Lundi 31 août 2009
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By
Ludwig vanTrikt
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Bassist/composer Lindsey Horner recently said, "I think one thing that has really changed in the past quarter
century is that the music has become so broad, so truly international and genre-encompassing that the days when jazz was one very definable, finite thing are well and truly gone." These remarks
also serve to introduce this interview with the Australian trumpeter Scott Tinkler. The recent emergence of a small cadre of Australian jazz artists has yet to gather the notice of, say, Indian
pianist Vijay Iyer or alto saxophonist Rudresh
Mahanthappa.
Nevertheless, it's likely that a lot more will be heard from Scott Tinkler, alongside multi-instrumentalist/composer Jacam Manricks, vocalist Chris McNulty and pianist/composer/bandleader Barney McAll. Tinkler
brings, perhaps, the broadest outr� sensibility of them all. His solo trumpet recording, Backwards (Extreme, 2007), poses some of the most extreme sonic sounds this side of the
post-Coltrane continuum (to borrow from Braxton-speak). Yet
Tinkler certainly has all the talent to convey the standard jazz curriculum, as can be heard in his quartet with pianist Paul Grabowski.
Tales of Time and Space (Sanctuary, 2009), featuring Branford Marsalis and Joe Lovano, is an essential barn-burner with the joint quintet led by Grabowski and Tinkler. This is a compelling artist from down
under, with a sound and conception all his own.
This interview took place prior to Tinkler's traveling to the United States for the 2008 edition of the Festival of New Trumpet Music (FONT), in New York
City.
link
All About Jazz: You mentioned that you will be coming to the United States for the [2008] annual FONT festival, curated by Dave Douglas. What do you see as your contribution to the ongoing language of improvisation on the trumpet?
Scott Tinkler: Yes, I'll be coming out to New York for FONT in September, and that is one hell of a question.
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Lundi 31 août 2009
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Act 2009
Vijay IYER (p), Stephan Crump (b), Marcus Gilmore (dr)
Une des significations du mot anglais « Historicity », titre du dernier cd du trio du pianiste Vijay
Iyer, est la qualité d’un élément à faire partie de l'histoire ou de participer à son déroulement, en opposition aux mythes et autres légendes. Les différentes traditions musicales
et les faits historiques, qui les ont faites évoluer, ont amené le jazz à ce qu’il est devenu aujourd’hui: une musique improvisée dont les structures prennent leur source dans la tradition du
jazz d'abord et dans d'autres formes musicales, modernes ou traditionnelles. Vijay Iyer nous montre qu'il en est un des témoins et qu'il s’inscrit dans le langage musical historique avec
Historicity.
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Jérôme Gransac
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Dimanche 30 août 2009
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In Deep
Edition Records (2009)
By
John Kelman
It's been four years since saxophonist Mark Lockheart's best-of-year Moving Air (Basho, 2005). Contrasting Moving Air's organic multi-tracking, In Deep goes for purer in-the-moment territory, with a traditional
trumpet/sax/piano/bass/drums quintet that's anything but conventional.
Lockheart's ability to evoke a multiplicity of images with his music has been a marker with groups including his 11-piece Scratch Band and the Big Idea sextet that he formed to perform the
more complex layering of Moving Air. On In Deep he proves that he is still a compelling composer, but the emphasis here is on playing, and he couldn't have chosen better
partners, especially pianist Liam Noble. Whether in duet with drummer Dave Smith on the miniature, form-driven but free-blowing opener, "Stairway," or with the entire quintet on the expansive
10-minute workout of "Surfacing," there's an energy to the group and writing that may avoid harsh extremes, but remains exciting and filled with unpredictability.
