Les Dernières Nouvelles du Jazz

Chroniques CD


Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 04:59
OCalmel_shadocks.jpg

Yes or No Prod - 2009

 

Olivier Calmel (p, cl),  Frédéric Eymard (violon alto), Christophe Panzani (ss, ts),  Bruno Schorp (cb, elb), Frédéric Delestré (dr).

 

Dans la même esthétique que deux précédents cds de Calmel (Empreintes et Mafate), le jeune pianiste doué Olivier Calmel présente son dernier né "Sha-docks". Musicien productif, compositeur de musiques de films et acteur du jazz actuel, il puise intensément dans ses inspirations multiples et livre une musique sophistiquée et millimétrée. « Sha-docks » mêle groove puissant, musique orientale, musique classique et fusion jazz dans un pot commun organique qui souffre assez peu de sa sophistication. La musique de « Sha-Docks » est ambitieuse par sa complexité, dans les figures rythmiques et les arrangements ; propose de très bonnes compositions aux ambiances variées et donne la part belle au violon de Frédéric Eymard (« Mystery Tatoo Shadock ») et aux saxophones de Christophe Panzani. Pourtant cette musique urgente et urbaine, si elle ne manque pas d’imagination, semble à l’oreille ne pas avoir atteint sa véritable maturation et nous toucher au plus profond.

 

Jérôme Gransac

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires

Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 07:49

Un film et sa B.O

 

Un film de Jean Achache avec Thierry Hancisse et Elise Caron. Musique de Michel Benita.

 

Unsoirauclub

1 CD Le Chant du Monde/ Harmonia Mundi

Un film français où règne l’esprit du jazz, ça ne court pas les rues et ça mérite d’être vu, d’autant plus quand c’est Michel Benita qui y signe (d’une bien belle façon) la musique. C’est l’histoire d’un talentueux pianiste de jazz, qui après pas mal de galères et de problèmes d’alcool, se range, construit une famille et change de métier. Quelques années plus tard, il se retrouve par hasard dans un club de jazz à Brest et il repique à la musique, à l’alcool et au charme d’une chanteuse, superbement interprétée par Elise Caron. Le film est très fidèle au roman de Christian Gailly et il arrive à nous émouvoir et à retranscrire avec beaucoup de sensibilité l’atmosphère des clubs de jazz, où les musiciens jusqu’au bout de la nuit, donnent leurs corps et leurs âmes à cet art exigeant. Les romans de Christian Gailly brillent par leur style littéraire et si Alain Resnais avec « Les Herbes Folles » arrive à trouver un équivalent cinématographique à cette écriture particulière lorsqu’il adapte « L’incident », Jean Achache (dont c’est le premier film) a parfois du mal à trouver des idées de cinéma qui collent à l’univers de Gailly et adopte une mise en scène un peu plate et sans grande profondeur. C’est assez regrettable mais ça n’enlève rien au charme du film, porté par la grâce et le talent d’Elise Caron. Elle y est magnifique et comme les grandes stars, sa photogénie irradie l’écran. Elle joue remarquablement bien ce rôle un peu irréel de belle femme au grand cœur et y chante plusieurs chansons (toutes écrites par Michel Benita), dont le déjà fameux « Waiting » ou le séduisant « Oh Love ». On espère que Michel Benita écrira d’autres musiques de films, tant celle-ci est réussie, à l’image du thème groovy de « Louise » ou plus sentimental de « Where I Belong ».

Lionel Eskenazi

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires

Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 21:44

ECM 2009

TordGustavsen

Et si c'était là l'album de trop. L'album de commande-type. L'album-par-an-qu'il-faut-absolument-faire-si-tu-veux-avoir-des- engagements-Coco.

Passons sur le graphisme de l'album et sur la photo de Tord Gustavsen façon Jack Bauer ou NCIS. pas très intéressant si ce n'est qu'elle ne démontre que le souci absolu du formatage. Restons plutôt sur un album bien décevant dans lequel on peine à trouver la moindre idée. Tout se passe comme si le pianiste compositeur, qui  s'exprime plus au titre du second que du premier, n'avait pas grand-chose à dire. En tous cas rien de notable. Alors, pour compenser cette grande absence d'inspiration il fait appel à  Kristin Asbjornsen, une chanteuse détonante par rapport aux voix nordiques, une sorte de Tom Waits mais en fille. Une voix déchirée qui s'entendrait bien à chanter le blues si Tord Gustavsen avait bien voulu lui en servir une louche. Mais, à force de mise en retrait le pianiste en devient difficilement audible et donne le sentiment de s'ennuyer un peu lui même.

Toujours dans les méandres vaporeux qui marque l'esthétique du label, l'album n'en finit pas de se perdre et de nous lasser. Pas un seul moment où l'attention se trouve happée sauf peut être dans un début d'album bien trompeur que la suite malheureusement ne parvient guère à égaler. Ca traîne et ça s'effiloche de minute en minute. Car tout est markété, bien trop markété et laisse finalement bien trop peu de place à la musique. A force de ne pas vouloir prendre de risque Tord Gustavsen prend au contraire le risque de voir ses plus grands fans se déliter.

Jean-Marc Gelin
Ecrire un commentaire
Voir les 2 commentaires

recevoir les dnj

Coup d'oeil

c'est qui nous ?

Syndication

  • Flux RSS des articles

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés