Le film de Sam Peckinpah, Guet-Apens (1972) sera diffusé au Mk2 Bibliothèque dans le cadre de l'hommage qui sera rendu festival à Quincy Jones qui en a composé la musique.
Rendez-vous Samedi 14 avril à 20h
Retrouvez toutes informations ici
Le film de Sam Peckinpah, Guet-Apens (1972) sera diffusé au Mk2 Bibliothèque dans le cadre de l'hommage qui sera rendu festival à Quincy Jones qui en a composé la musique.
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Francesco Bearzatti (ts, ss), Giovanni Falzone (tp), Danilo Gallo (cb), Zeno De Rossi (dms)
Cam Jazz 2013
C'est surement une affaire de sales gosses hyper doués, trop respectueux de l'oeuvre de Monk pour accepter de le voir fossilisé dans une posture immuable. Ces bandilleros qui vont jusqu’à reprendre la couverture de Monk (de l'album "Underground") se livrent sans le moindre scrupule (manquerait plus que ça !) à un vrai détournement en plein vol de tout un répertoire monkien avec ses tubes et ses morceaux moins connus sur l’aire d’autres tubes planétaires, pop et rock cette fois! Avec les memes allures révolutionnaires qu'un Thelonious dansant autour de son piano bastringue. Oui, Monk est aussi Rock et Blue et Monk peut être génialement massacrè à grand coup de riffs de guitare.Ca ne frise pas le mauvais gout, ça s'y vautre avec la gaieté des cochons dans la mare. Si Monk est armè sur la pochette d' "Undergound", Bearzatti manie lui, la dynamite avec un bel entrain. Monk is rck'n'roll et s'invite même au baloche du samedi soir.
Où l'on retrouve un Giovani falzone en génial trublion, pétulant, incisif. Oui Monsieur qui gardez le temple trois fois saint, le jazz peut bien rigoler un peu avec les morts qui, c'est sûr ne demandent pas mieux, pour peu que la musique et le talent soient au rendez vous. Et les exploits du saxophoniste et du trompettiste sur un Bye-ya forcent l'admiration de ceux qui disent "ça joue grave !".
Un Criss cross réarrangé avec un motif de basse á la Velvet Undergound le bien nommé ou un I mean you sur l'air de Billie Jean de Michael Jackson, un 'round midnight façon Walkin on the moon de Police. Pourquoi pas ? Ou encore, pourquoi ? Le problème c'est que si le procédé marche une fois, voire deux, à la longue il ressemble un peu à un manque d'inspiration et ne convainc pas toujours. On préfère en revanche ces 4 variations intéressantes sur Misterioso.
L'occasion est belle, outre l’énergie hallucinante déployée par ces 4 garçons dans le vent, d'apprécier aussi les talents inoüis de Bearzatti à la clarinette ou encore au tenor sur Green Chimneys ( avec un arrangement (d)étonnant)
Mais, c'est la limite de l'exercice, si on marche dans ce coup de provoc, si l'on est emballés par l'audace, si on admire les numeros d'équilibristes au faux nez aussi géniaux que talentueux, on est en revanche un peu médusés par la portée musicale de l'ensemble qui quand même ne franchit pas vraiment la deuxieme écoute et va vite se ranger dans la categorie des curiosités que l'on ressortira dés que l'occasion s'en présentera.
Et faire pour faire du rock'roll avec Monk il faut véritablement des talents d'arrangeurs exceptionnels. Au risque d'en faire un objet totalement hybride.
Jean-Marc Gelin
Sunnyside records 2013
Ben Wendel (ts), Dan Tepfer (p, fder)
Dans la tradition des duos sax/piano, il y a quelques références. Le sommet pour moi ayant èté atteint par Lee Lonitz et Martial Solal.
Ces deux là sont plus jeunes ( même si Dan Tepfer à aussi officié aux côtés de l'altiste) et tous deux élevés au biberon de ce jazz new-yorkais où le maître mot de leur jeu est d'improviser dans l'élégance et le raffinement. Très classiques dans leur jeu. Même quand Tepfer joue en même temps du fender d'une main et du piano de l'autre. Cette forme de classisme du piano s'entend chez Dan Tefper dans sa façon de trouver certains accords dans le grave ou d'approcher la fugue et le contrepoint. Art du contrepoint qui trouve son apogée dans cette Variation 1 en Ré mineur où ce jeu académique ne l'empêche pas d'afficher sa grande liberté. Assurément la marque des grands pianistes. Mais aussi cette approche classique du clavier sur Gratitude, un des très beaux moments de l'album où cette gravité du clavier se combine avec le jeu très aérien de Ben Wendel tout en sensibilité douce. Car lui aussi fait partie de ces immenses talents émergents . De ceux qui peuvent s'affranchir de toute technique démonstrative pour laisser place á la sensibilité du jeu. Si le propos se rapproche plus d'une sorte de séance improvisée autour de quelques bons vieux standards, il y a des moments magnifiques qui apparaissent dans cette causerie très intime. Ecouter ainsi le son très lesterien de Wendel sur ask me now. II y a chez lui quelque chose du storyteller comme dans ce Jean et Renata très beau, très émouvant avec une inspiration jouant autour de motifs simples. Idem pour ce chef d'oeuvre de Jimmy Van Heusen, Darn that dream sur lequel Ben Wendel étend un drap de velours avec la tendresse de ceux pour qui il n'est pas la peine d'en rajouter. Un moment juste sublime.
Jean-Marc Gelin
Assai records
Stéphane Chausse (sax, cl, fl), Bertrand Lajudie (p, fder, synths), Larcus Miller (n), Mino Cinelu (perc), Sylvain Gontard (tp), Stéphane Guchard (dms), Marc Bertaux (b), Fred Soul (perc), Ousman Danedjo (vc), Nicolas Montazaud (perc), Bernard Paganotti (b), Franck Tortiller (mba, vbes), Jasser Haj Youssef (viole), Himiko Pganotti (vc), Patrice Héral ( vc), André Cecarelli (dms), Dominique du Piazza (b), Steve Tavaglione (ss), Jude Miller ( effects), Rafael Mejias (perc), Joêl Chausse (tp), Philippe Goerges (tb), etc.....
Cet album réalisé par Stéphane Chausse et Bertrrand Lajudie pourrait aisément donner le tournis si l’on en juge par ce véritable all stars qu’il réunit a gré d’une géométrie variable évoluant selon les morceaux.
Un premier morceau un peu en l'honneur de l'invité spécial, Marcus Miller qui sort sur November, très funk, son numéro habituel. On est d'emblée saisi par la qualité de la production, des arrangements et du traitement du son qui sont la marque d'un gros travail méticuleux. Cela sonne un peu retro 80's . Mais on marche à cette électricité là. L'album marqué par son continuum très électrique et jazz fusion mais aussi par la richesse de son instrumentation et des couleurs. On pense parfois au Tutu de Miles (d'ou peut être la présence de Marcus Miller). On note aussi la présence parmi toutes ces figues remarquables qui participent à l'album d'un Sylvain Gontard, incontournable figure actuelle sur la trompette, qui explose aussi littéralement avec une maestria exceptionnelle.
Un super groove parfois comme sur Don't turn around très réussi dans le mix des solistes et des accompagnements où Stephane Chausse marie un son très classique de clarinette (sur lequel il excelle) au tramage funky. Stephane chausse, sur divers soufflants est bluffant dans son intelligence du jeu. Idem sur un Zeeplin au groove rond et moelleux à la Weather Report. Là encore, arrangements impériaux et une masse orchestrale impressionnante.
Manque peut être à cette musique là un petit supplément d'âme qui, au delà de l'énorme performance puisse nous parler un peu au ventre et nous toucher en plein coeur. Car a en faire trop (comme cette coda totalement décalée sur Busy) on pourrait aussi bien rester un peu trop spectateurs.
Mais le groove ! Comme sur ce Mister T où l'ensemble du groupe semble s'être métamorphosé en une seule rythmique. Stephane Chausse, sur divers soufflants est bluffant dans son intelligence du jeu.
Il y a de l'envergure, il y a du souffle dans cet album et dans sa production artistique ( cf Across a tree)
Avec cet album il entre dans la cour des grands et surtout nous fait piaffer d'impatience à le(s) voir (tous) sur scene.
Jean-Marc Gelin
C’est Rue des Lombards, poumon du jazz français, que le 30 avril se déroulera cette année pour sa deuxième édition, La Journée Internationale du Jazz. Pas moins de 48 évènements-mini-concerts, tables rondes, master classes-sont prévus, de 14 h à 2 h du matin, sur les scènes des clubs bien connus : Le Baiser Salé – Le Duc des Lombards - Sunside - Sunset.
De nombreux musiciens ont déjà annoncé leur participation à cet évènement organisé à Paris par l’Association Paris Jazz Club et qui sera retransmis en direct et dans son intégralité par TSF JAZZ : Gregory Porter, Taylor Eigsti, China Moses, Riccardo Del Fra, Avishai Cohen, Rémi Panossian Trio…
Lancée en 2012 par l’UNESCO et le Thelonious Monk Institute of Jazz,
La Journée Internationale du Jazz, qui entend promouvoir le jazz comme élément de dialogue universel et facteur de paix entre les peuples, est organisée cette année dans plus de 100 villes sur les cinq continents. La date du 30 avril a été retenue pour cette fête mondiale de tous les jazz.
Inscriptions à la manifestation sur www.jazzdayparis.com
Programme détaillé prochainement sur www.parisjazzclub.net
www.jazzday.com - www.unesco.org/new/en/ - www.monkinstitute.org
j-l.l.
Retrouvez ici les dessins d'Hélène Poisson,
croqueuse de l'actualité du jazz
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