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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 22:16

lockwood.JPG

 

Il n’a pas son pareil pour surprendre son public, Didier Lockwood. Il n’est guère de domaines où l’héritier de Stéphane Grappelli ne se soit aventuré, dans la musique principalement, mais aussi dans les autres terrains artistiques, le spectacle théâtral (le Jazz et la Java…) et même, à ses heures perdues, la peinture. Pour ses 40 ans de carrière –il était dans le métier dès l’adolescence- le violoniste aimerait bien cette année s’engager sur des territoires encore inconnus.

Parrain du festival Avoriaz Jazz Up (6-12 avril), Didier Lockwood aura donné un aperçu de cet éclectisme qui le caractérise avec virtuosité et générosité. S’il n’a pas négligé les plaisirs de la glisse sur un domaine skiable de 650 kms, c’est bien sur scène que le virevoltant jazzman s’est éclaté. Pour le concert inaugural, Lockwood nous a replongés dans l’univers du jazz-fusion des années 70 avec une formation taillée sur mesures (Jean-Marie Ecay, guitare, Linley Marthe, guitare basse et Paco Séry, batterie). D’entrée de jeu, la reprise d’un titre donné avec le groupe Uzeb a électrisé le public de la Salle des Festivals, avant une version fort peu académique du standard de Duke Ellington In a Sentimental Mood et uncocktail jazz-classique sur une composition personnelle Bach-Bop marqué par un échangemano a mano entre Didier le ch’ti et Paco l’ivoirien. Exit alors les trois comparses et voici venu le temps du solo sur Globe Trotter, évocation du violon à travers le monde et …occasion d’une descente dans la salle, moment de partage toujours apprécié des spectateurs. Eclectique, électrique, intime (dans une comptine enfantine de son écriture), Lockwood, le showman, fait le spectacle.

Requinqué par l’air des cimes (altitude 1800 à la station), le nordiste de la Côte d’Opale peut poursuivre sa semaine-marathon alpestre: rencontre avec des élèves des conservatoires de la région sur le thème de l’improvisation, « bœuf » avec un jeune groupe dans un des six restaurants proposant des dîners-concerts, et  joute musicale sur scène avec le déjanté enchanteur cornettiste Méderic Collignon (le 11 avril) et, en clôture, le trio du guitariste Stochelo Rosenberg. Un programme bien fourni qui laisse quand même du temps à Didier Lockwood pour écrire des musiques de films et fourbir ses arguments auprès des pouvoirs publics en faveur de l’enseignement musical, l’une de ses passions.

Jean-Louis Lemarchand

Avoriaz Jazz Up jusqu’au 12 avril. www.avoriaz.com

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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 07:41

 

Vincent Peirani (acc), Michael Wollny (p), Michel Benita (cb)

 pochette-Peirani.jpg

En le voyant chérir tendrement son piano à bretelle, on voit bien qu’il y a chez lui des airs de grand escogriffe au cœur tendre. Qu'on l'entende ici avec Daniel Humair ou là avec Youn Sun nah, on se rend bien compte qu'entre l'accordéon et lui il y a une sorte d'histoire d'amour fusionnel.

Pas besoin pour lui d'en faire des tonnes, il fait juste. Justement juste. Il fait ce que la tendresse exige. Point de brusqueries, point d'éclat de voix, Vincent Peirani est plutôt du genre à chuchoter, à caresser les notes pour en exhaler tout le parfum, toute la chaleur. Et dans cet album où il s'entoure de deux grands musiciens que sont  le pianiste Michael Wollny ( dans un registre un peu inattendu tant il semble souvent effacé mais dont chaque intervention est en réalité une pépite lumineuse) et Michel Benita (dont la présence est au contraire un pilier indispensable),

Peirani montre que l'étendue de l'éventail de son accordéon embrasse bien des styles différents sans se départir d'une même intention. Peirani joue la valse jazz non comme un exercice obligé mais comme une révérence. Mais Peirani c'et un peu comme Miles et ce qui frappe aussi chez lui c'est parfois  l'économie de moyens qu'il déploie pour trouver des espaces profonds et larges dans lesquels on aime se perdre.  il y a quelque chose de cinématographique comme cet hyponotic qui défile en plan séquence. On pense à quelques-uns comme Marc Perronne parce que comme lui ce qui compte c'est l'espace qu'il donne aux rêves, à la déambulation onirique et poétique. Embrasser largement disions nous. Comme sur ce Goodnight Irene aux accents de folk tiré d'un traditionnel américain qui nous emprte dans de grands espaces mythiques. ou encore comme ce thème du jazz, Throw it away jadis subjugué par Abbey Lincoln dans le dernier album de sa discographie. Embrasser largement le jazz et reprendre un thème de Monk comme I mean you où il démontre que les harmoniques de son accordéon se marient facilement aux atonalités monkiennes et à sa conception de la musique libérée de contraintes formelles.

