Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 20:46

 

 

 

Propos receuillis par Tristan Loriaut pour les DNJ

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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 07:25

expo helene

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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 19:08

Enja 2011

Rez Abassi (g), Rudresh Mahantappa (as), Vijay Iyer (p), Johannes Qeindenmuller (cb), Dan Weiss (dm)

 rez-abbasi-invocation-cd-cover-art.jpg Il n’y a pas si longtemps nous nous intéressions déjà au sort de ce jeune guitariste pakistanais de New York, à l’occasion d’un précédent album ( REZ ABASSI : " Natural selection " )  


Un an plus tard Rez Abassi nous revient avec une nouvelle formation, un power quintet métissé qui réunit un pianiste (Vijay Iyer) et un saxophoniste (Rudresh Manhatappa) indiens un contrebassiste allemand (Johannes Weindemuller) et un batteur américain (Dan Weiss) comme l’illustration éclatante de ce que le jazz New-Yorkais peut fusionner de cultures dans un melting pot des plus foisonnant.

Avec un quintet de ce calibre là, on se dit que Rez Abassi tient quelque chose d’assez fort et puissant dans son expression. 5 talents exceptionnels et convergents dont on entend perceptiblement qu’au-delà de leur énergie fusionnée il affirme très nettement le dessin contrasté de 5 personnalités affirmées et musicalement fortes.La musique peut alors s’y faire torrentielle portée par le flux carnatique du saxophoniste ou par la puissance une nouvelle fois exceptionnelles de Vijay Iyer, maître dans l’art de faire exploser les codes de l’improvisation, donnant à la musique du guitariste une nervure et une expressivité rare. Ajouter à cela le travail immense d’un Johannes Weindemuller , lourd, prégnant, à la limite du rock, ancrant la musique dans une sorte de force tellurique.

Malheureusement si tout les ingrédients semblent réunis, la musique quand à elle n’est pas toujours à la hauteur de nos espérances et les compositions peinent parfois à emporter l’adhésion. Ca joue grave mais ça joue parfois à vide. Ces compositions , pour certaines longues, très longues, peinent à embarquer et il faut que les solistes sortent leurs tripes et réalisent chacun un vrai tour de force pour animer et insuffler la flamme sacrée.

Chacun semle se passer le relais un peu à la manière des cadavres exquis, tous tournés vers le sens du groove.

 

Avec ce groupe-là c’est sur le guitariste tient quelque chose de précieux, qui pourrait bien marquer de son empreinte les prochaines années du jazz New-Yorkais …. Et d’ailleurs.

Jean-marc Gelin

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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 22:07

« Classics, Originals, Standards& Pop Songs »

Label Durance/ Distribution Orkhestra

www.atelier-de-musiques-improvisées.com

www.label-durance.com

www.orkhestra.fr

larry.jpg

Voilà un album réjouissant qui montre  les limites des chapelles en musique comme dans d’autres sphères d’activités. Ce n’est pas tant le discours que la forme, la façon de jouer qui  importe en jazz. Et  c’est le son qui donne son identité au musicien ! Instructif, ce programme décliné en deux Cds que le titre décrit parfaitement, dévoile un répertoire des « favorite songs » du trio composé de Larry Schneider aux saxophones ténor et soprano, Alain Soler à la guitare électrique, Lionel d’Hauenens à la basse électrique fretless. Ils jouent à se faire plaisir et pour notre plus grand plaisir, dès ce « Waltzing Mathilda » qui inaugure la longue liste de toutes ces mélodies aimées, perles de nostalgie…Le premier album fait plutôt la part belle aux compositions intimistes des guitariste et bassiste, avec la restitution de leur univers irrigué de blues et d’une mélancolie sourde ; comme dans le prenant « Au fond » que l’on préfère dans sa version lente, avec ce thème au saxophone  qui revient toujours nous étreindre, fonctionnant comme un point d’ancrage. On a une petite préférence pour le deuxième Cd, illustrant les standards de l’American Song Book comme l’inoxydable « They All Laughed » des frères Gershwin qui  évoque le couple Astaire Rogers et le final masqué de Swing Time. Un standard est fait pour être joué, rejoué et déjoué, le fredon reste et ensuite, on suit ou pas les modulations : rien à dire sur « Ain’t misbehaving » très fidèle à la version « princeps ». « Skylark » est plus original dans la version du trio, exercice de style réussi, où Larry Schneider se montre dans la plénitude de son talent merveilleux accompagné délicatement par la guitare fine d’Alain Soler. Des mélodies accrocheuses, un parfum, une couleur que l’on aime retrouver. Le concerto pour clarinette de Mozart auquel s’est essayé plusieurs fois notre Michel PORTAL a de curieux accents d’hymne religieux avec les nuances folk de la basse électrique fretless de Lionel d’Hauenens. Quant à « O Caroline » de Robert Wyatt, voilà une façon bien agréable de terminer ce nouvel opus des éditions du label Durance dans le beau département des Alpes de Haute Provence.

