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Chroniques CD


Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 16:40

With radio.string.quartet.vienna

Bernie Mallinger (vl), Johannes Dickbauer (vl), Cynthia Liao (vl), Asja Valcic (cello)

ACT 2010

rigmor

Rigmor Gustafsson  est certainement une chanteuse de grand talent. Et accordons- lui d’emblée le mérite de se remettre toujours en question et de chercher des voies nouvelles. Ici c’est un quatuor à cordes qui lui donne la réplique sur des compositions signées Mingus, Paul Simon, Burt Bacharach, Stevie Wonder ou encore Rigmor elle-même sur une de ses compos. Il ne s’agit pas, pour faire du neuf,  d’aller chercher une nouvelle idée dans la très vieille recette des ensembles à cordes mais plutôt de s’appuyer sur un quatuor magnifique, celui de la Radio Viennoise, et surtout sur des arrangements de Bernie Mallinger et Johannes Dickbauer, deux de ses membres qui font preuve ici d’une superbe créativité musicale. Plutôt originaux dans ces arrangements entre classique, jazz et folk song, évitant le côté larmoyant que les violons donnent parfois aux chanteuses lorsqu’ils les accompagnent, ces cordes là glissent, accrochent parfois, frappent et s’entendent plus comme un quartet que comme un quatuor. A l’intensité musicale que ces musiciens donnent à leur propos, on regrettera néanmoins que dans l’emballement de ce projet, la chanteuse soit parfois imprécise, parfois tout juste juste, semblant préoccupée par l’alternance de la mise en valeur d’elle-même et parfois de ses propres musiciens. L’osmose n’opère ainsi pas toujours. Pourtant quelques beaux moments d’émotion suivent une pop intelligemment revisitée ou un jazz exigeant comme ce Dry Cleaner from Des moines exigeant, difficile et Mongusien en diable. Et puis ces moments forts qui effleurent parfois comme ce sublime I just don’t know what to do with myself modèle dans le « less is more » ou encore cette très belle version de Dear Old Stochkolm  (Ack Varmland Du Sköna dans le texte) qui vient clôturer avec émotion cet opus. Avec un naturel déconcertant, Rigmor Gustafsson chante comme si cela allait de soi, dans la continuité d’une Joni Mitchell. Cet album est en soi une bien belle réussite. Jean-Marc Gelin

 

 

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