire du futur traitement gouvernemental du jazz ceux qui ambitionnent, à juste titre et souvent avec talent et clarté, d'en répercuter les "dernières nouvelles" ?
Merci par avance de vos éclaircissements précis, en votre nom propre
Bien cordialement, S.Carini.
Commentaire n°1 posté par carini le 23/12/2012 à 01h54
Bonjour Alex,
Je vois que tu es délégué à la réponse sur ce sujet délicat....Je reste très cool, bien entendu, mais on mélange un peu tout, là, ce qui finit, je crois, par me donner plutôt raison ! En effet : 
1) Je ne vois pas ce que vient faire D. FILLON dans ce débat, c'est un musicien, non un homme politique ; 
2) dans les deux articles successifs, aucun des éléments que tu cites ne figure ou n'est annoncé même en filigrane (du style, "la ministre / le président en profiteront peut-être pour recueillir les éléments du groupe de travail et convenir de RV de travail à la rentrée"), ce qui altère bien entendu leur portée et leur nature : dans le premier cas, ils sont et restent des papiers "people" (pub inutile sur la distraction d'été de deux personnalités politiques) qui n'ont rien à voir avec ce que tu nommes " le tempo de l'action politique réelle plus que l'éphémère de la politique spectacle" ; dans le second ce sont des annonces plus institutionnelles et plus intéressantes ; la nuance ne saurait t'échapper, hélas c'est le 1er cas qui a été privilégié....;
3) sans procès d'intention et sans savoir si l'équipe précédente était aussi assidue à Marciac (quelle importance d'ailleurs ?!), je ne me souviens pas d'une couverture aussi soignée et insistante sur les présences officielles dans les festivals jazz.....CQFD : le jazz va (re)devenir "really" de gauche, vive J. Denis ! 
4) Je ne vois pas non plus que les revues / blogs spécialisés (DNJ compris) aient consacré des développements substantiels aux travaux du groupe de travail que tu évoques (ce que personnellement je déplore) : sujet beaucoup plus aride que les sauts de puces estivaux de nos dirigeants ? On ne peut l'exclure.....Mais surtout, ne met-on pas la charrue avant les boeufs ? Qu'ont fait les pouvoirs publics (Etat, Ville de Paris, etc.) depuis des décennies pour le jazz, sa reconnaissance spécifique (loin des musiques "actuelles", "vivantes" ou "de niche", pseudo-concepts vides de sens), la préservation de ses lieux vivants (les clubs meurent les uns après les autres sans aucun soutien, c'est parfois le contraire !), son économie, la création d'un grand site dédié au jazz, la (re-)création d'un grand festival, digne de ce nom, à Paris ? CQFD donc, personne ne se fait d'illusions et il aurait mieux valu attendre d'avoir des preuves tangibles d'un engagement concret plutôt que de faire du scoop autour de ces déplacements. A moins qu'une étrange mansuétude soit devenue de mise.....? CQFD ? 
5) Enfin, à toutes fins utiles, je ne me sens pas en dehors de "toutes celles et ceux qui ne ménagent pas leur temps, bénévolement, collectivement, pour faire avancer les choses"et - tu me pardonneras la (auto-) référence ironique - c'est bien l'engagement citoyen auquel je me référais dans la fin de ma réplique à notre "complice" (malgré lui) J. Denis....pour l'avoir pratiqué moi-même (entre autres formes) depuis longtemps à mon niveau.
Bien à toi, 
S.CARINI.
Commentaire n°2 posté par carini le 08/08/2012 à 16h30

Cool Stéphane ! Rassure-toi, Dominique Fillon est aussi programmé à Marciac… Aurélie Filipetti était accompagnée de sa nouvelle conseillère musique, François Hollande de sa directrice de cabinet qui connait très bien le jazz. Des contacts se sont noués grâce à cette visite "présidentielle", un compte rendu de l'avancement des travaux du groupe de travail sur le jazz a pu être formulé pour poursuivre par un RV avec le collectif fin septembre. Donc pas d'annonce officielle, mais la poursuite d'un processus de mobilisation, d'écoute et de mise en forme de propositions.

C'est le tempo de l'action politique réelle plus que l'éphémère de la politique spectacle. Qui s'en plaindrait ? Sûrement pas toutes celles et ceux qui ne ménagent pas leur temps, bénévolement, collectivement, pour faire avancer les choses.

Et en ce qui concerne la visite elle-même, elle ne peut générer que du positif dans la perception que d'autres élus ou des décideurs de l'audiovisuel par exemple, peuvent avoir du jazz. Jacques Denis va finir par avoir raison ;-)

Commentaire n°3 posté par Alex D le 06/08/2012 à 16h24

Je poursuis dans le fil de mon commentaire sur la venue d'A. FILIPETTI  à Marciac. Quel est l'intérêt de la venue de F. HOLLANDE, du strict point de vue du jazz ? Doit-il annoncer un plan exceptionnel pour le jazz ? Envisage-t-il de sermonner la 1ère collectivité de France pour sa carence en cde domaine voire ses actions troubles conduisant à l'éviction de clubs de jazz en vue d'aménagements qui ne sont toujours pas réalisés aujourd'hui ?

Les annnonces à répétition de déplacements de personnalités politiques sur Marciac se doivent-elles comprendre comme un positionnnement politique des DNJ ? Comme la souscription à tout le moins de  ce que, comme disait le très critiqué J. Denis, dans une tribune mémorable dans Jazzman, "le jazz serait encore de gauche" (laquelle ?!!!) ?

Répponse et assurances (si possible) seraient les bienvenues.....

Cordialement,

 

S.Carini. 

Commentaire n°4 posté par carini le 30/07/2012 à 16h53

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