Sophie Chambon 

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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 12:11

VidalJacques_FablesOfMingus.jpgCristal Records/ Harmonia mundi


 Voilà un titre bien trouvé, en écho à l’une des plus célèbres compositions du contrebassiste, visant l’horrible politicien, le raciste gouverneur de l’Arkansas. On sait que le contrebassiste  Jacques Vidal  a un rapport passionné à l’homme et au musicien génial que fut Charles Mingus. Comment réussir le portrait éclaté d’un grand du jazz ?  En donnant une évocation lyrique et  convaincue de cet « ogre fâché », contrebassiste et pianiste, compositeur  furieusement ellingtonien dans  « Duke Ellington’s Sound of Love », mais aussi un Jelly Roll Morton du jazz moderne dans le portrait réussi intitulé simplement «Jelly Roll». Le tendre mélodiste, catalyseur d’énergie, toujours sur le fil du rasoir mais inquiet pour de bonnes raisons, était véritablement enragé contre toutes les injustices raciales et sociales, rebelle à vif pour une véritable cause. Dans une prose sensible, écrite et lue parIsabelle Carpentier, qui sait aussi scater avec sensualité,  se dessine en contrepoint  le portrait de celui qui se considérait  comme moins qu’un chien « Beneath the Underdog » (c’est le titre de son autobiographie, parue en 1971), de celui «bigger than life» qui se démultipliait en trois « moi » au moins ! Jacques Vidal, contrebassiste et arrangeur doué, est l’homme orchestre de ce nouveau projet. Il réussit en quelque sorte à prolonger l’esprit du fameux Jazz Workshop, en une plus petite formation certes mais qui fait vivre et revivre la musique mingusienne. Un hommage volcanique  que lui rendent, avec  cette acuité de passionnés également  spécialistes, l’altiste Pierrick Pedron,  le tromboniste (et tubiste) Daniel Zimmerman et le percussionniste Xavier Desandre Navarre. Une formation qui sait mélanger tradition et respect de cette musique généreuse, émotionnelle et physique avec une réelle  liberté : pour preuve, un éblouissant «Boogie Stop Shuffle» où chacun choruse avec incandescence, un swingant « Nostalgia in Times Square ». On songe qu’ils doivent être drôlement heureux de pouvoir jouer cette musique aujourd’hui encore. En tous les cas, nous sommes  sûrs d’entendre  un sacré moment de musique, une petite illusion de bonheur  dans ce Winter of (our) discontent. Avec raison,  Jacques Vidal reprend des titres phares du maître (Moanin’, Pithecanthropus Erectus) qu’il déjoue à sa manière, arrange sans déranger. Toujours dans l’esprit, il ajoute deux compositions de son cru qui introduisent et soulignent l’intérêt du projet.

Enfin, nous avons été sensible au livret soigné, évoquant le Grand Concert de Nicolas de Staël, à moins que ce ne soit simplement la magnifique teinte d’ « Orange was the colour of her dress ».Fabuleux !

Sophie Chambon

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