La rencotre avec Michel Portal ( 3 Temps pour Michel P) est un des grands moment muscial de l'album, ancré dans uen profondeur quasi crepusculaire. Tout comme celle avec Emile Parisien, compagnon de route chez Daniel Humair et qui intervient ici au soprano sur 2 titres.

Et puis il y a la rencontre de Peirani et de Benita qui a quelque chose d'essentiel. Ce dernier a des airs de Charlie Haden dans le son et dans l'attaque qui contribuent à ancrer l'émotion et à la rendre palpable comme ce superbe Shenadonah où la ligne claire de l'accordéoniste magnifie une mélodie simple. Ces deux-là avaient plus que des choses à se dire, un univers à partager.

Jean-Marc Gelin 

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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 07:36

 

JUST LOOKIN PRODUCTION 2013

David Linx (vc), Diederick Wissels (p), Donald Kontomanou (dms), Christophe Wallemme (cb) + Manu Codjia (g), Jacques Schwarz-Bart (ts), Ibrahim Maalouf (tp)

 windsofchangecover-web-mini.jpg

Entre David Linx et Diederick Wissels, c'est une vieille histoire. Une histoire de plus de 20 ans ! Plus exactement 25 ans de scène et 20 ans d'enregistrements.  Avec, à leur actif quelques plages qui marquent assurément l'histoire du jazz vocal avec des enregistrements déjà devenus mythiques comme « Up Close » en 1996 définitivement inscrit dans la catégorie des plus grands albums de jazz vocal. Autant dire que ce qui réunit ces deux musiciens est de l'ordre de l'intime et de l'indéfectible. Et si ces deux-là semblaient s'être ( discographiquement au moins) un peu perdu de vue au gré de leurs enregistrements respectifs, ces retrouvailles sont ici marquées par la grande tendresse qui semble les réunir. David Linx que l'on connaît souvent plus volubile y affiche un tout autre regard pour son compagnon. Un regard plus poétique où la musique importe autant que le texte de ce qu'ils se ( ou nous) racontent. Ayant composé ensemble l'intégralité du matériau, ils font ici œuvre littéraire autant que musicale, une œuvre de ce que l'on nomme communément des story tellers.  Quelle chose qui relève de bien plus que du simple plaisir de faire de la musique ensemble. Car c’est plus un ouvrage d'artisan d'art comme ceux qui fabriqueraient un livre contes aux  enluminures superbes. Et ils ont cette poésie de la langue anglaise qu'ils partagent avec quelques uns, rares, comme Norma Winston, cette poésie qui nous embarque dans des récits à la langue et à la musiques belles. Il y a même parfois une certaine mélancolie, comme sur ce « wind of change ». Quelque chose d'apaisé dans ces retrouvailles. Linx chante comme rarement. Comme une sorte de retour aux sources. Avec une liberté vocale extraordinaire où il semble avoir oublié toute démonstration pour porter le texte avec un supplément d'âme très émouvant. Loin de lui le souci du groove sacro-saint. Son groove à lui est porté par l’intelligence du texte. Ses crescendos sont des ponctuations, ses respirations des espaces textuels.

Quelques invités de prestige font leur apparition au gré de l'album: Ibrahim Maalouf, Jacques Scwharz-Bart ou encore Manu Codjia. Interventions aussi subtiles que délicates.

Quand à Diederick Wissels, il serait temps que l’on prenne le temps de le (re)découvrir sous nos contrées hexagonales. Et pour ceux qui en douterait il leur faut prêter l’oreille à la présence du pianiste et à son intervention sur  « On a slow train », profonde, juste et empreinte elle même d'une poésie rare. Car Diederick Wissels a ce talent non seulement de mettre en valeur son partenaire mais aussi d’exprimer beaucoup de choses en très peu d’espaces. Le sens de l’essentiel.

C’est rare et juste beau.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 07:28

 

Grolektif Productions 2013

 bigre.jpg

Bigre c’est d’abord l’énergie d’un big band élevé à cette sauce Lyonnaise qui en vu naître d’autres et des fameux, à l’image de cette infernale marmite qui naquit il y a quelques années dans le sillage de l’Arfi.

Et ce Big Band qui ne manque pas d’envie et de peps à l’image de ses glorieux prédécesseurs ne dérogent pas à la règle de ces grandes formations, véritables bouillons de culture portant à ébullition de grands talents émergents qui, il faut bien le dire avec une pointe d’esprit chauvin autant que cocardier, portent bien la marque de notre hexagonal savoir-faire.