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Dimanche 30 août 2009
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Live at Ronnie Scott’s – November 2007
1 DVD Eagle Vision – 2009
Il s’agit de la première publication d’un DVD de Jeff Beck, lors d’un concert récent (2007) dans le club Ronnie Scott’s, salle mythique du jazz londonien, au cœur du quartier branché de Soho. Ce
DVD ravira tous les fans du guitar-hero par sa prestation scénique exceptionnelle (pour 63 ans, en très grande forme, il affiche toujours un look de jeune homme). Mais aussi par un répertoire qui
parcourt toute sa période instrumentale de « Blow By Blow » en 1975, à « You Had It Coming » en 2001, en passant par « Guitar Shop » (1989), avec en guise d’introduction, un hommage à son
copain Jimmy Page (présent parmi les spectateurs du Ronnie Scott’s !) pour une version mémorable de Beck’s Bolero, extrait de son premier album Truth en 1968. On admirera aussi la cohésion de son
quartette, très réactif et soudé, dominé par l’impressionnante polyrythmie, la diabolique précision et l’incroyable énergie du batteur Vinnie Colaiuta. Jason Rebello, pianiste chez Sting, a
rapidement appris l’usage des claviers électroniques, jouant avec efficacité et discrétion et sachant rebondir à tout moment aux propositions de Beck lors de thèmes particulièrement rapides et
difficiles, exécutés à l’unisson. Et enfin la découverte d’une jeune bassiste australienne de 21 ans (et qui en paraît beaucoup moins !) : Tal Wilkenfeld qui impressionne par son
aisance et sa dextérité et qui nous offre un très beau et mélodique chorus sur le Cause We’ve Ended As Lovers que Stevie Wonder avait écrit pour Syreeta Wright. Le timide Jeff Beck n’est pas
habitué à jouer dans des clubs et va au fil des cinq soirées du Ronnie Scott’s, transcender son jeu par la proximité du public (acquis à sa cause), et proposer des relectures intenses de joyaux du
jazz-rock comme le Eternity’s Breath de Mahavishnu Orchestra ou le Stratus de Billy Cobham. Il convie en outre quelques invités vocalistes, histoire d’éviter l’enchaînement de plusieurs morceaux
instrumentaux de trop fortes ou d’égales intensités, avec en particulier la présence de deux belles et talentueuses chanteuses. Tout d’abord la convaincante Joss Stone dans une remarquable version
de People Get Ready des Impressions de Curtis Mayfield, que Beck avait repris avec son vieux complice Rod Stewart en 1985. Puis l’étonnante Imogen Heap, qui nous convainc beaucoup plus par sa
trépidante version de Rollin’ and Tumblin’ que par son Blanket plutôt insipide et ennuyeux. Enfin le dernier invité sera particulièrement marquant, puisqu’il s’agit d’Eric Clapton (plus à l’aise en
guitariste qu’en chanteur), pour deux reprises de blues où les Statocasters de chacun vont croiser le fer en toute harmonie et en toute amitié. On en vient à regretter que Jimmy Page reste assis
dans le public, alors que l’occasion de voir réunis ensemble les trois guitaristes successifs des mythiques Yardbirds semblait être possible ! Enfin n’oublions pas de signaler la qualité de la
prise de son et des prises de vues. Une réalisation très efficace et dynamique, toujours au service de cette musique mouvante, énergique et sensible. Les professionnels et les amateurs
éclairés de la guitare électrique apprécieront les gros plans fréquents et judicieux des mains de Jeff Beck, qui permettent de voir au plus près son jeu intense, original et éblouissant.
Lionel Eskenazi
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Jeudi 27 août 2009
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07:47
C’est à l’occasion du festival « Jazz à Montauban » que nous avons pu rencontrer le pianiste Yaron Herman qui jouait ce soir là en première partie de Keziah Jones. Sur la lancée du succès
de ses deux derniers albums « Time for Everything » puis « Muse » ( récemment nominé pour les Victoires du jazz ) tous deux parus sur le superbe label français Laborie Jazz, Yaron Herman
poursuit tel un marathonien une tournée qui le porte aux quatre coins du monde.
Un bref concert d’une heure ce soir là, 9 juillet 23h sous le beau soleil étoilé de la belle ville du Sud Ouest de la France. Rencontre avec un pianiste exceptionnel……
Tu es Israelien, tu vis en France et tu joues avec des musiciens américains. De fait ta musique semble s’affranchir de toute frontière. Tu revendiques cette universalité ?
YH : Oui dans la même mesure oùe l’on ne peut pas classer quoique ce soit dans quoique ce soit. Par exemple on parle de jazz américain tout en y mettant des musiciens très différents et qui
pourtant viennent de partout en Europe. Ce n’est pas la géographie qui fait la musique. Je connais par exemple des musiciens qui habitent en Finlande et qui jouent du jazz traditionnel.
Si l’on parle de « jazz Israélien » et te mettant toi et Avishai Cohen sur le même plan, est ce que cela fait sens pour toi ?
YH : Je ne dirais pas que cela n’a pas de sens dans la mesure où je suis Israélien et que je fais du jazz. C’est donc très pratique de prendre ce raccourci. Après, c’est aussi très facile de sortir
des clichés qui sont toujours très mal adaptés à la complexité de l’être humain et du musicien.
Ce soir tu as joué une intro sur « Blame It on my Youth », grand standard du real book en allant puiser justement dans la musique traditionnelle, n’est ce pas cela ton syncrétisme ?
YH : Oui c’est un peu cela. C’est un mélange de cultures qui font partie de moi et que, sur scène je trafique inconsciemment. Cela sort de manière totalement naturelle. Ce n’est pas un collage
émotionnel ou un collage d’influences. Cela ressort naturellement parce que cela a été digéré et que cela fait partie de ma vie. Cela fait partie d’un tout.
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Propos recueillis par Jean-Marc Gelin
Publié également sur le site
All about jazz
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