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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 07:58
medeski.jpg JJJJ(J) MEDESKI, SCOFIELD, MARTIN & WOOD : « Out Louder »

Emarcy 2007

John Medeski (kybd), John Scofield (g), Billy Martin (dms, perc), Chris Wood (cb)




En voilà un qui ne va pas inspirer la mélancolie. Si vous n’avez rien contre la déjante grave (mais ils fument quoi ces gars là ?) et la musique kitsh où les vétérans s’amusent comme des potaches, ruez vous vers cet album totalement inclassable. Le groupe de Medeski, Martin and Wood n’est pourtant pas tombé du nid même s’il n’est pas très connu chez nous. Pourtant cette bande d’allumés tout droit sortis du Conservatoire de Boston tourne depuis plus de 15 ans. Installés depuis à New York ce trio ne cesse de secouer les clubs de la grosse pomme. Car avec MMW il y a une sorte de vent frais qui asse sur le paysage du jazz. Pas intello pour un rond, juste l’envie de s’amuser à faire tourner des riffs blues , pop et rock et à improviser dessus comme des fous avec une énergie débordante et une sacrée envie de se faire du bien. Alors forcément lorsqu’ils ont proposé à John Scofield de se joindre à eux, celui-ci mutin en diable n’a pas trop hésité à rejoindre la cour de récré. Et il fat dire qu’avec ces quatre musiciens c’est toujours border line, remarquablement joué, c’est crade à souhait, Medeski sature son orgue à la pop des années 70 et vous sors au moins 3000 sons différents alors que Scofield tombé là comme un gamin s’en donne à cœur joie avec des tonnes d’effets, jouant des distorsions et des abus de pédales wha wha comme un mort de faim. De toute évidence ces quatre là s’amusent, jouent à faire tourner des phrase mélodiques à deux balles avec lesquelles si on les arrêtaient pas ils joueraient encore à l’heure où je vous parle. S’amuseraient avec les sons, les pâtes sonores et les osmoses. C’est parfois criard, on est parfois dans un pop années 80 (Cachaca) qu’on jurerait tiré d’un Bowie éculé et plus loin cela se vautre dans un rock-pop où comme dans What Now ils se roulent dans la fange des salisseurs de son au groove qui dépote mon gars que t’en est tout grimaçant de plaisir, yeah ! Et même quand ils reprennent un Julia plus kitsh que ça tu meures ou un Amazing Grâce qui semble sorti d’un vieux rade country du Texas (mais sérieusement rafraîchi), ça ta laisse jamais de bois….  L’album se double d’une version live et c’est tant mieux par ce qu’avec un pied comme ça, dans un trip toujours émoustillant on n’a juste pas envie que ça s’arrête. Je ne sais pas si c’est du jazz mais ça y ressemble vu que les gars improvisent à tour de bras,  je sais pas si c’est de la pop ou du rock qui rappelle Hendricks. Le seul truc que je sais mon gars c’est qu’en tous cas avec celui là tu peux y aller,  c’est de la bonne !

Jean-Marc Gelin

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