Il y a un peu d'esprit festif dans ce big band comme sur ce thème un tantinet balkanisé (funky romania). Beaucoup d'intentions différentes se succèdent et animent un collectif au vrai sens du terme : celui où la masse orchestrale sert les solistes excellents au demeurant (écouter à cet égard le superbe Libramont). Beaucoup de couleurs qu’il s’agisse aussi de rythmes latinos, de valse ou encore de funk. J’ai bien des références qui me viennent en tête et il ne serait pas leur faire injure de leur dire que j’ai parfois pensé à Carla Bley. Mais, dans le même temps rien ne nous sort de nos habitudes des big band actuels. Là où des Ping machine interpellent, là où un Sacre du Tympan peut aussi irriter, là où un Alban Darche nous fait redécouvrir le genre, ici tout semble quand même assez convenu. L'orchestration et l'instrumentation restent classiques. et cela donne un côté un peu académique parfois. On n’est pas vraiment provoqués.

Pour autant pas de quoi passer à côté bien au contraire. Il y a du vrai savoir-faire. ET l’énergie qu’il faut pour faire vivre une grande formation est si dense qu’il faut surtout encourager ces orchestres. En restant un peu lucides toutefois.

Jean-Marc Gelin

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Samedi 30 mars 2013 6 30 /03 /Mars /2013 17:27

 

Et bien le pari est remporté par la famille Chapin (veuve, belle-soeur, parent de Thomas)!!

Voyez-vous même:

Capture-d-ecran-2013-03-30-a-17.35.08.png

Pour l'histoire: à 48h de l'échéance, à peine plus de la moitié des 50 000 USD étaient cumulés en dons.

Puis, le new-yorkais Michael Dorf - fondateur de la Knitting Factory -  a fait un don exceptionnel de 10 000 USD. Ce don a relancé la levée de fonds. Le pari est gagné.

JG

________________________________________________________________________________________________________

Vous souvenez vous de Thomas CHAPIN?

Moi, oui. Nous oui. Son trio magique avec Mario Pavone et Michael Sarin!

 

Saxophoniste alto new-yorkais, musicien de l'Underground, homme libre, parti trop vite. Leucémie.

 

 

 

Voilà 15 ans qu'il nous a quitté. Sa belle-soeur et sa veuve, Stephanie et Teresa Castillo, se lancent dans un projet de film sur son oeuvre et sa vie. A l'américaine, elles organisent une levée de fonds pour financer ce projet mené par Stephanie castillo qui a réalisé près de dix documentaires. Il lui faut 50.000 dollars américains.

Avant le 30 mars, ce montant doit être atteint.... sinon plouf ... à l'eau.

Faites comme moi, participez au financement de ce projet en cliquant là: Kickstarter

 

Jerome GRANSAC

 

THOMAS CHAPIN FILM PROJECT AT KICKSTARTER.COM--LAST FEW DAY TO GO! PLEASE DONATE NOW.



A remarkable, never-been-told story of Thomas Chapin, a jazz master who was gone too soon. A 1975 Andover graduate, Chapin's music lives on! We want to start filming this summer!

 In his short life he rose to the top ranks of contemporary jazz. In his 20's he was Lionel Hampton's music director, and during his 30's he was the top star and leading recording artist of New York's famed Knitting Factory in the 80s and 90s. He was gaining altitude, playing on the big world stages of jazz, reaching a global audience when he suddenly got sick while touring in Africa. He was diagnosed with leukemia and battled for one year. He died at age 40 in 1998. He was cited as a virtuoso, an iconoclast, a raucous player with an original sound. They called him an ambassador, a bridge between the uptown, jazz traditionalists and the downtown, avant gardists. There was a schism. He was one of a few who flowed freely, proficiently between both worlds. A documentary film is in the works.  Here is film page and the 18-minute trailer at the Kickstarter link: 
http://www.kickstart er.com/projects/2906 58030/night-bird-son g-the-thomas-chapin- story

ONLY A FEW MORE DAYS TO GO AT KICKSTARTER! WE'RE NOT THERE YET. WE NEED THE HELP NOW TO MAKE OUR GOAL OF RAISING $50,000 TO START FILMING. Please visit the film page and view the trailer. Consider becoming a backer and Kickstarter supporter. Give whatever amount you can, small or large! GIVE NOW. Only a Few Days to Go! The deadline to give is noon, Saturday, March 30. 

 


Join THE 100 x $100 Group Give.  We're urgently asking for 100 people to give $100. You? Be a 100. GIVE $100. GIVE NOW. 

100 x $100

100 people give $100 = $10,000

CLICK here to go to Kickstarter to give your gift.


 
NIGHT BIRD SONG: The Thomas Chapin Story
Lovers of JAZZ, fans of Thomas will love the Thomas Chapin story. So will you! He's in the jazz history books and the world needs to know him and his incredible music. Through the film they will. Back the film. We want to shoot this important jazz doc.
Thanks!
Stephanie J. Castillo
Emmy-winning filmmaker, director and producer.
This is her tenth documentary film.

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